Profab Welding mise sur l'esprit d'équipe pour croître

Publié le 19/11/2011 à 00:00, mis à jour le 17/01/2012 à 14:23

Profab Welding mise sur l'esprit d'équipe pour croître

Publié le 19/11/2011 à 00:00, mis à jour le 17/01/2012 à 14:23

«On cherche à recruter localement d'abord. Quand cela n'est pas possible, nous prospectons dans l'ouest canadien, puis dans l'est, et enfin aux États-Unis», indique Jason Parks, qui vient d'intégrer six Québécois dans sa PME, Profab Welding, de Calgary.

L’heure des décisions : Embauche (4/4) -


Jadis, le rêve de Jason Parks fut de mener une carrière de hockeyeur dans la Ligue nationale. Aujourd'hui, l'entrepreneur de Calgary a troqué la glace pour l'arène pétrolière. Il dirige Profab Welding, l'une des meilleures sociétés de l'Alberta, selon lui.


L'entreprise, partie d'un simple atelier fondé en 2003 alors que Jason Parks venait de souffler ses 22 bougies, s'impose comme l'un des gros acteurs de l'industrie. Elle fabrique du matériel de chantier de forage, construit des bâtiments à structures d'acier de grande dimension et fournit des services sur le terrain des pétrolières. Au fil des ans, elle est partie à la conquête de nouvelles ligues en diversifiant ses activités, explorant l'instrumentation et l'équipement sous pression, afin de pallier le ralentissement de ses autres secteurs.


Pour cela, le coach Parks compte sur les talents de son équipe et n'hésite pas à instaurer sa propre méthode en matière de gestion des ressources humaines.


«Près de 150 personnes travaillent pour nous, précise le directeur général, qui a démarré Profab Welding seul. Dans la mesure où l'entreprise grossit et étend ses activités, nos besoins de personnel pour continuer à la bâtir sont toujours plus grands. Nous venons tout juste d'ouvrir de nouvelles usines, et nous devons pourvoir une vingtaine de postes à court terme.»


Des postes de tous calibres, du mécanicien spécialisé à l'agent commercial.


Pour les pourvoir, mieux vaut lorgner toute l'Amérique du Nord. «On cherche à recruter localement d'abord. Quand cela n'est pas possible, nous prospectons dans l'Ouest canadien, puis dans l'Est, et enfin aux États-Unis», indique Jason Parks, qui vient d'intégrer six Québécois dans son alignement. Cependant, l'embauche internationale n'est pas encore à l'agenda : «Cela reste un peu risqué», juge l'entrepreneur.


Passer la puck aux employés


L'Alberta et le Québec ont au moins ceci en commun : la concurrence pour la main-d'œuvre y fait rage. Cela ne peut que nourrir la fierté de Profab Welding qui, malgré cette situation, indique avoir l'un des plus faibles taux de roulement du secteur. Pour Alain Gosselin, professeur de gestion des ressources humaines à HEC Montréal, séduire et fidéliser vont de pair. «Deux volets semblent exister : celui de l'attraction et celui de la rétention. Mais il s'agit des deux faces d'une même pièce, ça fonctionne ensemble.»


«Nous avons cet avantage sur les autres : beaucoup d'employés aiment travailler chez nous», se félicite Jason Parks. D'après lui, l'esprit d'équipe constitue la clé de la réussite. À cette fin, aucun moyen n'est écarté : réunions informelles, commandites pour collectes de fonds, barbecues et, ô surprise, tournois de hockey hivernaux.


Au-delà de ces activités fédératrices, le plan de match consiste aussi à passer la puck aux employés. «Nous organisons des rencontres, avant et après le travail, pour donner l'occasion à chacun d'exprimer son opinion, d'indiquer ce qui ne marche pas et si de meilleures façons de faire peuvent être instaurées, à son avis. Nous mettons en valeur ces idées.»


«Ce que l'on voit, c'est la présence du propriétaire, son leadership : un individu proche, qui prend le temps, qui «investit» dans son monde, poursuit M. Gosselin. Tout est centré sur le propriétaire plutôt que sur les pratiques. Nous avons ici l'illustration de ce que serait un employeur attrayant, avec un bon branding.»


Profab Welding se démarque aussi sur le plan de la gestion des ressources humaines. «Il sait se différencier, en misant beaucoup sur le climat de travail et en pratiquant une gestion plus humaine des ressources humaines... C'est une question de concurrence : si tu fais la même chose que les autres, il ne faut pas s'attendre à obtenir un résultat magique et différent.» Visiblement, la formule pour juguler le raccrochage de patins fonctionne à merveille.


20 millions de dollars


Chiffre d'affaires annuel


150


Nombre d'employés


5 %


Taux de roulement de personnel

À suivre dans cette section


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Gestion du changement

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Marché du cannabis

Mercredi 10 octobre


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Expérience client

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Communication interne

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Gestion de la formation

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Contrats publics

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Financement PME

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