«Les employeurs ne soupçonnent pas les répercussions de la loi 41 »

Publié le 17/11/2012 à 00:00, mis à jour le 15/11/2012 à 13:54

«Les employeurs ne soupçonnent pas les répercussions de la loi 41 »

Publié le 17/11/2012 à 00:00, mis à jour le 15/11/2012 à 13:54

Par Les Affaires

Jean Thiffault, président de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires

- Jean Thiffault, président de l’Association québécoise des pharmaciens propriétaires


Que pensez-vous de la loi 41 qui permet aux pharmaciens d’effectuer de nouveaux actes ?


Jean Thiffault : L’élargissement du rôle du pharmacien est positif avant tout pour les patients. C’est d’ailleurs une tendance nationale et internationale. Au Québec, nous n’en sommes pas à défricher mais juste à faire du rattrapage sur ce plan. Les pharmaciens québécois sont ceux qui ont la meilleure formation au Canada et, pour le moment, ceux qui ont le champ de pratique le plus restreint au pays. On va démontrer la pertinence de l’existence de ces nouveaux actes pour le système de santé du Québec.


Quelles sont les répercussions que vous attendez de ces nouvelles mesures à venir sur le plan financier?


J.T. : Il va falloir que ces nouveaux services soient rémunérés, ce qui est déjà le cas ailleurs, en Alberta par exemple. Ces services existent déjà, et ils sont déjà effectués par des professionnels de santé rémunérés pour cela. Pour tout professionnel, à tout nouvel acte correspond une nouvelle rémunération. Ce doit être le cas aussi pour les pharmaciens.


Comment appréhendez-vous les discussions pour le paiement de ces nouveaux actes ?


J.T : Ce ne sera sûrement pas facile à cause de la conjoncture économique, mais la Loi 41 a été votée à l’unanimité et elle apporte beaucoup aux patients et au système de santé. Ces nouveaux services devraient être considérés comme des services universels de santé publique et donc être pris en charge entièrement et pour tous les Québécois par l’État. C’est une question d’équité dans l’accès aux soins. Si ce n’est pas le cas, devrons montrer le bénéfice de ces nouveaux actes aux employeurs pour qu’ils les intègrent aux programmes de remboursement de leur compagnie d’assurance collective.


- André Vincent, vice-président, Assurance collective (Québec), Croix Bleue Medavie


Que pensez-vous de la Loi 41 qui permet aux pharmaciens d’effectuer de nouveaux actes ?


André Vincent : Nous ne sommes pas parties prenantes des discussions entourant cette loi. Mais nous considérons que c’est une excellente initiative gouvernementale puisqu’elle servira l’intérêt de nos clients : les employeurs et leurs employés. En facilitant l’accès aux soins de santé, on fait le bonheur des employeurs qui auront ainsi des travailleurs en meilleure santé.


Quelles sont les répercussions que vous attendez de ces nouvelles mesures à venir sur le plan financier?


A.V. : Il est trop tôt pour déterminer dans quelle mesure les payeurs privés auront un impact de l’entrée en vigueur des mesures prévues par la loi 41. Il n’y a, à l’heure actuelle, aucune discussion avec le gouvernement à ce sujet. On ne connaît pas ses intentions. On est dans l’inconnu.


Seriez-vous ouvert à l’idée de rembourser certains de ces nouveaux services ?


A.V. : Les employeurs décideront de ce qu’ils voudront assumer comme frais. Mais, de leur côté, les marges de manœuvre, d’un point de vue financier, sont étroites. On a, pour le moment, aucun écho de leur part. Les employeurs ne soupçonnent pas les répercussions que va engendrer la Loi 41 pour eux.


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