Les chaînes et enseignes dominent le marché

Publié le 17/11/2012 à 00:00, mis à jour le 15/11/2012 à 10:49

Les chaînes et enseignes dominent le marché

Publié le 17/11/2012 à 00:00, mis à jour le 15/11/2012 à 10:49

Maxim Charland est l'un des 26 pharmaciens indépendants au Québec, sur un total de 1 900 pharmaciens propriétaires. Il ne s'est jamais posé la question de savoir s'il allait ouvrir une pharmacie sans le soutien d'une enseigne. «Être indépendant aujourd'hui représente un très gros risque», affirme le jeune homme, propriétaire de trois pharmacies Familiprix.


L'achat d'une pharmacie existante coûte en moyenne de 4 à 5 millions de dollars, tandis qu'il faut débourser entre 1 et 1,5 M$ pour ouvrir une nouvelle pharmacie.


La chaîne l'a aidé à faire les études de marché, à composer son stock, etc. «Un conseiller me rend visite tous les mois. Je peux lui demander de l'aide en marketing ou encore pour la gestion de la boutique», dit-il.


«Les indépendants peuvent encore tirer leur épingle du jeu, mais c'est difficile pour de jeunes pharmaciens, tant les frais de financement pour l'achat d'une pharmacie sont élevés. Seuls, ils ne pourront pas encaisser les coups durs», affirme Daniel Larouche, président de Larouche Consultant et conseiller de l'AQPP.


De l'aide pour la gestion commerciale


Les chaînes et enseignes épaulent leurs pharmaciens dans la gestion commerciale mais aussi sur le plan de la pratique, mais aussi au niveau financier, par exemple pour les aider à investir dans leur commerce.


Ceci explique en grande partie qu'aujourd'hui, le marché est occupé à 60 % par des chaînes et enseignes, comparativement à 20 % par les indépendants et 20 % par les pharmacies installées dans des magasins à grande surface, selon l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires.


Ce modèle commercial permet aux pharmaciens de réaliser d'importantes économies d'échelle en centralisant services et commandes de médicaments. Certaines, comme Familiprix, possèdent également un grossiste en produits pharmaceutiques. Jean Coutu est propriétaire d'un fabricant de médicaments génériques, Pro Doc.


Les indépendants voient souvent leur salut dans la spécialisation. Certains se postent à proximité d'un CHSLD ou d'une clinique. D'autres se concentrent sur des traitements contre le VIH ou les cancers. «La spécialisation est un phénomène en émergence», constate Daniel Larouche. Objectif : trouver sa niche pour assurer sa survie dans un marché dominé par des géants économiques.


21 Nombre moyen d'employés par pharmacie. | Source : AQPP

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