Café-Expert : transfert patient, transfert réussi

Offert par Les Affaires


Édition du 22 Avril 2017

Café-Expert : transfert patient, transfert réussi

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Édition du 22 Avril 2017

Daniel Beaulieu et son fils, Hugo Bouchard-Beaulieu

Hugo Bouchard-Beaulieu n'a que 21 ans lorsqu'il intègre Café-Expert, l'entreprise de son père, mais il contribue rapidement à en relancer la croissance. Il y travaillera treize ans avant de finalement la racheter en 2014.


Dès l'adolescence, Hugo Bouchard-Beaulieu travaille l'été à Café-Expert, fondée par son père Daniel Beaulieu en 1993. Cependant, à la fin de son DEC en administration, c'est chez Molson qu'il rêve d'aller oeuvrer. Il aboutira plutôt du côté des bières Belle Gueule, une brève expérience qu'il trouve un peu éprouvante.


En 2001, lorsque son père lui propose d'intégrer l'entreprise spécialisée dans les machines distributrices en milieu de travail, Hugo Bouchard-Beaulieu lui prête une oreille très attentive, d'autant plus qu'il a déjà eu l'occasion de contribuer à Café-Expert. Il a en effet élaboré le site web de l'entreprise comme projet de fin d'études.


«Les premiers mois ont été difficiles pour un gars de ventes et de marketing comme moi, admet-il. L'entreprise était solide et bien établie, mais elle n'avait pas de croissance marquée et pas vraiment de culture de vente. J'ai donc beaucoup travaillé là-dessus. Mon père m'a accordé énormément de latitude et m'a fait confiance, même quand je commettais des erreurs.»


Daniel Beaulieu a un sourire dans la voix en évoquant les débuts de son fils. «Il était encore très vert, mais il était bon pour aller chercher de nouveaux clients, se souvient-il. Après environ un an et demi, j'ai constaté qu'il était plus à l'aise et que ça allait bien. C'est là que j'ai senti que j'aurais probablement une bonne relève.»


L'approche a été couronnée de succès. Après l'arrivée d'Hugo, le chiffre d'affaires de Café-Expert a triplé en six ans. Comme l'entreprise offre de l'équipement en location, il fallait aussi investir pour soutenir la croissance. Hugo Bouchard-Beaulieu évalue que ces investissements s'élevaient facilement à 200 000 $ ou 300 000 $ par année. Son père a aussi déménagé l'entreprise dans un plus grand espace. De cinq en 2001, le nombre d'employés est passé à quinze aujourd'hui.


Choyer les employés


Ces derniers ont d'ailleurs été au coeur des changements introduits par Hugo Bouchard-Beaulieu. Il leur a fourni des uniformes et des chaussures, renouvelés chaque année, en plus de beaucoup travailler à leurs conditions de travail. L'assurance collective a été bonifiée. Tout le monde dispose désormais d'une semaine de congés payés. En 2014, lorsqu'il a officiellement repris l'entreprise de son père, il a lancé un régime volontaire d'épargne-retraite (RVER) avec contribution de l'employeur.


«C'est la première chose que j'ai faite en devenant propriétaire, dit-il. Tous les membres de l'équipe avaient plus de 50 ans, et je trouvais important de contribuer à bonifier leurs revenus de retraite. Je crois que nos employés restent avec nous parce qu'ils sont bien traités.»


Un long processus


Autre clé du succès : le recours à un consultant externe, dans ce cas-ci Raymond Chabot Grant Thornton, pour établir un plan de transfert et accompagner la transaction. Un investissement d'environ 30 000 $, que M. Bouchard-Beaulieu juge très utile. «La firme rencontre tout le monde, non seulement le cédant et le repreneur, mais aussi les autres membres de la famille et les employés, explique-t-il. Le consultant nous a, par exemple, aidés à nous assurer que le montage financier était juste aussi pour ma soeur, qui est à l'extérieur de l'entreprise.» Le rachat se fait sur une période de 10 ans, grâce à un crédit vendeur.


Daniel Beaulieu et son fils ont longuement préparé le transfert. «On en a discuté pendant environ cinq ans, raconte le père. Le temps qu'il vieillisse un peu plus et qu'il acquière les moyens financiers pour procéder. Je suis bien content qu'il puisse continuer avec une entreprise solide.»


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