Les firmes de traduction à la conquête de nouveaux marchés

Offert par Les Affaires


Édition du 17 Mai 2014

Les firmes de traduction à la conquête de nouveaux marchés

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Édition du 17 Mai 2014

« Grâce à nos filiales, nous orientons toujours les demandes vers nos traducteurs locaux dont la langue maternelle est la langue cible afin d’assurer la qualité de nos traductions », mentionne Christelle Gomes, d'Ubiqus Canada..


LAT Multilingue Traduction a changé son nom en janvier 2013 pour y ajouter les mots «et Marketing». Une façon, pour cette entreprise établie à Vancouver, mais qui a des activités à Montréal et à Québec, de faire face à la concurrence internationale en étoffant son offre de services. «L'avenir de la traduction passe par les médias sociaux, car c'est un lieu où les gens parlent des langues différentes. Pour les entreprises qui souhaitent investir le marché québécois, cela prend des ressources qui sont à la fois capables de traduire, gérer leurs comptes et répondre aux demandes des communautés virtuelles le plus rapidement possible», estime la présidente, Lise Alain.


Afin d'ajouter une corde à son arc, l'entreprise a choisi de se spécialiser depuis quelques années dans la gestion des comptes sur les médias sociaux pour les entreprises. Elle gère par exemple en chinois le compte Weibo de Porsche Vancouver. «Nous proposons des clés en main où nos ressources se déplacent pour prendre des photos, parler aux vendeurs et communiquer ensuite sur les réseaux sociaux pour mousser la vente», affirme Lise Alain. L'objectif ? Converser avec la clientèle directement dans la langue du marché visé. Une formule qui attire de plus en plus d'entreprises et même d'organismes publics, puisque Tourisme Québec possède aussi une page Weibo, gérée par une entreprise de services langagiers en Chine.


«Les coupes intervenues au cours des dernières années sur le marché du gouvernement nous ont forcés à être créatifs», fait valoir la présidente. Même si le marché québécois demeure stratégique pour cette firme de 10 salariés qui réalise près de 80 % de ses traductions de l'anglais au français, LAT Multilingue Traduction et Marketing a choisi de se tourner depuis six ans vers les langues asiatiques. «Notre raison d'être est d'accompagner les entreprises dont les sièges sociaux sont situés en Colombie- Britannique (comme Future Shop ou encore 10 000 Villages) et qui souhaitent s'intégrer au Québec. Mais nous développons aussi la traduction vers le chinois, le coréen ou le japonais, pour aider les entreprises à rejoindre les populations locales qui souhaitent s'informer dans leur langue maternelle». L'objectif de la firme est de développer d'ici 2015-2016 une antenne locale, notamment dans une zone de libre-échange de Shanghai, pour faciliter les échanges.


D'autres firmes choisissent de se concentrer sur le marché américain. «Même si les lois sur le bilinguisme nous permettent de profiter d'un marché assez robuste, nous avons choisi d'aller vers les États-Unis afin de nous mesurer à ce qui est offert et de garder les pieds sur terre», souligne pour sa part François Chartrand, de Textualis. Cette firme montréalaise réalise près de 25 à 30 % de son chiffre d'affaires à l'étranger, principalement aux États-Unis.


Chez Ubiqus Canada, on mise sur le maillage du groupe à l'international : le groupe compte en effet 480 salariés, dont 80 au Canada (Montréal et Ottawa), et réalise des prestations auprès de 7 000 clients partout dans le monde. «Grâce à nos filiales, nous orientons toujours les demandes vers nos traducteurs locaux dont la langue maternelle est la langue cible afin d'assurer la qualité de nos traductions», affirme Christelle Gomes, responsable du développement commercial. «Nous essayons aussi de diversifier nos services en développant les langues étrangères, comme le mandarin ou l'espagnol», ajoute-t-elle.


Un rang à conserver


Grâce à un bilinguisme bien établi depuis plus de 40 ans, le Canada s'est taillé une place de choix sur le marché de la traduction. Alors que les dépenses du gouvernement tendent à se contracter, Montréal s'est élevée au rang de «capitale de la traduction» en parvenant à percer le marché du secteur privé. Mais la concurrence est rude face à l'essor des plateformes de traduction en ligne et à la concurrence étrangère, venue des pays émergents, deux phénomènes qui contribuent à réduire les prix. Pour conserver leur place, les firmes québécoises doivent donc innover en développant de nouveaux marchés.


D'après les dernières estimations, le Canada détiendrait en effet 10 % du marché mondial de la traduction professionnelle, estimé à 31 milliards de dollars en 2012, et serait sur le point d'atteindre les 33 G$. Près de 49 % de ces revenus proviendraient du marché québécois. Une forte présence qui se ressent également sur les effectifs, puisque, des 25 000 entreprises de services langagiers présentes au niveau mondial, le Canada emploie près de 15 000 traducteurs, interprètes et localisateurs pour un chiffre d'affaires de 3 G$, selon PricewaterhouseCoopers. L'Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) compte à lui seul près de 2 000 membres. Dans ce marché fragmenté, les grands acteurs côtoient les PME et les indépendants pour fournir des services de traduction au gouvernement et aux entreprises privées.


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