Apprendre une langue tout en s'amusant

Offert par Les Affaires


Édition du 17 Mai 2014

Apprendre une langue tout en s'amusant

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Édition du 17 Mai 2014

Deux heures par semaine pour apprendre une langue dans une atmosphère plus détendue. C'est l'objectif des salons de thé (tea times en anglais), proposés dans quatre langues (anglais, français, espagnol, japonais) depuis l'automne 2010 par l'école CLC Mont

Ces formations promettent d'allier apprentissage et plaisir. Salons de thé, dégustations de vins, repas ou mangas...


Tea time !


Deux heures par semaine pour apprendre une langue dans une atmosphère plus détendue. C'est l'objectif des salons de thé (tea times en anglais), proposés dans quatre langues (anglais, français, espagnol, japonais) depuis l'automne 2010 par l'école CLC Montréal (Connexions Langue et Culture, ou Culture & Language Connections en anglais). «L'idée était de recréer un environnement naturel de communication, comme un café, afin que les gens puissent échanger entre eux dans la langue cible», souligne Marc-André Bélisle, coordinateur des partenariats d'affaires pour CLC Montréal. C'est pourquoi l'école a mis en place des séances hebdomadaires, les salons de thé, pouvant accueillir jusqu'à une trentaine de personnes. «Cet atelier est accessible à tout le monde. Si les thématiques sont librement décidées par les participants, un facilitateur, dont la langue maternelle est la langue enseignée, est là pour engager la discussion et corriger les erreurs», ajoute Marc-André Bélisle. Selon lui, «cet environnement convivial permet aux gens d'apprendre une langue et d'échanger sans que leurs erreurs n'aient de conséquences réelles, comparativement à un environnement de cours où l'on ressent souvent un besoin de performance». L'autre avantage ? La formule développe aussi l'esprit d'équipe et de communauté, puisque les participants apprennent à se faire confiance. «Grâce au tea time, on remarque que l'obstacle pour prendre la parole est bien souvent le manque de confiance des gens en eux», ajoute M. Bélisle.


À l'école, la formule fonctionne sur la base de dons, dont le montant n'est pas imposé. À noter que les salons de thé sont aussi offerts en entreprise, à un coût de 50 $ la séance d'essai puis de 75 $ l'heure pour un groupe.


Le langage du social chit-chat


Pratiquer l'anglais autour d'un bon verre de vin ? C'est ce que propose ELAM Montréal, en s'associant avec la sommelière Marie-Josée Beaudoin, de la firme Patrice Pâtissier, par l'intermédiaire de son atelier «Wine Appreciation +». «Il s'agissait d'une belle occasion de faire d'une pierre deux coups, en mariant l'apprentissage d'un langage à une dégustation de vins, avec tout le vocabulaire qui lui est lié», explique Paule Grenier, associée principale chez ELAM Montréal. Destinées aux gens d'affaires qui doivent assister à des dîners ou des cocktails, ces dégustations visent avant tout à développer leur langage de socialisation tout en prenant du bon temps ! «La force, c'est vraiment d'aller chercher ce langage spécifique au réseautage. Car souvent, les ingénieurs savent par exemple parler de ponts et de chaussées, mais bloquent lorsqu'ils en viennent aux dîners d'affaires», ajoute Mme Grenier. Les participants commencent par recevoir un fascicule avec le langage spécifique aux vins, afin de pouvoir démarrer une conversation. Le public visé ? Les personnes possédant un niveau d'anglais intermédiaire, capables d'être fonctionnelles dans la langue. «Il n'est pas nécessaire d'avoir de connaissances en vin, car il s'agit d'une initiation», précise Paule Grenier.


Cet atelier de 2 h 30 est offert en petit groupe de huit participants maximum, au coût de 100 $ par personne.


L'ELAM propose également une seconde formule originale : les «Google Hangouts». Le principe ? Avec un abonnement mensuel (34 $), les étudiants peuvent participer une à deux fois par semaine par petits groupes (quatre personnes) à une discussion en anglais de 45 minutes, accessible sur téléphone intelligent, tablette ou ordinateur grâce au service de messagerie et de visioconférence Google Hangouts. «L'avantage, c'est que les étudiants peuvent participer et apprendre du vocabulaire tout en étant assis tranquillement à la maison», ajoute Paule Grenier.


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