Les Premières Nations participent

Publié le 19/05/2014 à 00:00

Les Premières Nations participent

Publié le 19/05/2014 à 00:00

Si certaines compagnies telles Hécla Québec ne font pas de différence entre les communautés locales et les Premières Nations dans leur processus de consultation, certaines, dont Royal Nickel (RNC), leur portent une attention particulière.


« Nous avons mis sur pied un comité spécifique avec la famille qui utilise les territoires au pourtour du projet Dumont, parce que leurs enjeux étaient légèrement différents de ceux des autres résidents », explique le directeur du développement durable Pierre-Philippe Dupont. RNC a également signé un protocole d’entente avec la Première Nation Abitibiwinni.


Ce dernier « met un accent particulier sur le développement de possibilités de formation, d’emploi et d’affaires pour la communauté de Pikogan ». « Ce procédé, nommé memorandum of understanding dans le jargon, met les bases des relations entre les communautés et les promoteurs », détaille M. Dupont.


La formation de la main-d’œuvre est un autre aspect central des relations entre les compagnies minières et les Premières Nations. Il y a deux ans, Forages Rouillier a mis sur pied une école de forage avec la Commission scolaire de la Baie-James et formé deux cohortes de 10 personnes, en majorité des Cris. Cinq autres sont actuellement en formation avec l’entreprise.


Même philosophie du côté de Mines Agnico Eagle, qui supporte des programmes de formation d’aides-foreurs et de mineurs inuits dans le cadre son projet Meliadine. « C’est du développement durable, parce que les gens vont acquérir des connaissances et des expertises qu’ils pourront utiliser dans d’autres mines pour gagner leur vie à long terme », fait valoir la vice-présidente principale environnement et développement durable de la compagnie, Louise Grondin.


L’autre attention particulière d’Agnico Eagle envers les Premières Nations touche les infrastructures que la minière doit construire pour atteindre ses sites d’exploration. « Le projet Meliadine est à 25 km du village inuit de Rankin Inlet, donc on a construit une route. Mais, avant de le faire, on a regardé le tracé avec la population, parce qu’à proximité, il y a le lac Meliadine, où les Inuits vont pêcher. Donc, même si le projet ne va pas de l’avant, ils vont rester avec cette infrastructure-là. Même chose pour la mine Meadowbank, qui est à 110 km de la communauté de Baker Lake. Ce n’était pas un secteur fréquenté par les Inuits, mais maintenant qu’il y une route, il l’est. »


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