La télé, nouvel outil de magasinage en ligne

Publié le 06/04/2013 à 00:00, mis à jour le 04/04/2013 à 10:04

La télé, nouvel outil de magasinage en ligne

Publié le 06/04/2013 à 00:00, mis à jour le 04/04/2013 à 10:04

Après les téléphones mobiles et les tablettes électroniques, l'arrivée des «téléviseurs intelligents» libère le commerce électronique des écrans d'ordinateur. Un modèle d'affaires qui dépasse largement la «vente en ligne».


Vous regardez votre série préférée à la télévision, et la comédienne s'applique une crème sur le visage. Sur le pot, on voit la marque. Placement de produit 101. Jusque-là, rien de bien nouveau. Mais voilà que vous faites un arrêt sur image, le temps de cliquer sur le produit pour le mettre dans votre panier d'achats, comme si vous faisiez du magasinage en ligne. La crème vient s'ajouter aux articles que vous avez commandés une heure plus tôt, en regardant votre émission de cuisine préférée.


Il y a peu, ce scénario relevait de la science-fiction. Mais avec l'arrivée des télévisions «intelligentes», le T-commerce (la vente et l'achat de produits et services par la télévision interactive) est à nos portes.


«Pour l'instant, c'est encore la chasse gardée des produits audiovisuels, avec des applications comme TOU.TV ou Netflix, mais cela va s'étendre à l'ensemble du commerce de détail avec l'arrivée massive des télévisions intelligentes dans les foyers», soutient François Bédard, fondateur de Plan B Developpement, une firme de consultants transmédias. En décembre 2012, la firme de recherche britannique NPD Group révélait que 60 % des propriétaires de télévisions branchées se servaient des applications vidéo comme Netflix, mais que moins de 10 % utilisaient d'autres types d'application.


Cela pourrait rapidement changer, en raison de la possibilité de contrôler la télévision avec un téléphone ou une tablette, ce qui facilite la navigation, mais surtout grâce à la multiplication des applications.


«Les applications élaborées spécifiquement pour ces téléviseurs permettent d'en tirer tous les bénéfices, avance François Bédard. Elles offrent une expérience complète pour le consommateur, et aussi pour le commerçant qui peut y intégrer publicité, abonnements et transactions.»


Il donne l'exemple d'American Express, aux États-Unis, qui a développé des applications pour faciliter l'achat de produits vus dans la série New Girl, de Fox, ou dans des émissions comme Fashion Police ou Life After Top Chef, de NBC Universal.


Les commerçants d'ici s'y préparent aussi. Récemment, Vichy Canada devenait la première entreprise canadienne à faire son entrée sur One Channel, le nouveau canal personnalisé de You Tube, avec une série de capsules sur le produit Normaderm, tournées et diffusées à la manière d'une série Web.


Pour Amélie Fortier, directrice de la marque chez L'Oréal, permettre aux téléspectateurs d'acheter facilement ces produits en regardant la télévision pourrait bien être la prochaine étape logique.


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