Et si votre entreprise n'était qu'à 40% de son potentiel marketing...

Publié le 16/02/2017 à 14:01

Et si votre entreprise n'était qu'à 40% de son potentiel marketing...

Publié le 16/02/2017 à 14:01

[Photo: iStock]

Grippée et sans énergie, j’ai récemment perdu beaucoup de temps à flâner sur Facebook. Entre les vidéos d’animaux et les mèmes de Donald Trump, je suis toutefois tombée sur un billet très inspirant de Steele Roddick, un blogueur de ParticipACTION, un organisme qui aide les Canadiens à bouger davantage.


Dans son billet, M. Roddick nous explique la règle du 40%, le secret des Navy Seals pour repousser les limites de leur force mentale. Selon cette doctrine, lorsque notre cerveau nous dit que nous avons atteint une limite, nous ne serions en fait qu’à 40% de notre réel potentiel d’accomplissement. Et il ne s’agirait pas d’un truc de motivation; des études scientifiques appuient cette thèse.


Si nous sommes en mesure de faire 20 pompes et que l’on s’arrête ensuite en se laissant tomber au sol, c’est dire qu’on aurait probablement pu en faire 50. Marcher d’un bon pas une heure nous épuise? On pourrait sûrement marcher toute une matinée sans problème! Écouter davantage son corps et un peu moins sa petite voix intérieure, nous permettrait donc d’accomplir au moins le double de ce que nous croyons être capable de faire.


Vous vous demandez où je m’en vais avec cette histoire? La règle du 40% ne s’applique pas qu’au sport. Imaginez un peu ce que vous seriez en mesure de réaliser pour votre organisation si vous ne laissiez pas votre cerveau vous tirer vers le bas avec des phrases assassines comme :


- « Je suis trop occupé pour m’organiser et structurer stratégiquement mon marketing. En attendant, je fais ce que je peux. »


- « Ces indicateurs de performance ne sont pas très efficaces, mais ce sont les seuls que nous pouvons mesurer. »


- « Notre base de données est polluée, mais je n’ai pas le courage d’ouvrir ce chantier en ce moment. »


L’effort supplémentaire qui pourrait faire exploser vos résultats


Prendre la décision consciente de persévérer et trouver la force de se dépasser (going the extra mile, comme on dit en anglais), pourrait engendrer des résultats surprenants. Imaginez que votre organisation réalise non pas 40%, mais 100% de son potentiel… tout deviendrait possible! Ventes, fidélisation, notoriété : vous ne seriez pas loin de devenir la nouvelle coqueluche de votre patron.


Vous cherchez des exemples de situations où donner un deuxième effort pourrait être payant? Voici quelques idées de démarches qu’on poursuit rarement en entreprise, mais qui peuvent s’avérer payantes :


- En plus de faire de vos campagnes d’acquisition de nouveaux abonnés, suivre régulièrement et identifier tous les contacts externes de votre entreprise qui changent d’emploi. Les féliciter et vous assurer qu’ils continuent de recevoir vos infolettres à leur nouvelle adresse courriel ;


- En plus de normaliser les processus de travail, développer un programme «wow» qui vient standardiser ce qu’on est en mesure de livrer en supplément de ce qui est normalement prévu aux ententes contractuelles pour impressionner nos clients;


- En plus de faire un suivi diligent des opportunités d’affaires, mettre sur pied un processus de suivi des prospects qui ne choisissent pas notre entreprise au premier mandat afin de garder contact pour des opportunités futures ;


- En plus de mesurer la satisfaction des clients par sondage, s’assurer que les résultats soient communiqués aux employés concernés et pris en compte dans les plans de développement des compétences de chacun.


- En plus de mesurer les indicateurs de performance techniques de vos tactiques web (taux de clics, taux d’ouverture, taux de rebond, etc.), pousser l’analyse jusqu’aux indicateurs de performance d’affaires (ventes, abonnements, références, etc.)


Je pourrais continuer de cette façon en pensant à chacune de vos interventions marketing, mais la balle est maintenant dans votre camp. Jusqu’où irez-vous?


 

À propos de ce blogue

Stéphanie Kennan est présidente de Bang Marketing, une agence de branding et de marketing Web située à Montréal. Elle travaille auprès des PME québécoises depuis 1998 et se spécialise en marketing B2B. Stéphanie Kennan est également auteure du livre Mon site web chez le psy publié aux Éditions Transcontinental.

Stéphanie Kennan

Sur le même sujet

À la une: quand la finance investit dans la finance

Édition du 22 Septembre 2018 | Les Affaires

Le dernier numéro de Les Affaires est là! En manchette, quand la finance investit dans la finance.

Plusieurs indices d'un «effet Kaepernick» favorable à Nike

14/09/2018 | AFP

Elle avait déclenché un tollé début septembre en révélant son choix pour incarner le 30e anniversaire de son slogan.

OPINION À la une: le nouveau Cirque au travail
Édition du 08 Septembre 2018 | Les Affaires
Des codes de marketing propres à cette génération
Édition du 15 Septembre 2018 | Chloé Machillot
À la une: Avril, une stratégie qui porte fruit
Édition du 08 Septembre 2018 | Les Affaires

Blogues similaires

Les salutations de Jacques Ménard... ainsi que les miennes

Édition du 30 Juin 2018 | René Vézina

CHRONIQUE. C'est vraiment la fin d'une époque chez BMO Groupe financier, Québec... et le début d'une nouvelle. ...

Volte-face: Couche-Tard produira un premier rapport de développement durable

19/09/2018 | Diane Bérard

BLOGUE. À la veille de l'assemblée annuelle, Couche-Tard s'assouplit sur le vote consultatif et la reddition de comptes.