Méfiez-vous du piège sournois de la rentrée!

Publié le 08/01/2018 à 06:06, mis à jour le 08/01/2018 à 06:16

Méfiez-vous du piège sournois de la rentrée!

Publié le 08/01/2018 à 06:06, mis à jour le 08/01/2018 à 06:16

Gare à l'impact insoupçonné des heures supplémentaires! Photo: DR

Le Temps des Fêtes est à présent terminé, et vous voilà de retour au travail. Et que constatez-vous, comme chaque début d’année? Qu’il vous faut d’ores et déjà mettre les bouchées doubles pour boucler tout ce qui doit bientôt l’être. Et ce, avec cette curieuse impression que le travail s’est multiplié tout seul dans son coin pendant votre absence. Comme par magie.


Là, vous vous demandez sûrement comment il se fait que je sache ça à votre sujet. L’explication est simple : au Canada, près de 3 employés sur 4 (71%) disent devoir effectuer une quantité importante d’heures supplémentaires (en moyenne 11,4 heures) juste après les vacances de fin d’année, selon un sondage du cabinet-conseil en ressources humaines ADP Canada. Autrement dit, vous n’êtes pas seul, loin de là, à redoubler d’énergie ces temps-ci pour sortir la tête de l’eau au travail.


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Quelques faits saillants ressortent de ce sondage :


> Plus d’heures supplémentaires pour les hommes. Les femmes sont tout aussi nombreuses que les hommes à faire ainsi des heures supplémentaires. Néanmoins, les hommes en font alors davantage que les femmes : en moyenne 12,6 heures pour eux par rapport à 10,5 heures pour elles).


> Surtout les 35-44 ans. Les 35-44 ans sont ceux qui ont le plus besoin de faire des heures supplémentaires en cette période de l’année, à raison d’en moyenne 13,75 heures.


> Les Québécois sont à part. De l’ensemble des Canadiens, les Québécois sont ceux qui effectuent le moins d’heures supplémentaires au retour des vacances de fin d’année : ils en font en moyenne 10,5 heures alors que les Canadiens de l’Ouest, les champions à ce sujet, en font 13 heures.


Le hic? C’est que ces heures supplémentaires ont un impact désastreux sur les employés. «Démarrer l’année sur les chapeaux de roues n’est jamais une bonne idée. Car cela risque fort de nuire à la satisfaction et à la motivation au travail. C’est qu’un employé fatigué est moins motivé, moins productif et moins déterminé, ce qui peut compromettre son rendement, voire l’ambiance générale au travail», dit David Heather, vice-président, ressources humaines, d’ADP Canada.


Et de poursuivre : «Les employeurs ont l’obligation de veiller à ce que leurs employés puissent adopter un bon rythme de travail, dit-il. Ils doivent les inciter à ne pas s’épuiser à la tâche, et même donner l’exemple. Ce qui est particulièrement important en ce moment crucial de l’année, où les employeurs se doivent de donner le ton pour que 2018 soit couronnée de réussites professionnelles pour tout le monde.»


Que retenir de tout ça? Ceci, à mon avis:


> Qui entend bien démarrer l’année au travail se doit de… lever le pied! Rien ne sert de griller en un instant le plein d’énergie accumulé lors des Fêtes, mieux vaut repousser sagement certains deadlines, histoire d’en garder sous le pied pour tout ce qui nous attend dans les prochains mois. Car il en va tout bonnement de notre bien-être au travail, et donc, dans notre vie.


En passant, le styliste américain Calvin Klein aime à dire : «Il faut savoir prendre son temps, ralentir, suivre ses instincts et goûter la sensualité au quotidien. C’est l’essence même de la vérité».


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À propos de ce blogue

EN TËTE est le blogue management d'Olivier Schmouker. Sa mission : aider chacun à s'épanouir dans son travail. Olivier Schmouker est chroniqueur pour le journal Les affaires, conférencier et auteur du bestseller «Le Cheval et l'Äne au bureau» (Éd. Transcontinental), qui montre comment combiner plaisir et performance au travail. Il a été le rédacteur en chef du magazine Premium, la référence au management au Québec.

Olivier Schmouker

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