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Bombardier: une fusion chinoise aurait du sens

François Pouliot . les affaires.com . 08-02-2012 (modifié le 08-02-2012 à 09:38)

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Le journal allemand Handlesblatt rapporte que Bombardier pourrait considérer vendre une partie de sa division d'avions commerciaux à la société chinoise Comac. La direction de l'avionneur québécois nie, mais si on parlait plutôt d'une fusion?


Commercial Aircraft Corporation of China (Comac) est une société d'État chinoise qui table sur le ARJ-21, un jet régional 80-100 places dont les premières livraisons sont attendues cette année. Elle travaille aussi au développement du C919, un plus gros porteur de plus de 150 passagers.


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Comac a une certaine expertise, qui est loin d'atteindre celle de Bombardier. Elle a en revanche accès à un marché prometteur. Paradigm Capital estime que d'ici 2030, il se vendra en Chine seulement pas moins de 1400 avions commerciaux 100-150 passagers et que ces ventes généreront des revenus de l'ordre de 85 G$ US. Sous un autre angle, BMO Marchés des capitaux parle d'une Chine qui représentera 18% du marché de l'aviation des 20 prochaines années.




Pour donner un peu de perspective, CIBC Marché mondiaux évaluent que les recettes en provenance des Q-400 et des jets régionaux de Bombardier atteindront l'an prochain 1,4 G$.


La Chine serait donc une superbe cible pour la CSeries de Bombardier, elle qui a justement plus de difficultés à percer sur les marchés émergents.


De quoi discute-t-on?


En mars 2011, Comac et Bombardier ont signé une entente où elles convenaient d'explorer diverses avenues de coopération stratégique.


La dernière fois où Bombardier a discuté publiquement de cette entente, c'était le 31 août 2011, lors d'une conférence téléphonique avec les analystes.


Le vice-président de la division aéronautique, Guy Hachey, indiquait alors que cinq ou six avenues de collaboration étaient explorées.


Ainsi, les deux sociétés envisageaient de mettre en commun le plus possible leur chaîne d'approvisionnement, de manière à se donner de l'échelle et des économies de coûts. Elles regardaient aussi du côté du service à la clientèle. Elles échangeaient même sur leurs connaissances du marché et le design des appareils.


La fusion, le meilleur partenariat


Si vous concluez que sur ces avenues il n'y a pas de rapprochement possible, il vaut mieux pour chacun continuer son chemin séparément. Si vous en arrivez cependant à de forts rapprochements, la meilleure façon de bien souder le partenariat, en maximisant les synergies et la loyauté, apparaît de fusionner.


C'est pour cela que l'on dit qu'il ne faudrait pas exclure l'option.


Une fusion de la division commerciale avec Comac donnerait un très solide élan à Bombardier sur le marché asiatique. Elle permettrait en contrepartie aux Chinois d'acquérir une solide réputation sur le marché planétaire. Et qui sait si, dans 20 ans, on ne se retrouverait pas avec un nouveau joueur capable de rivaliser dans bien des catégories d'avions avec Airbus et Boeing.


Là où on est moins sûr



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1 commentaire

YBertrand le 08-02-2012

Bonjour. Bombardier faits produire des composantes pour ses Q-400 depuis 15 ans, elle y fait des affaires depuis de 50 ans (sous Canadair). Bombardier et la Chine a signé plusieurs ententes concernant le transfert de production depuis près de 15 ans et veut se rapporcher du marché le plus lucratif de la planète en y produisant un plus grand pourcentage des appareils. Bombardier veut d'ailleurs s'implanter pour le matériel ferroviaire. La Chine dépensera des dizaines, voire centaines de milliards pour construire son réseau et a démontré un ouverture pour les technologies de Bombardier. Cette joute de "poker" concerneront la répartition que pourrait exiger le gouv. Chinois ainsi que la répartition de la "propriété des brevets". Bombardier pourra aussi diminuer ses coûts de production, c'est d'ailleurs ce qu'elle fait depuis un certain temps avec notamment le Mexique. Elle aurait pu s'installer en Inde mais ce pays n'a pas la main d'oeuvre qualifié dans ce domaine, ses compagnies aériennes ont de la difficulté à trouver des mécaniciens et ingénieurs en aéronautique et doit embaucher sur le marché international. Merci et bonne journée.

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