Rêvons un peu, quand même...

Offert par Les affaires plus


Édition de Novembre 2018

Rêvons un peu, quand même...

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Édition de Novembre 2018

[Photo : Ablimit Ablet, Unsplash]

Dans les années 2000 encore, travailler aux quatre coins du globe voulait dire être représentant chez un constructeur de trains, pilote de ligne, vice-président d'une multinationale ou bien artiste au rayonnement planétaire.


Plus maintenant. Alors que faut-il ? D'abord, on doit posséder un ordinateur portable et un téléphone intelligent, exigence plutôt accessible. Le plus important, cependant, est de travailler à son compte dans un secteur intangible, comme la programmation, la conception web, la communication ou certains domaines de la finance. Puis le monde est à vous... Enfin presque, car encore là, il reste des obstacles.


Si l'appel des enfants vous démange de l'intérieur, autant vous le dire tout de suite : c'est fichu d'avance. Mieux vaut avoir un coeur imperméable et garder son indépendance, pour un temps du moins. Il faut valoriser l'enrichissement expérientiel plutôt que matériel (lire voyager et faire des rencontres plutôt qu'acheter une maison et engraisser un REER), avoir un penchant pour l'imprévu, savoir improviser et cultiver une aversion pour les pantoufles.


La jeunesse est un atout. Indispensable : un minimum de discipline.


Dans ce numéro, nous consacrons notre dossier principal aux travailleurs nomades. D'abord à ceux, plus près, qui peuplent les espaces de travail partagés (coworking) qui pullulent en ville comme en région. Et à ceux qui, passeport en poche, poussent les limites de leur bureau jusqu'à Lima ou Kuala Lumpur.


S'il se trouve aujourd'hui des travailleurs nomades, c'est qu'il est possible de satisfaire ses clients à partir des coins reculés du globe grâce à l'ubiquité presque totale d'Internet et à sa vitesse de plus en plus grande. L'hébergement facile et l'arrivée des transporteurs aériens à bas prix n'y sont pas pour rien non plus.


Nous sommes loin d'un phénomène généralisé, les nomades ne représentant qu'une portion marginale, et exotique, des «forces laborieuses». Leur nombre ne cesse toutefois d'augmenter, tellement qu'on se trouve aujourd'hui en face d'une masse critique autour de laquelle gravite une petite industrie qui lui est dédiée. Des entreprises, initiatives souvent de travailleurs eux-mêmes mobiles, se consacrent à répondre aux besoins des nomades : références, hébergement, conseils, etc.


Nos reportages font état du phénomène, relatent des cas qu'on voudrait imiter et offrent des conseils à celui ou celle qui serait tenté(e) par l'aventure, ne serait-ce que quelques mois.


Ils font aussi rêver.

À propos de ce blogue

Les finances personnelles, ça consiste à gérer son argent au jour le jour en fonction d’objectifs plus ou moins éloignés. En regardant du bon angle, on constate qu’il s’agit d’un instrument pour réaliser ses ambitions et ses rêves. C’est avec humanité et une pointe d’humour que Daniel Germain compte aborder les finances personnelles dans ce blogue, dont l’objectif est de vous informer et de vous faire réagir. Daniel Germain assume la direction du magazine de finances personnelles Les Affaires Plus depuis 2002 et a développé de vastes connaissances sur le sujet.

Daniel Germain

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