MacBook Air et Mac mini : Apple abandonne le bas de gamme

Publié le 06/11/2018 à 06:00

MacBook Air et Mac mini : Apple abandonne le bas de gamme

Publié le 06/11/2018 à 06:00

Par Alain McKenna

Apple Mac mini et MacBook Air: les deux font la paire...

C’est un automne occupé pour Apple en particulier et pour la scène techno en général. Depuis sa fondation en 1976, la société de Cupertino n’aura jamais lancé autant de produits différents en un seul trimestre. Notez qu’Apple n’est pas seule à jouer d’audace en cette fin d’année. C’est tout le secteur de l’électronique qui bouillonne en ce moment, pour une période des Fêtes que plus d’un analyste qualifie d’un sommet à atteindre en termes de ventes, après lequel le marché va fort probablement de piquer du nez.


Dans le cas d’Apple, après les (trois) téléphones et les (deux) tablettes et une montre, voilà que deux Mac sont remis à niveau ces jours-ci. Et ce ne sont pas des seconds violons : le MacBook Air en est à sa dixième année d’existence, une décennie pendant laquelle il a lourdement contribué à l’ascension d’Apple dans le marché des ordinateurs personnels. Le Mac mini a été introduit en 2005 comme un ordinateur de bureau «abordable» et se vendait jusqu’à cet été bien loin sous les 1000 dollars qui se trouvent à être son nouveau prix de base.


Ironiquement, les deux arrivent en marché sur les talons d’un iPad Pro qui est présenté comme l’assassin du bon vieux PC (ce qui, en principe, inclut le Mac).


Alors, on en pense quoi?


Un MacBook Air semi-pro


Dans le format bloc-notes, Apple fait pour ainsi dire dans la surenchère. Le MacBook d’entrée de gamme et le MacBook Pro couvrent déjà les deux extrêmes du spectre, et voilà que ce MacBook Air revampé vient s’insérer entre les deux. Son écran (non-tactile) Retina de 4 millions de pixels et son élégant boîtier en aluminium (recyclé) encore un peu plus compact que la génération précédente font bien le pont entre ses deux comparses.




Sa mécanique accélérée (cadencée à 3,6 GHz), l’éloigne de son prédécesseur, ce qui explique son prix de détail de 1500$, et du coup, le fait qu’Apple Canada ait décidé de garder l’ancien modèle dans sa gamme, à 1200$.


Car le prix payé pour un nouveau MacBook Air risque d’être plus élevé qu’on le pense : à 128 go de stockage, l’édition de base est clairement trop à l’étroit pour être durable. Il faut au moins opter pour le modèle à 256 go, au prix de 1750$. Et pour bien faire, lui ajouter la mémoire vive qui fera toute la différence, ce qui gonflera la facture à 2000$.


À ce prix, Apple propose un processeur double cœur Core i5 d’Intel qui fait mieux que le Core m3 du MacBook-tout-court, mais qui n’est pas le Core i7 plus sophistiqué qu’on retrouve ailleurs. Sans doute Apple le réserve-t-il pour une mise à jour dans un an ou deux…


Entre temps, ce MacBook Air semble cibler une clientèle de travailleurs mobiles aux tâches plus légères : bureautique, manipulations multimédias de base (iMovie reste un atout dans la manche d’Apple) et divertissement numérique.


Tous ces gens qui ont un vieux Mac tout-en-un à la maison qui fait office de téléviseur/jukebox/vidéophone/outil de travail et qui sont prêts à y mettre le prix seront charmés par ce bloc-notes dont les forces relèvent davantage de l’esthétique que de la puissance : son design est séduisant, son format est parfait.


Ce Mac mini n’est pas une demi-portion


C’est, pour ainsi dire, tout le contraire du Mac mini. Avant, c’était le Mac pas cher qu’on cachait dans le placard (ou derrière le moniteur) et qu’on bidouillait à loisir. En évoluant, il est devenu plus laborieux de jouer dans ses entrailles, mais son prix somme toute raisonnable continuait d’attirer les inconditionnels.


Le nouveau mini ne fait plus dans la demi-mesure. Apple promet que personne qui ose aller changer les barrettes de mémoire vive pour quelque chose d’un peu plus généreux n’annulera la garantie du fabricant.


En voyant les options proposées sur sa fiche technique, on imagine mal pourquoi l’acheteur le ferait. On peut hériter d’un Mac mini à six cœurs (Core i7), avec 64 go de mémoire vive et 2 téraoctets de stockage. Pour faire bonne mesure, un port Ethernet à 10 gigabits est proposé.


Tout ça nous mène à un Mac mini valant au bas mot 5000 dollars. À ce prix, on aurait préféré un boîtier en or, pour le distinguer d’un modèle d’entrée de gamme de 1000$ animé par un processeur Core i3 polyvalent, mais limité. Au moins, ses deux ports USB et ses quatre ports Thunderbolt feront oublier les maigres 128 go de stockage de base…




Bref, ce qui risque d’être la formule la plus attrayante est un Mac mini à processeur Core i7 à quatre cœurs avec 512 go de stockage. Comme le MacBook Air, celui-là vient avec une facture avoisinant les 2000 dollars.


Dans ses démos d’introduction, Apple a présenté un Mac mini capable d’une édition vidéo 4K en temps réel qui ne l’essoufflaient même pas. On a même vu une pile de cinq Mac reliés par Ethernet effectuer des rendus informatiques de haut vol en un temps record.


On en déduit que les gens dont le métier (ou le passe-temps) est d’effectuer de telles tâches sur une base quotidienne voudront un tel Mac mini. Les PME qui songent à renouveler un modèle plus âgé servant de serveur local, Les gens qui en ont fait le cœur de leur cinéma maison, et les autres vont probablement le trouver un peu surfait.


Ça semble cadrer avec la nouvelle stratégie d’Apple du côté du matériel informatique, qui se repositionne dans les créneaux de pointe et de luxe. Remarquez, Microsoft ne fait pas les choses bien différemment avec sa gamme Surface elle aussi plus coûteuse que la moyenne.


À d’autres, les produits bas de gamme…


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