YouTube lance l’abonnement musical et vidéo au Canada

Publié le 18/06/2018 à 12:32

YouTube lance l’abonnement musical et vidéo au Canada

Publié le 18/06/2018 à 12:32

[Photo: YouTube]

Le géant Google lance ce lundi une offensive remarquée avec un abonnement YouTube mensuel de 9,99 $ ou de 11,99 $ en fonction du service.


C'est officiel, Google contre-attaque sur le sol canadien à la fois les Spotify et Netflix. 


Le géant d'internet offre désormais YouTube Music, un nouveau service de lecture en continu au travers d'une nouvelle application et d'un nouveau lecteur web.


Et dans la foulée, Google met également en place au Canada une nouvelle mouture de YouTube Red, rebaptisé  simplement Premium, qui permet notamment la suppression des publicités, l'écoute en arrière-plan et les téléchargements au sein de son gigantesque répertoire.


Mais surtout, le service donne accès à l'ensemble des séries et films YouTube Originals, comme les Cobra Kai (la nouvelle génération de Karate Kid), Impulse, F2 Finding Football et The Sidemen Show.



Le service, disponible depuis le 22 mai aux États-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Mexique et en Corée du Sud, est désormais aussi déployé en France, en Espagne, en Allemagne, en Italie et au Royaume-Uni, a annoncé la société.


YouTube pourrait renforcer ainsi sa position de géant mondial de la musique: 85% de ses utilisateurs s'en servent pour écouter gratuitement de la musique (soit 1,3 milliard d'internautes), selon une étude de l'IFPI (Fédération internationale de l'industrie phonographique) portant sur treize pays.


Le géant américain s'attaque à un marché en pleine expansion: en 2017, 176 millions de personnes dans le monde ont payé pour un abonnement, selon l'IFPI. Ses concurrents se nomment Spotify (75 millions d'abonnés payants dans le monde), Apple Music (40 millions), Deezer (14 millions d'utilisateurs actifs, la société ne communiquant pas le nombre d'abonnés payants).


Critiqué par l'industrie musicale pour sa position dominante, YouTube a annoncé au début de l'année la signature de nouveaux accords plus équilibrés avec les principales maisons de disques.


YouTube ne leur reversait en moyenne qu'un dollar par an et par utilisateur, selon l'IFPI, contre 20 dollars pour Spotify, par exemple. Selon YouTube, ces nouveaux accords sont similaires à ceux de ses concurrents.


«Il est temps que les géants du web qui diffusent de la musique en ligne contribuent davantage à la production et à la promotion du contenu canadien», plaidait encore récemment Eric Boyko, PDG et fondateur de Stingray.


Comme Stingray, les Spotify, Apple Music et Youtube doivent verser des redevances aux artistes québécois lorsque leurs abonnés écoutent leurs oeuvres. Or, contrairement aux chaînes audio de Stingray ou aux radios canadiennes, ces multinationales n’ont pas l’obligation de diffuser un nombre minimal de contenus canadiens ou francophones. Les choix des mélomanes dictent ainsi qui recevra des redevances.


Les sommes reversées par les plates-formes de streaming ont permis au marché du disque, en crise depuis le début du millénaire, de repartir à la hausse depuis trois ans.


 


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