On le sait, succéder à son père pour prendre les rênes d’une entreprise familiale n’est pas une mince affaire. C’est pourtant le défi que relève brillamment Ève-Lyne Biron, présidente et chef de la direction de Biron Groupe Santé, depuis déjà plus de 15 ans. Son secret ? Une vision stratégique claire alliée à un sens inné de l’harmonie qui lui ont permis de passer d’une famille en affaires à une entreprise familiale. Résultat : une croissance soutenue et une valeur ajoutée tant pour l’entreprise que pour les propriétaires-actionnaires. Elle raconte.
par Ève-Lyne Biron, résidente et chef de la direction Biron Groupe Santé
Dès mon jeune âge, j’ai été exposée au travail de mon père, Denis Biron. Fort de sa formation de biochimiste, il avait démarré une petite entreprise, en 1952, qui réalisait des analyses de sang et d’urine. Le soir, il allait parfois faire des prélèvements, les ramenait à la maison et effectuait ensuite la centrifugation au sous-sol, avant de les entreposer... dans notre frigo ! Le lendemain, il apportait le tout au laboratoire où il m’amenait parfois. Mon premier souvenir est celui d’un local de quelque 300 mètres carrés, dans le sous-sol d’une clinique de la Rive-Sud de Montréal.
En devenant caddy pour un joueur de golf professionnel, mon père a découvert un milieu aisé, aux antipodes de celui d’Hochelaga-Maisonneuve, son quartier d’enfance. C’est notamment ce premier contact avec la richesse qui lui a donné le goût des affaires. Un goût qu’il m’a transmis en même temps que sa passion pour le golf. Résultat, à 18 ans, j’ai gagné le championnat québécois junior, puis le Championnat provincial amateur quelques années plus tard. J’ai par la suite représenté le Canada dans des compétitions internationales, au Mexique, en Angleterre, en Nouvelle-Zélande.

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