Depuis qu’il a fait l’acquisition de Mailhot Industries — alors en très mauvaise posture financière —, l’entreprise connaît une croissance fulgurante tant au Québec qu’à l’échelle internationale. Humaniste dans l’âme, Yvan Morin révèle avec une étonnante franchise sa vision très personnelle du leadership, tout en égratignant au passage quelques mythes sur l’art de diriger.
par Yvan Morin Président-directeur général, Mailhot Industries
À 20 ans, j’étais un jeune rempli de rêves et d’espoir. J’ai compris très tôt qu’on vient une seule fois sur Terre. Il y a des gens qui passent comme si rien ne s’était produit. Et il y a ceux qui laissent un monde meilleur derrière eux quand ils partent. Moi, je me suis toujours dit que j’aimerais faire ma marque : pas grand-chose peut-être, mais laisser une marque, même petite.
Un jour, j’ai lu une phrase qui disait que l’héroïsme, ce n’est pas d’accomplir des exploits extraordinaires, mais de faire des petites choses d’une manière extraordinaire. Ça a guidé ma vie. Dès ma plus tendre enfance, j’ai décidé de mon avenir. Comme j’ai été au pensionnat, j’ai dû apprendre très jeune à compter sur moi, à 13 ans, je voulais être autonome, et je savais déjà que je voulais faire des études classiques. Alors, j’ai obtenu mon bac ès arts, puis une maîtrise en administration de l’Université de Sherbrooke. J’ai ensuite travaillé chez IBM pendant quelques années, avant de devenir responsable des hebdos régionaux chez Quebecor. Ensuite, le destin a voulu que je me spécialise dans le redressement d’entreprises; c’est cet « accident de parcours » qui m’a amené chez Mailhot Industries.








