Mine de Malartic : vers un protocole d'acquisition de maisons en mai

Offert par Les Affaires


Édition du 23 Janvier 2016

Mine de Malartic : vers un protocole d'acquisition de maisons en mai

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Édition du 23 Janvier 2016

Les nuisances causées par les activités de la Mine Canadian Malartic ont poussé des citoyens de Malartic à mettre en vente leur résidence au cours des derniers mois. [Photo : Valérien Mazataud]

Lueur d'espoir pour les citoyens de la zone sud de Malartic, en Abitibi-Témiscamingue. À en croire la firme Transfert Environnement et Société, les résidents de la ville indisposés par les activités de la Mine Canadian Malartic (MCM) pourraient compter sur un protocole d'acquisition, de dédommagement et d'accommodement d'ici mai 2016. C'est du moins l'objectif que s'est fixé un nouveau comité de travail constitué le 15 décembre dernier.


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Il semble que le Comité de citoyens de la zone sud de la voie ferrée, qui représente une partie des 710 ménages les plus près de la fosse, soit en voie de s'entendre avec la MCM. Le comité réclame depuis des mois que soit établi un protocole clair qui permette à ceux qui le souhaitent de vendre leur maison à la minière, ou que celle-ci les dédommage ou les satisfasse.


«Si ce n'est pas dans sa version finale, les parties veulent qu'en mai elles aient une solution avancée, quelque chose de clair», a dit Nathalie Dallaire, conseillère de Transfert Environnement et Société mandatée pour faciliter les discussions entre les parties. Elle-même originaire d'Abitibi-Témiscamingue, Mme Dallaire n'est pas étrangère au dossier, bien qu'elle n'y ait jamais travaillé directement.


Un premier obstacle levé


Jusqu'en décembre dernier, le Comité de citoyens de la zone sud de la voie ferrée et la MCM ne s'entendaient même pas sur la composition du groupe de travail chargé de rédiger un tel protocole. Cette première pierre d'achoppement semble avoir été partiellement levée lors d'une rencontre tenue le 15 décembre entre le comité citoyen, la minière, la Ville de Malartic et le comité de suivi de la MCM.


«C'est le groupe qui a décidé ensemble des meilleures conditions pour travailler, a mentionné Mme Dallaire. Le comité de travail, ils le voient présentement composé des quatre parties présentes à la réunion.» Chaque partie enverrait à la table trois délégués, pour un total de 12 personnes.


Mme Dallaire n'exclut toutefois pas que «des experts [se joignent au comité] ici et là dans le processus». Est-ce à dire que la Coalition pour que Québec ait meilleure mine a finalement pu intégrer le groupe de travail, comme le souhaite le comité citoyen ? «À la table de travail, dans le comité de travail, non, répond Nathalie Dallaire. Mais ce qui va graviter autour, les parties veulent l'aborder, mais il n'y en a pas été question.»


Un outil pour l'avenir


Finalement, le projet d'expansion de la fosse Malartic - un autre sujet sensible - a lui aussi été examiné le 15 décembre. La MCM a déposé une étude d'impact environnemental en février 2015 dans le but de prolonger sa fosse au gisement Barnat et de dévier la route 117. Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement devrait se pencher sur le projet en 2016.


«Tout le monde a la vision d'un outil à long terme, a répondu à ce propos Mme Dallaire. Est-ce que ça inclut le projet d'expansion, et comment ? On verra. Mais indirectement, oui, [les parties] l'ont abordé.» Elle ajoute que cet outil serait «modulable» au cours du temps.


Si les quatre parties prenantes ont convenu de faire affaire avec Transfert Environnement et Société, firme spécialisée dans les enjeux d'acceptabilité sociale, c'est la MCM qui paiera la note. «Si une seule des quatre parties n'acceptait pas notre mandat, on n'y allait pas, a tenu à préciser Mme Dallaire. La neutralité est primordiale dans ce dossier-là.»


Le nouveau groupe de travail s'est déjà réuni une première fois le 6 janvier, après quoi les réunions devraient se suivre toutes les deux semaines, jusqu'à ce qu'un protocole soit établi. Une source proche du dossier a toutefois noté une certaine urgence du côté du comité citoyen qui, fatigué de tourner autour du pot, souhaite entrer le plus vite possible dans le vif du sujet : les modalités d'acquisition de maisons dans la zone sud par la MCM.


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