ALÉNA: encore du travail avant de parvenir à un accord entre Washington et Ottawa

Publié le 19/09/2018 à 13:38

ALÉNA: encore du travail avant de parvenir à un accord entre Washington et Ottawa

Publié le 19/09/2018 à 13:38

Par AFP

Donald Trump s'est de nouveau insurgé mardi contre les clauses protectionnistes protégeant le secteur laitier canadien. (Photo: 123rf.com)

Beaucoup de travail reste à faire au cours des discussions de haut niveau qui ont repris mercredi à Washington entre le Canada et les États-Unis sur la refonte de l'accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).


Il reste «encore du travail» à accomplir pour les négociateurs, a déclaré à Ottawa, le Premier ministre canadien Justin Trudeau qui a envoyé de nouveau sa ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland négocier à Washington avec le représentant américain au commerce Robert Lighthizer (USTR), pour la première session de discussions en personne depuis huit jours.


«On reste confiant (sur le fait) qu'il y a toujours une piste (d'accord) mais ça va encore demander du travail», a déclaré le dirigeant libéral.


À Washington, Mme Freeland a souligné le travail «intense» des négociateurs pendant toute la semaine écoulée et même la nuit dernière. «Une équipe a travaillé pendant toute la nuit jusqu'à sept heures du matin», a indiqué la ministre à la presse avant d'entrer dans les locaux de l'USTR. 


Mais comme à son habitude, elle s'est gardée de donner des détails sur l'évolution des négociations qui durent maintenant depuis plusieurs semaines. 


En quittant le Canada pour Washington, Mme Freeland avait intrigué la presse en portant un T-shirt faisant référence aux négociations. 


Gardez votre calme et négociez


Une photo, publiée sur Twitter et prise à l'aéroport d'Ottawa mardi soir, a montré la chef de la diplomatie canadienne arborant un T-shirt estampillé: «Gardez votre calme et négociez l'ALÉNA».


«C'est un cadeau de ses enfants. Elle le porte tout le temps», a confirmé son porte-parole Adam Austen, joint par l'AFP.


Le message est un énième détournement humoristique d'un slogan placardé sur des affiches par le gouvernement britannique en 1939, «Keep calm and carry on» («Gardez votre calme et continuez») pour préparer la population à d'éventuelles attaques aériennes allemandes au début de la Seconde Guerre mondiale.


Les médias canadiens ont immédiatement vu dans ce T-shirt le message que le Canada n'était pas prêt à céder aux pressions de l'administration Trump.


Peu avant d'entrer en discussions, la ministre canadienne - elle-même une ancienne journaliste - a insisté pour «remercier» la présence de la presse. «Je suis très au fait du rôle primodial que les médias jouent dans une démocratie», a-t-elle relevé. 


La renégociation de l'accord de libre-échange, qui lie depuis 1994 les économies américaine, canadienne et mexicaine, a été imposée en août 2017 par le président américain Donald Trump. Il considère ce traité comme «le pire» de l'histoire pour avoir détruit des emplois américains, notamment dans le secteur automobile.


Les États-Unis ont déjà signé en août un pan bilatéral du traité de libre-échange avec le Mexique.


Les discussions entre Ottawa et Washington achoppent notamment sur la protection du secteur laitier canadien et sur le dispositif de règlement des litiges commerciaux (dit chapitre 19), tous deux remis en question par l'administration Trump. 


«On va continuer de défendre la gestion de l'offre» agricole, a assuré M. Trudeau, alors que Donald Trump s'est de nouveau insurgé mardi contre les clauses protectionnistes protégeant le secteur laitier canadien. 


Décidés à ne pas faire les frais d'un compromis entre Washington et Ottawa, qui tentent de s'entendre sur une version modernisée de l'Aléna après plus d'un an de négociations, les producteurs laitiers canadiens ont d'ailleurs accru la pression mercredi sur le gouvernement de M. Trudeau.


«Nous demandons au gouvernement de veiller à ce que tout accord définitif de l'ALÉNA n'ait aucun impact négatif additionnel sur le secteur laitier», a déclaré à Ottawa, Pierre Lampron, président de l'association des producteurs laitiers du Canada.


À l'issue d'une première séance de discussions mercredi qui devait reprendre dans l'après-midi, la ministre des affaires étrangères a assuré que le Canada avait un «talent» pour les négociations. «Nous sommes un pays qui est bon à trouver des compromis. C'est un talent que nos négociateurs démontrent de façon certaine», a indiqué la ministre en ajoutant que l'objectif principal «restait de défendre l'objectif national» canadien.


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