Régime de retraite : 6 questions à poser

Publié le 01/09/2009 à 10:36

Régime de retraite : 6 questions à poser

Publié le 01/09/2009 à 10:36

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Quand les mots " déficit de solvabilité " résonnent, tout le monde a peur de perdre son fonds de pension. Voici six questions à poser lors de la prochaine assemblée annuelle de votre régime de retraite.


1 Mon régime est-il déficitaire ?


Cette grande question trouve généralement réponse avant même d'être posée ! L'état de solvabilité est une radiographie de votre régime de retraite, vu comme s'il devait prendre fin aujourd'hui. Il n'a rien à voir avec un quelconque exercice de comptabilité créative. " Il n'y a pas de possibilité d'interprétation, pas de subjectivité, pas de manipulation possible ", assure Jean Demers, actuaire, associé chez Morneau Sobeco. Un déficit indique que la caisse ne contient pas suffisamment d'argent pour assurer le versement complet des rentes promises.


 


 


En sous-question : comment comblerons-nous le déficit ? Si un employeur est en bonne santé financière, il n'y a pas lieu de paniquer. Les entreprises ont maintenant dix ans pour renflouer les caisses de retraite. Une reprise des marchés boursiers ou une hausse des taux d'intérêt leur donneront un bon coup de pouce. L'employeur comblera généralement le reste. Dans de très rares cas, les cotisations des employés pourraient augmenter. Et si l'entreprise fait faillite ? " Les participants au régime recevront des rentes inférieures à celles qui étaient prévues par le régime, soit au prorata de l'argent qui reste dans la caisse ", précise Andrée Charest, actuaire et vice-présidente exécutive chez Optimum Actuaires et conseillers.


2 Quels sont les résultats par catégorie d'actif ?


Les marchés boursiers se sont effondrés en 2008, tout le monde le sait. Mais y a-t-il des placements qui ont mieux performé ? Des investissements qui ont reculé ? Pourquoi ? C'est l'occasion d'entrer plus avant dans la mécanique de la caisse de retraite.


Normalement, les responsables du régime, c'est-à-dire l'employeur ou ses représentants, devraient pouvoir expliquer et détailler les résultats de chaque type d'investissement : actions canadiennes, américaines ou étrangères, obligations et bons du Trésor, sans oublier les placements dits " alternatifs ", comme l'immobilier, les infrastructures ou tout autre placement un peu ésotérique ou irréaliste.


Les responsables du régime devraient pouvoir expliquer tant les écarts négatifs que ceux qui sont positifs. Un rendement supérieur pourrait s'expliquer par une prise de risques plus élevés qui, en d'autres circonstances, risquerait de se traduire par un rendement nettement moindre.


3 Comment les gestionnaires sont-ils choisis et évalués ?


La plupart des caisses de retraite confient des mandats de gestion des placements à des gestionnaires de firmes externes. Sont-ils choisis en fonction de leur style de gestion, de leur rendement antérieur ou de leurs honoraires ?


" Le régime devrait avoir des règles claires en ce qui concerne le suivi des gestionnaires externes, y compris leur congédiement ", remarque Jean Demers, actuaire. Il faut juger un gestionnaire en le comparant à ses pairs, tout en lui donnant suffisamment de temps pour faire ses preuves, soit environ quatre ans, avec des suivis périodiques.


4 Quelle est la politique de placement ?


Le gestionnaire choisit les titres, mais il n'est pas responsable de la répartition des placements (actions, obligations, etc). C'est la politique de placement qui établit cette répartition tout en fournissant des balises aux gestionnaires externes.


" Seul, le participant ne peut pas influencer le détail des placements, dit Michèle Frenette, consultante en régime de retraite. Un nombre élevé de participants pourrait influencer la politique d'investissement, mais encore faudrait-il, dans un régime à prestations déterminées, que l'employeur accepte, puisqu'en fin de compte, c'est lui qui paiera la note si un rendement moindre mène à un déficit. "


5 comment gère-t-on le risque ?


Pour des raisons évidentes d'efficacité, le participant n'a pas de droit de regard sur chaque investissement effectué par son régime. Il a toutefois le droit de poser des questions quant au risque associé aux divers types de placement et aux mesures qui sont prises pour les atténuer. Dans le cas de pertes importantes, il est tout à fait légitime de demander des explications. Que fait-on pour éviter que les dérapages ne se produisent de nouveau ?


6 Quel est avenir du régime ?


Lors de l'assemblée annuelle, il est pertinent de se demander ce qu'il adviendra du régime au cours des prochaines années. Sera-t-il maintenu sous sa forme actuelle ? Prévoit-on le bonifier ? " L'employeur devra alors se prononcer devant plusieurs participants, remarque Michèle Frenette. Il devra prendre un engagement. "


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