Série blue chips (2): trois titres qu'aime Yann Furic, de la Financière des professionnels

Offert par Les Affaires


Édition du 10 Février 2018

Série blue chips (2): trois titres qu'aime Yann Furic, de la Financière des professionnels

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Édition du 10 Février 2018

N.D.L.R. On a demandé à des gestionnaires si les blue chips existaient toujours. Oui, ont-ils unanimement répondu, mais avec nombre de nuances. Ils nous expliquent comment les trouver et en suggèrent quelques-uns.


Yann Furic, gestionnaire, répartition d'actifs et stratégies alternatives, Financière des professionnels


Le gestionnaire de portefeuille fait d’entrée de jeu écho à la définition consensuelle d’un blue chips. À savoir que ce sont des compagnies de grande taille, établies depuis très longtemps, qui sont leaders dans leur domaine d’activité et qui ont généralement un historique de versement de dividendes croissant. Il rappelle aussi que l’achat de leur action s’inscrit sur un horizon de placement à long terme. « Le modèle d’affaires de ces entreprises, en vertu d’une loi ou soit parce qu’ils ont été des précurseurs dans leur domaine, est généralement difficile à dupliquer. Autrement dit, les barrières à l’entrée sont difficiles à franchir pour les éventuels concurrents, ce qui donne aux entreprises établies un avantage certain », précise-t-il.


Canadien National
(Tor., CNR, 96,56$)
Capitalisation boursière : 75G$


« Sur le marché canadien, le CN représente à mes yeux l’exemple même d’un blue chips. Avec son important réseau historique de chemins de fer, il dispose d’un actif quasi-impossible à dupliquer, et ce, même pour quelqu’un qui dispose d’une fortune colossale. » Il aime donc la stabilité du modèle et juge, malgré les vents contraires dans le secteur du commerce de détail, que les biens et services qui sont achetés par voie électronique devront néanmoins être transportés. Ce qui lui fait dire que le modèle est soutenable à long terme, sans compter les autres matières premières qui continuent d’être acheminées par voie ferrée. La stabilité dans les ratios est un autre critère propre aux blue chips selon lui. « Le CN démontre de la stabilité dans ses ratios, que ce soit lorsqu’il est question du retour sur le capital investi, des marges bénéficiaires ou de la croissance annuelle du dividende. Au cours des 20 dernières années, le CN a surpassé l’indice S&P TSX de 11% par année. » Le gestionnaire souligne que ce n’est pas un hasard si Warren Buffett, le célèbre investisseur américain, bien connu pour son amour des actions d’entreprises de première qualité, a mis la main sur la compagnie de chemin de fer Burlington Northern and Santa Fe. Le Canadien National a augmenté son dividende chaque année depuis 1996, une séquence de 21 augmentations consécutives. Le rendement du dividende est de 1,67%.


Les six grandes banques canadiennes
(Tor., RY, 101,38$) (Tor., TD, 71,86$) (Tor., BNS, 78,17$)
(Tor., BMO, 97,53$) (Tor., NA, 62,30$) (Tor., CM, 116,31$)
Capitalisation boursière : entre 21G$ et 147G$


 Les six grandes banques canadiennes reçoivent toutes l’appellation blue chips aux yeux du gestionnaire de la Financière des professionnels. Il n’en favorise pas une en particulier, mais aime le secteur dans son ensemble, bien qu’il reconnaisse que certaines conviennent mieux à un investisseur souhaitant, par exemple, une exposition plus grande au marché américain ou au marché d’Amérique latine. « Les banques canadiennes font partie d’un oligopole qui est réglementé. Elles sont présentes depuis très longtemps et cette situation devrait perdurer, car le gouvernement canadien n’émet pas de nouvelles licences. » Il mentionne qu’au cours des huit dernières années, elles ont surpassé l’indice S&P TSX d’en moyenne au moins 5% en rendement total (incluant les dividendes réinvestis). Selon lui, les banques devraient continuer à bénéficier de vents favorables. « Avec les économies qui sont alignées, l’amorce de la hausse des taux d’intérêt, il devrait y avoir une augmentation de leurs marges. » Les grandes banques canadiennes sont connues des investisseurs pour leur dividende attrayant. À titre d’exemple, la Royale a haussé deux fois son dividende par année depuis six ans. La banque Scotia paie un dividende à ses actionnaires depuis sa fondation en 1832.


BCE
(Tor., BCE, 56,49$)
Capitalisation boursière : 56G$


BCE est l’une des principales compagnies de télécommunication au pays et une action chouchou dans bien des portefeuilles. « Ce titre remplit plusieurs des critères propres à un blue chip. Il a un avantage concurrentiel, car nous n’avons pas beaucoup d’opérateurs au Canada. Le modèle est difficile à dupliquer. Et c’est aussi une grande entreprise établie qui a un historique de versement de dividendes réguliers. » L’entreprise a notamment augmenté son dividende au cours des huit dernières années. Le gestionnaire de portefeuille aime son PDG, George Cope, « l’un des meilleurs gestionnaires au pays ». Il juge que l’entreprise a bien navigué dans les transformations du marché, dont celui du déplacement des lignes fixes vers la téléphonie cellulaire. « Dans le contexte du marché, à un ratio cours-bénéfice de 18 et avec un rendement du dividende de 4%, le titre demeure attrayant. » Il précise que BCE a en moyenne "surperformé" l’indice de 8% au cours des 20 dernières années. L’entreprise paie un dividende annuel de 2,87$ par action à ses actionnaires.onnaire de portefeuille fait d’entrée de jeu écho à la définition consensuelle d’un blue chips. À savoir que ce sont des compagnies de grande taille, établies depuis très longtemps, qui sont leaders dans leur domaine d’activité et qui ont généralement un historique de versement de dividendes croissant. Il rappelle aussi que l’achat de leur action s’inscrit sur un horizon de placement à long terme. « Le modèle d’affaires de ces entreprises, en vertu d’une loi ou soit parce qu’ils ont été des précurseurs dans leur domaine, est généralement difficile à dupliquer. Autrement dit, les barrières à l’entrée sont difficiles à franchir pour les éventuels concurrents, ce qui donne aux entreprises établies un avantage certain », précise-t-il. 


Canadien National 

(Tor., CNR, 96,56$)

Capitalisation boursière : 75G$

« Sur le marché canadien, le CN représente à mes yeux l’exemple même d’un blue chips. Avec son important réseau historique de chemins de fer, il dispose d’un actif quasi-impossible à dupliquer, et ce, même pour quelqu’un qui dispose d’une fortune colossale. » Il aime donc la stabilité du modèle et juge, malgré les vents contraires dans le secteur du commerce de détail, que les biens et services qui sont achetés par voie électronique devront néanmoins être transportés. Ce qui lui fait dire que le modèle est soutenable à long terme, sans compter les autres matières premières qui continuent d’être acheminées par voie ferrée. La stabilité dans les ratios est un autre critère propre aux blue chips selon lui. « Le CN démontre de la stabilité dans ses ratios, que ce soit lorsqu’il est question du retour sur le capital investi, des marges bénéficiaires ou de la croissance annuelle du dividende. Au cours des 20 dernières années, le CN a surpassé l’indice S&P TSX de 11% par année. » Le gestionnaire souligne que ce n’est pas un hasard si Warren Buffett, le célèbre investisseur américain, bien connu pour son amour des actions d’entreprises de première qualité, a mis la main sur la compagnie de chemin de fer Burlington Northern and Santa Fe. Le Canadien National a augmenté son dividende chaque année depuis 1996, une séquence de 21 augmentations consécutives. Le rendement du dividende est de 1,67%.

Les six grandes banques canadiennes

(Tor., RY, 101,38$) (Tor., TD, 71,86$) (Tor., BNS, 78,17$) 

(Tor., BMO, 97,53$) (Tor., NA, 62,30$) (Tor., CM, 116,31$)

Capitalisation boursière : entre 21G$ et 147G$

Les six grandes banques canadiennes reçoivent toutes l’appellation blue chips aux yeux du gestionnaire de la Financière des professionnels. Il n’en favorise pas une en particulier, mais aime le secteur dans son ensemble, bien qu’il reconnaisse que certaines conviennent mieux à un investisseur souhaitant, par exemple, une exposition plus grande au marché américain ou au marché d’Amérique latine. « Les banques canadiennes font partie d’un oligopole qui est réglementé. Elles sont présentes depuis très longtemps et cette situation devrait perdurer, car le gouvernement canadien n’émet pas de nouvelles licences. » Il mentionne qu’au cours des huit dernières années, elles ont surpassé l’indice S&P TSX d’en moyenne au moins 5% en rendement total (incluant les dividendes réinvestis). Selon lui, les banques devraient continuer à bénéficier de vents favorables. « Avec les économies qui sont alignées, l’amorce de la hausse des taux d’intérêt, il devrait y avoir une augmentation de leurs marges. » Les grandes banques canadiennes sont connues des investisseurs pour leur dividende attrayant. À titre d’exemple, la Royale a haussé deux fois son dividende par année depuis six ans. La banque Scotia paie un dividende à ses actionnaires depuis sa fondation en 1832. 

BCE

(Tor., BCE, 56,49$)

Capitalisation boursière : 56G$

BCE est l’une des principales compagnies de télécommunication au pays et une action chouchou dans bien des portefeuilles. « Ce titre remplit plusieurs des critères propres à un blue chip. Il a un avantage concurrentiel, car nous n’avons pas beaucoup d’opérateurs au Canada. Le modèle est difficile à dupliquer. Et c’est aussi une grande entreprise établie qui a un historique de versement de dividendes réguliers. » L’entreprise a notamment augmenté son dividende au cours des huit dernières années. Le gestionnaire de portefeuille aime son PDG, George Cope, « l’un des meilleurs gestionnaires au pays ». Il juge que l’entreprise a bien navigué dans les transformations du marché, dont celui du déplacement des lignes fixes vers la téléphonie cellulaire. « Dans le contexte du marché, à un ratio cours-bénéfice de 18 et avec un rendement du dividende de 4%, le titre demeure attrayant. » Il précise que BCE a en moyenne "surperformé" l’indice de 8% au cours des 20 dernières années. L’entreprise paie un dividende annuel de 2,87$ par action à ses actionnaires.   

 

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