Activités philanthropiques : les ingénieurs hésitent

Publié le 09/10/2010 à 00:00, mis à jour le 10/11/2010 à 14:29

Activités philanthropiques : les ingénieurs hésitent

Publié le 09/10/2010 à 00:00, mis à jour le 10/11/2010 à 14:29

Les allégations de corruption et de collusion en matière d'attribution de contrats ont commencé à avoir un effet négatif sur les activités philanthropiques des ingénieurs.


" Les ingénieurs doivent apprendre à gérer non seulement l'éthique, mais aussi le risque de perdre leur réputation. On peut se retrouver en première page d'un journal parce qu'on a été vu à un match de hockey avec quelqu'un, mais aussi pour avoir participé à une soirée-bénéfice pour une fondation en vue d'obtenir un contrat ", souligne Johanne Desrochers, pdg de l'Association des ingénieurs-conseils du Québec (AICQ).


Les risques d'être accusé de conflit d'intérêts en devenant président d'une campagne de financement peuvent en décourager plus d'un. " Les gens n'oseront plus accepter ce genre de mandat. On se prive d'un réseau d'entreprises et de philanthropes ", estime Mme Desrochers.


C'est toute la notion du développement des affaires qui est touchée. " Tout est montré du doigt. Le développement des affaires est devenu problématique. Mais c'est une question de jugement. Si un donneur d'ordres se fait proposer des billets de hockey par une firme qui déposé une soumission pour un contrat, il est inapproprié de les accepter. Dans d'autres situations, c'est plus acceptable. La ligne de démarcation est fine, car les relations d'affaires ne se bâtissent pas seulement dans un bureau ", dit Maud Cohen, présidente de l'Ordre des ingénieurs du Québec.


Mme Desrochers soutient que la relation de confiance entre un professionnel et un client ne se bâtit pas par des rencontres officielles seulement. " Il est important de bien connaître son client pour aller au-delà de ses attentes. Un cadeau, une marque d'appréciation ou ce que j'appelle un geste de civilité ne devraient pas être condamnables. "


Tout est une question de jugement. " Il est difficile d'établir des règles claires et adaptées à toutes les situations. Il y a une relation d'affaires à entretenir ", dit Steeve Fiset, président et chef de la direction de BBA.


" Il est acceptable de partager un repas avec des clients, ajoute-t-il. Si le dîner a lieu à Venise avec tous les membres de sa famille, il va de soi que ce n'est pas acceptable ".


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