Logiciel libre ou open source, du pareil au même ?

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Mai 2015

Logiciel libre ou open source, du pareil au même ?

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Mai 2015

D’aucuns parlent indistinctement de logiciel libre et de code source ouvert (open source). « Il y a bel et bien une nuance entre les deux, mais elle se situe davantage sur le plan philosophique », soutient Laurent Bounin, directeur de compte à Acquia Canada. Un logiciel libre doit respecter les quatre règles de la Free Software Foundation (FSF), un organisme à but non lucratif fondé en 1985, aux États-Unis, par Richard Stallman, grand gourou du logiciel libre.


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Pour être « libre », un logiciel doit :



  • Pouvoir être exécuté comme vous voulez, pour n’importe quel usage;

  • Pouvoir être étudié et modifié grâce à un accès libre au code source;

  • Pouvoir être redistribué gratuitement;

  • Pouvoir être distribué gratuitement après avoir été modifié.


Un nouveau modèle d’affaires


On le voit, la notion de gratuité et de partage est ici centrale. Mais dans les faits, tous les logiciels à code source ouvert ne sont pas complètement libres. Le fait que le code source soit « ouvert » signifie en fait que quiconque peut le consulter. Le code n’est pas gardé secret. Toutefois, différentes licences prescrivent l’usage, notamment commercial, pouvant être fait, ou non, d’un tel logiciel.


Par exemple, la licence publique générale GNU stipule que tous ceux qui modifient le logiciel doivent le laisser ouvert, c’est-à-dire qu’ils doivent offrir les modifications du code à la communauté. Plutôt que de préserver les droits d’auteur, cette licence préserve les droits des utilisateurs. À l’inverse, la licence X11 (aussi appelée MIT) ou la licence BSD sont des licences de logiciel libre permettant d’inclure des modifications, y compris sous des licences non libres. Autrement dit, on peut modifier un logiciel libre, mais faire de cette modification sa propriété commerciale, ou encore réutiliser en tout ou en partie un logiciel libre, y compris en l’intégrant dans un logiciel propriétaire. C’est le type de licence qu’utilise Apple, par exemple.


L’adoption du terme « open source » chez plusieurs utilisateurs du logiciel libre vient donc, en partie du moins, de la volonté de développer un modèle d’affaires basé sur le libre, et aussi d’éviter la confusion avec l’idée de gratuité. Elle met l’accent sur la caractéristique technique (l’ouverture du code source), plutôt que sur l’aspect philosophique (la liberté).


« Le terme open source aide à parler aux entreprises, qui regardaient souvent le logiciel libre avec une certaine méfiance, explique le consultant en TI libres, Fabián Rodríguez. L’idée de gratuité a une connotation négative, jetant le doute sur la qualité et la fiabilité de ces logiciels. De plus, si les logiciels libres sont disponibles gratuitement, leur implantation et leur maintien ne l’est pas. Cela créait une confusion. »


Pour Guillaume Boudrias, de Praxis Laboratories Coop, cette nuance entre logiciel libre et open source n’a au fond que bien peu d’importance. Ce qui compte, c’est le passage d’une économie du savoir captif (logiciel propriétaire) à une économie du savoir partagé (logiciel libre et open source). « Cela permet à plein d’entreprises de vendre du service, plutôt que de restreindre le marché à quelques entreprises productrices de produits, donc il y a une meilleure distribution des opportunités d’affaires, croit-il. Même Microsoft a maintenant une division open source. L’ancien modèle d’affaires, basé sur la propriété privée du code source, est obsolète. »


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