Ululab, un petit nouveau dans le créneau du jeu éducatif

Publié le 22/06/2013 à 00:00, mis à jour le 20/06/2013 à 13:45

Ululab, un petit nouveau dans le créneau du jeu éducatif

Publié le 22/06/2013 à 00:00, mis à jour le 20/06/2013 à 13:45

Par Ulysse Bergeron

Ululab, une jeune entreprise montréalaise, désire exploiter le potentiel ludique des jeux vidéo à des fins éducatives. Son but : créer la recette parfaite qui mélange divertissement et apprentissage.


Car jusqu'à présent, force est de constater que les jeux vidéo éducatifs sont généralement développés par des pédagogues qui maîtrisent le contenu, mais qui ne connaissent rien à l'univers du jeu vidéo, indique François Boucher-Genesse, cofondateur de l'entreprise et détenteur d'une maîtrise en éducation. Trop souvent, on transpose simplement des notions d'apprentissage sur une plateforme de jeu.


Ululab veut justement mettre du piquant dans l'univers de l'apprentissage en développant des jeux qui «suscitent le même intérêt que les jeux vidéo non éducatifs. Moi le premier, je veux avoir du plaisir quand je joue», dit Jean-Guillaume Dumont, cofondateur de l'entreprise et détenteur d'une maîtrise en éducation.


L'aspect ludique des jeux vidéo éducatifs, trop souvent sous-exploité, permet aux jeunes de «vivre leurs compréhensions» et du coup de rendre la matière enseignée moins abstraite, renchérit le troisième cofondateur, Dany Joly, ancien employé chez Microsoft.


L'entreprise lancera son premier jeu vidéo à l'automne. Ce dernier portera sur les fractions et sera déployé sur plateforme mobile. Il a été développé avec l'aide de plusieurs spécialistes et universitaires. Le joueur sera maître de la destinée d'un jeune éléphant de l'époque préhistorique qui déambule entre les volcans en relevant des défis faisant appel à la compréhension des fractions.


Gagner plusieurs marchés


L'entreprise concentre ses efforts sur les sciences, les mathématiques et l'ingénierie. N'ayant pas de barrières linguistiques, ces domaines leur permettront de gagner plusieurs marchés, espèrent les trois dirigeants.


Qui plus est, «il s'agit de domaines où de nombreux jeunes se heurtent à des difficultés de compréhension, peu importe les pays, aussi bien chez les garçons que chez les filles», précise Jean-Guillaume Dumont, indiquant qu'il pourrait s'agir là d'un outil parmi d'autres pour contrer le décrochage.


Selon les trois dirigeants, le potentiel du marché des jeux éducatifs est difficile à évaluer, car peu d'entreprises s'y sont intéressées. «Nous commencerons tranquillement par le Québec, mais nous espérons par la suite percer d'autres marchés, comme les États-Unis», explique François Boucher-Genesse.


20 En 2018, les plateformes mobiles devraient représenter la moitié des retombées de l'industrie et totaliser 20 milliards de dollars, selon DFC Intelligence.

À suivre dans cette section


image

Marketing de contenu

Mercredi 19 avril


image

Objectif Nord

Mardi 25 avril


image

Rémunération globale

Mercredi 26 avril


image

Femmes Leaders

Mardi 16 mai


image

FinTech

Mercredi 31 mai


image

Communication interne

Mercredi 07 juin


image

Fusions-acquisitions

Mercredi 07 juin


image

Fraude alimentaire

Mardi 12 septembre


image

Forum TI

Mercredi 13 septembre


image

Gestion de l'innovation

Jeudi 21 septembre


image

Transports

Mardi 03 octobre


image

Gestion du changement

Mercredi 18 octobre


image

Parcs industriels

Mardi 21 novembre

DANS LE MÊME DOSSIER

À la une

Voilà ce qui risque le plus de stopper la hausse des marchés

14:26 | Jean Gagnon

Qu’est-ce qui mettra fin à la hausse boursière? Pour plusieurs gestionnaires, il n'y a pas de doute.

Kraft Heinz supprime 200 emplois au Canada et aux États-Unis

Kraft Heinz a mis à pied 200 travailleurs administratifs au Canada et aux États-Unis.

Endettement: et si le gouvernement était une famille?

BLOGUE. Ottawa nous a présenté un budget soporifique, mais inquiétant. Comparons avec une famille, pour voir.