Le comité aviseur, un plus pour réussir son projet d'entreprise


Édition du 12 Novembre 2016

Le comité aviseur, un plus pour réussir son projet d'entreprise


Édition du 12 Novembre 2016

Vous avez une idée d’entreprise ? Vous devriez déjà vous entourer de mentors qui pourraient bientôt constituer votre comité aviseur avant de former, plus tard, un conseil d’administration. Écoute, aide à la décision, regard extérieur et critique… Même avant qu’elles soient rendues obligatoires par les partenaires financiers, ces instances accompagnent l’entrepreneur et brisent sa solitude.


Les experts s’entendent : s’entourer dès le démarrage de l’entreprise est un atout majeur. « Dès le début, l’entrepreneur est entouré de personnes qui ont quelque chose à lui demander ou à lui vendre. Il devrait avoir autour de lui des personnes désintéressées pour pouvoir échanger librement », avance Michel Nadeau, directeur général de l’Institut sur la gouvernance. Échanger sur les orientations, les décisions à prendre, comment gérer tel ou tel enjeu (un déménagement, l’exportation, la vente en ligne), suivre l’évolution des résultats financiers etc.


Au départ, il peut s’agir de mentors bénévoles qu’on consulte ponctuellement. Ensuite, « lorsque l’entreprise devient plus complexe, qu’elle a une vingtaine d’employés et un chiffre d’affaires d’environ 10 millions, c’est le temps de mettre en place un comité aviseur, conseille Michel Nadeau. Ce n’est pas la peine de constituer tout de suite un conseil d’administration. La mise en place d’un comité aviseur peut déjà être un gros choc pour l’entrepreneur et engendrer des craintes car il expose son bébé au grand jour, il dévoile son plan d’affaires. Il faut le faire à des gens de confiance dont on ne craint pas qu’ils volent l’idée. »


La structure doit d’abord être légère et souple. « C’est une erreur d’attendre pour s’entourer d’un conseil, mais on peut commencer par un comité consultatif », confirme Patrice Vachon, associé chez Fasken et Martineau. Ce comité peut comprendre au moins trois personnes extérieures aux compétences diverses (juridiques, financières, en ressources humaines, etc.), bénévoles au départ tout au moins, qui se rencontrent de temps en temps ou sont sollicitées de façon ponctuelle par l’entrepreneur. Le comité donne son avis mais il ne peut pas prendre de décisions.


Bien choisir les membres


L’étape du conseil d’administration vient après et n’est pas obligatoire. C’est un choix qui doit bien être analysé car « va avec le CA la responsabilité légale de ses membres, ce qui implique de prendre une police d’assurance pour chacun d’entre eux », indique Patrice Vachon.


C’est pour cette raison que de nombreuses entreprises conservent un comité aviseur même si leur taille à augmenté.


Toutefois, Michel Nadeau est d’avis qu’il « vaut mieux prendre l’initiative de le faire, car ce sera sûrement une demande, un jour, de la banque ou des investisseurs. C’est un point positif aux yeux des institutions financières. Cela prouve qu’il y a une bonne gouvernance dans l’entreprise, que l’entrepreneur est bien entouré ».


La première étape pour constituer un comité aviseur ou un conseil d’administration est également la plus délicate : le choix des membres.


«Il faut viser une parité, choisir des personnes non complaisantes, qui challengent l’entrepreneur parce qu’elles sont plus fortes que lui dans un domaine ou un autre. Mais surtout, c’est fondamental de choisir les membres de façon à ce qu’une chimie ait lieu entre eux », affirme Patrice Vachon.


Il conseille d’organiser des réunions stratégiques de deux ou trois jours régulièrement pour souder l’équipe. Les mandats ne peuvent être que de durée limitée car les compétences des membres doivent varier selon les enjeux rencontrés par l’entreprise.


Si, au tout début, les mentors peuvent être bénévoles, il est habituel de les rémunérer lorsque les comités de structurent et les enjeux de l’entreprise deviennent plus complexes. Le budget varie mais « il est généralement de 500$ par réunion et, par exemple, un forfait annuel de 2000 $ supplémentaire pour couvrir les appels de l’entrepreneur en dehors des réunions», indique Patrice Vachon. Ces montants varient d’une entreprise à l’autre et « doivent être vus comme des investissements et non un coût car les répercussions sur la croissance de l’entreprise sont concrètes».


Qu’il s’agisse d’un comité aviseur ou d’un conseil d’administration, « ils doivent être structurés de la même façon», recommande Patrice Vachon. « Cela force l’entrepreneur à montrer ses résultats, à développer sa rigueur et sa discipline », estime Michel Nadeau.


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