Des nouvelles des cabinets

Offert par Les Affaires


Édition du 03 Juin 2017

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Édition du 03 Juin 2017

[Photo: 123RF]

Norton Rose Fulbright : nouvelle associée directrice à Québec


Malgré un «marché très compétitif», le cabinet international Norton Rose Fulbright maintient sa première place dans le classement au Québec. Pourtant, les récentes acquisitions de la firme à l'échelle nationale n'ont eu que peu d'effets sur ses effectifs, qui ont baissé de près de 2 % en 2017.


Norton Rose Fulbright et Bull Housser, un cabinet de Vancouver, se sont en effet regroupés en septembre 2016. «Cela nous donne la porte sur l'Asie qui nous manquait», affirme Solomon Sananes. Au Canada, Norton Rose Fulbright compte des bureaux à Montréal, à Québec, à Ottawa, à Toronto, à Calgary et maintenant à Vancouver. Plus récemment, le cabinet a annoncé son regroupement avec Chadbourne & Parke, une autre firme internationale, qui permettra à Norton Rose Fulbright d'avoir plus de 1 000 avocats aux États-Unis et plus de 4 000 dans 58 bureaux répartis dans 32 pays.


Devant la forte concurrence, c'est justement «notre plateforme nationale et internationale qui nous démarque sur le marché», estime M. Sananes. Le bureau de Québec, dont les clients sont essentiellement des PME, et celui de Montréal, qui compte parmi ses clients de nombreuses grandes sociétés, peuvent accompagner les entreprises à l'international grâce aux bureaux du cabinet à l'étranger.


À Québec, où il compte 54 avocats, le cabinet a fêté en 2016 ses 25 ans de présence. Une nouvelle associée directrice, Olga Farman, a été nommée à l'automne 2016. Cette avocate, qui fait partie du cabinet depuis 2013, pratique le droit commercial et le droit des sociétés.


La firme mise sur des expertises très pointues pour apporter une valeur ajoutée à ses clients. Par exemple, si le bureau de Québec offre tous les services du cabinet, il est aussi spécialisé dans les sciences de la vie.


Fasken Martineau : croissance par acquisitions


Le cabinet a gagné une place dans le palmarès cette année. Arrivée 2e, la firme, issue de la fusion de trois cabinets canadiens en 2000, a des bureaux au Canada (Montréal, Québec, Ottawa, Toronto, Vancouver, Calgary), mais aussi à Londres et à Johannesburg, en Afrique du Sud.


Si ses effectifs sont stables et devraient le rester, «2016 a été une année de croissance», affirme Éric Bédard, associé directeur pour la région du Québec. La stratégie de Fasken Martineau est notamment d'acquérir de nouveaux associés «dans des régions et des domaines d'expertise ciblés», précise M. Bédard. Il y a notamment eu des nominations au bureau de Toronto (mines et institutions financières). Au Québec, sept nouveaux associés ont rejoint les rangs de la firme en début d'année. Ils sont cinq à Montréal et deux à Québec dans les domaines du litige et de la résolution de conflits, des valeurs mobilières, des fusions et acquisitions, et du droit du travail.


Le cabinet est spécialisé dans les domaines du litige, du droit des sociétés, du droit commercial, du droit du travail et de l'emploi, des droits de la personne, de l'infrastructure, de la propriété intellectuelle, des technologies de l'information et de la fiscalité. «Notre avantage, c'est d'être capables d'offrir des services complets qui prennent en compte tous les volets des défis des entrepreneurs puisqu'ils ne touchent jamais qu'à une seule partie du droit. On a des équipes pluridisciplinaires autour des clients», indique l'associé directeur.


Les clients de Fasken Martineau sont «les grandes entreprises, celles de taille moyenne, mais aussi les petites entreprises, notamment celles qui connaissent une croissance rapide en technologie et en santé», souligne M. Bédard.


C'est justement pour cette clientèle de start-up que le cabinet, qui «investit beaucoup en technologie», a lancé l'automne dernier sa plateforme ViaFasken.


Pour 2017, Éric Bédard est optimiste : «On entrevoit encore une bonne année, car elle a commencé avec une augmentation de l'activité.» Le positionnement du cabinet dans les ressources naturelles pourrait lui valoir un surcroît de mandats, puisque «le secteur de l'énergie va bien et celui des mines présente des signes de reprise», se réjouit l'associé directeur.


McCarthy Tétrault : forte croissance


McCarthy Tétrault est le cabinet qui a eu la plus forte augmentation de ses effectifs en 2016 : 8,2 %. Ses 30 employés supplémentaires lui ont valu de monter de trois places dans le palmarès : il était 7e au classement de 2016 et est 4e cette année.


Effectivement, «2016 a été une excellente année», confirme Karl Tabbakh, nommé associé directeur pour le Québec en janvier. M. Tabbakh, associé au groupe du droit des affaires, a commencé sa carrière chez McCarthy Tétrault et a travaillé dans les bureaux de Montréal, de Toronto et de Londres. Puis, il a travaillé aux Émirats arabes unis, où il a notamment cofondé une société de capital de risque et d'investissement privé avant de revenir chez McCarthy Tétrault l'année dernière.


Le cabinet canadien, qui a des bureaux à Montréal, à Québec, à Vancouver, à Calgary, à Toronto et à Londres, a fait l'acquisition d'une firme torontoise d'avocats spécialisée dans l'administration de la preuve électronique, Wortzmans, en janvier dernier. Un choix stratégique pour «rendre des services [...] toujours plus axés sur l'innovation, la technologie et les résultats», a déclaré Dave Leonard, chef de la direction de McCarthy Tétrault au moment de l'annonce de l'acquisition, qui a ajouté 35 employés au bureau de Toronto.


Spécialisé dans le droit des affaires, les litiges (notamment en cas de recours collectifs), la fiscalité, le droit immobilier ainsi que le droit du travail et de l'emploi, McCarthy Tétrault est résolument positionné sur le marché des moyennes et grandes entreprises privées et publiques ainsi que des institutions.


«Notre croissance est basée sur l'innovation. Nous voulons offrir aux clients des services ayant toujours plus de valeur ajoutée à l'international, afin d'accompagner nos entreprises qui font des affaires ailleurs, mais aussi celles qui viennent investir au Canada, et nous nous concentrons sur l'offre de services dans des domaines de pointe, comme les mines, l'énergie, les infrastructures», explique M. Tabbakh.


Lavery : Anik Trudel nommée chef de la direction


En poste depuis avril, Anik Trudel, qui a été associée et avocate spécialisée en litige pendant 20 ans chez Stikeman Elliott puis qui a occupé des postes de direction dans des firmes de relations publiques, dont Citoyen Optimum, se donne comme mandat de «transformer la façon dont on rend les services juridiques» étant donné les nouveaux enjeux du marché.


Pour être en phase avec l'évolution actuelle du rôle des avocats, qui deviennent des conseillers stratégiques d'affaires, c'est tout un mode de pensée qui doit changer. «Avant, on se présentait par champ de pratique. On veut maintenant prendre un virage sectoriel et plutôt aborder les situations par industrie afin de mieux répondre aux défis des entreprises. Cela entraîne un mode de pensée plus entrepreneurial et basé sur les besoins du client plutôt que seulement sur les services professionnels», explique la nouvelle chef de la direction de Lavery (3e), qui a quatre bureaux à Montréal, à Québec, à Sherbrooke et à Trois-Rivières.


En 2016, le cabinet Lavery a notamment lancé un laboratoire juridique d'intelligence artificielle (IA), piloté par Jean-Sébastien Desroches.


La croissance du cabinet passera notamment par «l'acquisition de talents, poursuit Anik Trudel, afin d'assurer une expertise pointue et la révision des rôles et des fonctions en vue d'optimiser l'agilité organisationnelle» de la firme.


BCF Avocats d'affaires : en croissance


Le cabinet, qui est en 5e position au classement et qui a augmenté ses effectifs de 3,7 % l'année dernière, «connaît une croissance accélérée», affirme Mario Charpentier, associé directeur de BCF Avocats d'affaires. La firme, qui compte des bureaux à Montréal, à Québec et à Sept-Îles, a recruté huit associés ces 18 derniers mois, dont quatre âgés d'une trentaine d'années. Si certains viennent d'autres grands cabinets avec des expertises en droit bancaire ou immobilier, d'autres ont eu des promotions à l'interne, comme Julien Lacheré, expert en propriété intellectuelle.


La firme, qui a entamé une réflexion pour les 15 prochaines années, «se développe sur deux piliers, explique Mario Charpentier : l'innovation et l'entrepreneuriat». Tandis que ses clients sont principalement des entreprises de taille moyenne, BCF Avocats d'affaires a des équipes dans 22 champs de compétences dont les «locomotives» sont les fusions-acquisitions, le financement d'entreprise, la fiscalité nationale et internationale, la propriété intellectuelle et le litige commercial.


En 2016, le cabinet, né en 1995, a créé un service de mobilité globale des employés. Alors qu'il proposait déjà des services d'immigration d'affaires, il a décidé d'élargir son offre en incluant «tous les services, de la stratégie d'immigration à la relocalisation, en réponse aux demandes de nos clients d'avoir des services intégrés en la matière et devant les besoins croissants des entreprises qui font des affaires à l'international ou qui cherchent à attirer des talents d'autres pays», précise BCF.


Autre nouveauté : la firme a lancé son programme pour les start-up, BCF Imagine, en mars dernier. Enfin, signe des temps, BCF Avocats d'affaires a fermé son bureau à la Barbade en janvier 2017, étant donné «les récents changements législatifs ainsi que l'évolution des besoins de ses clients», indique le communiqué de la firme.


Cain Lamarre : un vent de renouveau pour le cabinet québécois


Inaugurant une phase de changement, le tout nouveau site Internet de la firme, 7e au palmarès, vient d'être lancé avec un slogan repensé : «Près de vous pour aller plus loin.»


Un changement qui s'illustre également par la nomination, en janvier, de Gina Doucet comme associée directrice pour succéder à Gaston Desrosiers, qui dirigeait le cabinet depuis 12 ans.


Gina Doucet n'est pas une figure nouvelle chez Cain Lamarre, où elle exerce depuis 29 ans, mais elle veut imprimer un nouveau virage à la firme. «C'est un bon moment pour ça, estime-t-elle. Le droit, les clients, les habitudes, le contexte des affaires changent. Les clients sont plus informés, ont des défis plus sophistiqués. Ils veulent des réponses pointues, rapides, et mettent beaucoup de pression sur les coûts. Les avocats doivent réfléchir sur leur pratique et leur valeur ajoutée.»


Durant cette période, le cabinet, dont les clients sont principalement des institutions, des PME et des grandes entreprises ainsi que des particuliers, peut compter sur un atout de taille : sa présence dans toute la province ou presque avec ses 18 bureaux. «En étant bien implantés dans les grands centres tout en étant proches des clients également en région, on colle à l'économie québécoise», affirme Mme Doucet. Les frais d'exploitation et les honoraires des professionnels étant moindres hors des grandes villes, le cabinet a une plus grande marge de manoeuvre sur les coûts en répartissant la charge de travail entre ses différents bureaux, qui ont tous leurs spécialités souvent liées à la région dans laquelle ils sont installés.


Afin d'améliorer sa couverture géographique de la province, Cain Lamarre devrait ouvrir un bureau à Gatineau cette année, par acquisition. Il s'apprête aussi à emménager dans des locaux neufs et plus modernes à Québec, comme l'avait fait son équipe de Saguenay, installée dans un édifice neuf en janvier 2016.


En 2016, la firme a connu une croissance de son activité, et 45 professionnels ont été recrutés ces derniers mois : des notaires et des avocats pour «consolider le volet notarial et nos équipes en droit des affaires et du travail, qui est un secteur important pour nous», explique Gina Doucet. Le cabinet organise effectivement un colloque travail et emploi qu'il présente dans plusieurs villes du Québec.


Stikeman Elliott : positionnement international


La perte de deux places au palmarès par rapport à 2016 pour le cabinet canadien (6e) n'est pas le signe d'une baisse d'activité puisque, au contraire, «2016 a été la meilleure année de tous les temps pour Stikeman Elliott et la deuxième meilleure pour le bureau de Montréal», souligne André Roy, associé directeur.


Le cabinet est spécialisé dans les fusions-acquisitions, mais aussi dans le financement, les appels publics à l'épargne, la fiscalité, le litige et le droit du travail. «Notre activité est pour l'essentiel liée à des transactions», explique M. Roy, dont le cabinet a notamment été le conseiller de Lowe's lors de l'achat de RONA début 2016.


Stikeman Elliott a renforcé son équipe de litige à Montréal avec une nouvelle associée spécialisée dans les valeurs mobilières et le financement, Stéphanie Lapierre, ancienne associée chez Fasken Martineau. Outre l'ajout de compétences, l'acquisition d'associés qui apportent une clientèle et un réseau contribue à faire croître l'activité du cabinet.


Le positionnement de Stikeman Elliott, qui a des bureaux à Montréal, à Toronto, à Ottawa, à Calgary, à Vancouver, à New York, à Londres et à Sydney (en Australie), est international. «Notre stratégie est d'aller chercher des mandats à l'extérieur du Canada et de les apporter ici, notamment en misant sur les entreprises qui veulent venir faire des affaires au pays», précise M. Roy. Chaque bureau couvre une partie du monde et est spécialisé dans certains domaines d'activité : Calgary dans le pétrole et le gaz, Toronto dans les secteurs financier et manufacturier, Montréal dans les mêmes secteurs que Toronto ainsi que dans les télécoms, le génie, etc.


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