Neptune Computer fait appel au crowdfunding pour générer du cash

Publié le 30/03/2015 à 11:41

Neptune Computer fait appel au crowdfunding pour générer du cash

Publié le 30/03/2015 à 11:41

Simon Tian, Neptune Pine

Tout juste sorti du cégep, Simon Tian a lancé son projet de montre intelligente (Neptune Pine), capable de prendre des appels, d’envoyer des SMS et de prendre des photos. Pour faire entrer des fonds et des liquidités, la start-up a misé sur un système de réservations par le biais de plateformes de crowdfunding.


Comme beaucoup de start-ups, le projet de Simon Tian a commencé avec des moyens limités, en misant sur des campagnes de récolte de fonds sur Internet.


Après avoir complété une première campagne de crowdfunding de 800 000$ en décembre 2013 pour lancer le prototypage et la production de son premier produit, la montre Neptune Pine, la start-up vient de lancer une nouvelle campagne de fonds en mars 2015 sur Indiegogo.


Objectif : récolter un million de dollars pour commercialiser sa nouvelle suite d’objets connectés (la Neptune Suite).


« En attendant la commercialisation grand public de la Neptune Suite, qui est prévue début 2016, nous avons pu compter sur d’autres revenus, en vendant la première version de notre produit à des distributeurs, et en ayant quelques contrats B to B pour développer des produits personnalisés pour les entreprises », souligne Simon Tian.


Car si la principale difficulté d’une start-up est de prévoir les revenus qui seront générés lors de ses premiers exercices, la chose est encore plus complexe dans le cadre d’un produit novateur.


« On lance des produits vraiment innovants, qui n’ont jamais été testés sur le marché. Il est donc impossible de déterminer quelle pourrait être la grandeur du marché attaqué, et combien de personnes vont aller jusqu’au bout de l’acte d’achat », résume Simon Tian.


C’est la raison pour laquelle la start-up a dû apprendre à bien gérer ses coûts, de manière à conserver le plus possible de liquidités en attendant la prochaine étape.


Gérer les coûts


« Notre défi est de faut trouver le moyen le plus « cost effective » d’atteindre nos objectifs. Il ne faut donc jamais dépenser plus que nécessaire, tout en ne faisant pas de compromis sur la qualité », avance le fondateur, qui applique cette philosophie à toutes ses dépenses.


Pour réduire les coûts, l’entreprise n’emploie que 4 salariés, qui sont chargés de gérer le développement du projet, tandis qu’elle travaille avec plusieurs fournisseurs pour la R et D, la fourniture des matériaux et la production.


Pour le développement d’une antenne, la firme a ainsi parlé avec 4 ou 5 fournisseurs potentiels à travers le monde, pour constater que les prix variaient énormément de l’un à l’autre.


« Nous avons choisi le fournisseur qui était au milieu, car on avait face à nous une compagnie moins chère qui avait aussi moins d’expérience dans ce domaine, tandis que si l’on payait un peu plus, il y en avait une autre dont le portefolio de clients, l’expérience et les machines étaient plus importantes », confie M. Tian.


Si les délais de paiement peuvent varier en fonction des fournisseurs, Simon Tian estime qu’il ne s’agit pas d’un gros défi : « Nous ne sommes jamais dans une situation où différer les paiements pourrait aider la compagnie. Nous nous assurons d’abord que nous avons bien les moyens de payer les fournisseurs avant de signer un contrat », résume-t-il.


En interne, Simon Tian gère lui même plusieurs postes, tels que le développement, le marketing, au sein des bureaux de la compagnie basés à Montréal.


Les équipements sont réduits au minimum : la compagnie possède un téléphone central, tandis que chaque salarié travaille souvent avec son laptop et son téléphone cellulaire personnel.


« La seule machine que nous ayons est une imprimante 3D ». Pour réduire les coûts, la start-up mise aussi sur le marketing digital : « Nous avons l’objectif de créer d’ici 2 à 3 mois du marketing viral, à travers des vidéos drôles et efficaces, mais qui ne sont pas forcément onéreuses à produire, pour diminuer les coûts liés à la publicité », cite en exemple M. Tian.


Lever des fonds


Sur l’aspect financier, la compagnie emploie un comptable pour la gestion quotidienne, mais elle n’a pas encore choisi de solution de placement financier, trop prise dans l’urgence de ses opérations.


« Je n’y ai même pas pensé », avoue le fondateur. « D’autant plus que le rendement des comptes épargnes est tellement bas aujourd’hui que l’on peut produire bien plus de valeur dans notre industrie, lorsque les produits auront commencé à être commercialisés », estime-t-il.


Il prévoit de recourir à une première levée de fonds d’ici 5 à 6 mois afin de soutenir les coûts de développement et de commercialisation. Rien que le développement de son nouveau produit demanderait de 7 à 8 M$.


« Tout dépend de la stratégie adoptée. Nous avons choisi de commencer à dévoiler le produit aux consommateurs afin d‘augmenter le nombre de clients ainsi que la confiance des investisseurs, et d’amortir une partie des coûts de développement sur la production », explique M. Tian.


Une stratégie qui pourrait lui permettre de réduire le montant de la levée de fonds nécessaire. «Plutôt que de calculer combien de mois vos liquidités vous permettent de tenir, je pense que le plus important est de s’assurer d’avoir un niveau de liquidités suffisant pour emmener l’entreprise jusqu’au prochain niveau ou jusqu’à la prochaine levée de fonds», estime-t-il.


Pour cela, il a mis en place à la fois un plan à long terme, qui consiste à mettre en marché son produit, ainsi que des plans à plus court terme et réajustables en permanence, prenant en compte chaque étape à franchir jusqu’à l’objectif final.


« On définit à 3 ou 4 avec le comptable le montant des liquidités que l’on a, la nature de l’étape que l’on a à franchir et les coûts nécessaires, que ce soit pour produire une vidéo promotionnelle, modifier le site web pour faire une annonce ou produire de la publicité », explique M. Tian.


Malgré cela, la start-up n’est jamais à l’abri de surprises : « Il faut accepter que tout ne se passe pas toujours comme prévu. Et cela peut-même être positif : Je n’aurais par exemple jamais pensé que la simple mise en ligne d’un relevé de presse sur le site soir repris par tous les blogs spécialisés. C’était une bonne surprise ».


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