En quête de nouvelles solutions pour innover

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Août 2015

En quête de nouvelles solutions pour innover

Offert par Les Affaires


Édition du 15 Août 2015

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Johanne Bousquet - Le design commercial à l'ère techno

Du plus loin qu'elle se souvienne, Johanne Bousquet a toujours été fascinée par le design. «Enfant, je préférais feuilleter un magazine de décoration intérieure plutôt que les aventures de Martine», dit-elle en riant. Aujourd'hui, à la tête de Chagall Design, Johanne Bousquet dirige une équipe de 120 employés, dont 80 veillent à la fabrication de mobilier destiné aux commerces de détail. Les grands noms - chaînes d'alimentation, pharmacies et boutiques - figurent parmi ses clients. En réaction à la pression qu'exerce le commerce électronique sur les boutiques traditionnelles, Chagall Design met au point actuellement un mobilier intelligent. «Les commerces doivent évoluer et apprendre à composer avec les besoins actuels de consommateurs qui recherchent une expérience client unique», indique Johanne Bousquet. Le nouveau mobilier intelligent, qui devrait être lancé cet automne, intégrera des écrans interactifs. «Et les coûts de production resteront réalistes», précise la designer commerciale.

Johanne Bousquet - Le design commercial à l'ère techno
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MarieChantal Chassé - Cap sur le marché asiatique

L'aéronautique ne figurait pas parmi les choix de carrière de MarieChantal Chassé. Ingénieure en matériaux, elle occupait un poste de directrice de qualité dans une usine de transformation d'aluminium lors de la fondation de son entreprise, en 1996. «Mon ex-conjoint m'avait demandé de l'aider à préparer le plan d'affaires pour développer son entreprise d'assistance technique en aéronautique. Je me suis laissé prendre au jeu. Je suis devenue coactionnaire», confie-t-elle. Après six ans passés au poste de vice-présidence exécutive, elle a pris la direction de l'entreprise en 2002. «On venait de traverser la crise de l'aviation au lendemain du 11 septembre 2001. J'ai vécu une séparation, j'ai pris le contrôle de l'entreprise que j'ai rebaptisé JMJ (les initiales des prénoms de mes trois filles, Jade, Marine et Jézabel) et j'ai laissé aller nos deux hangars de maintenance pour privilégier l'assistance technique in situ», raconte-t-elle. En juin, la PME de Saint-Hubert, qui compte une cinquantaine d'employés, a été sélectionnée parmi les 28 entreprises participantes au programme PerforME, un accompagnement personnalisé du ministère de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations qui vise à faciliter l'exportation. Les pays d'Asie sont dans la mire de JMJ Aéronautique.

MarieChantal Chassé - Cap sur le marché asiatique
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Dominique Nadeau - De la littérature aux VR

«Mes parents ne m'ont jamais poussée à prendre un jour les rênes de l'entreprise», précise d'emblée Dominique Nadeau, devenue directrice générale de Safari Condo il y a un an. «Après tout, j'ai fait mon baccalauréat en littérature anglaise à McGill», indique la Beauceronne, qui voulait surtout apprendre l'anglais. Mais voilà, cette formation a coïncidé avec l'introduction des produits Safari Condo au Canada anglais. «Mon père m'a offert un poste de représentante pour ce nouveau marché. J'ai accepté sans hésiter», rapporte la dirigeante du constructeur de véhicules récréatifs (VR). En 10 ans, Dominique Nadeau a gravi les échelons pour devenir tour à tour adjointe à la production, directrice de la production, et finalement directrice générale. Elle a également obtenu un MBA. Depuis son arrivée, l'entreprise n'a cessé de croître. La caravane Alto a percé le marché américain et s'apprête à en faire autant en Australie. Actuellement, plus de 35 % du chiffre d'affaires de Safari Condo provient des exportations hors Québec. La PME de Saint-Frédéric emploie 63 employés, l'effectif le plus élevé depuis sa fondation en 1998.

Dominique Nadeau - De la littérature aux VR
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Expert invité - Martin Lévesque

Martin Lévesque, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en modélisation multi-échelle des matériaux aérospatiaux de pointe, Polytechnique Montréal

Plus concurrentielles grâce au partage

«On sent dans le milieu des affaires une volonté de partager les ressources en matière d'équipements et de personnel, constate Martin Lévesque, de Polytechnique Montréal. C'est une des solutions innovantes pour rendre les entreprises plus performantes. On l'observe actuellement dans le monde aéronautique du Grand Montréal, qui collabore à la mise en place d'un tel projet. En plus d'optimiser les coûts d'exploitation et d'entretien des infrastructures, cette notion de partage constitue un changement de pratiques inévitable pour que nos entreprises soient plus concurrentielles dans un marché global. Le secteur industriel a une longueur d'avance sur le monde universitaire. Le milieu universitaire reste un secteur très individualiste. Pourtant, la collaboration, le partage d'informations et d'équipements entre les services d'entreprise et les universités pourraient donner des résultats exceptionnels... Par ailleurs, les femmes sont en général plus ouvertes à la notion de partage que les hommes. Elles sont plus ouvertes à l'entraide, à l'économie sociale. Le hic, c'est qu'elles doivent défendre ce point de vue... et souvent, on les démotivera.»

Expert invité - Martin Lévesque
Par Claudine Hébert

Où les entrepreneures trouvent-elles leurs idées pour innover ? Qui peut les aider lorsqu'il faut moderniser les équipements ou financer les projets de leur entreprise ?


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«Le réseautage reste le meilleur moyen d'innover», dit Johanne Bousquet, pdg de Chagall Design, à Sainte-Julie. Depuis 1992, cette femme d'affaires dirige une entreprise de création, de fabrication et d'installation d'environnements commerciaux au Québec.


Pour demeurer en tête de peloton, elle multiplie les participations dans les salons commerciaux mondiaux en quête de nouvelles idées. L'événement C2 Montréal figure également parmi ses activités de réseautage. Le fait de discuter avec des entrepreneurs de secteurs autres que le sien est également très bénéfique, dit-elle. «Ça me permet d'avoir une meilleure vue d'ensemble sur ce que mon entreprise fait, et de ce qui doit être fait pour qu'elle continue de se démarquer», ajoute-t-elle.


Johanne Bousquet et deux autres entrepreneures, MarieChantal Chassé, pdg de JMJ Aéronautique, à Saint-Hubert, et Dominique Nadeau, nouvelle directrice générale de Safari Condo, à Saint-Frédéric, ont fait part de leurs stratégies et solutions pour innover lors d'une conférence téléphonique organisée par Les Affaires.


La force du réseautage


Adepte du réseautage, Dominique Nadeau, de Safari Condo, fait partie d'un regroupement d'une dizaine de chefs d'entreprises de la région de Québec-Chaudière-Appalaches. Cette association tient une rencontre tous les deux mois. «C'est une occasion de partager nos expériences, nos problématiques, et de discuter de nouvelles technologies pouvant nous aider à mieux progresser», dit la fabricante beauceronne. Fondée en 1998 par son père Daniel, Safari Condo construit des véhicules récréatifs.


C'est au cours d'une de ces rencontres qu'on a recommandé à Safari Condo, l'année dernière, un consultant qui a guidé l'entreprise dans sa sélection d'un logiciel de gestion intégré. «Il s'agissait pour notre entreprise d'un investissement majeur de 200 000 $. Nous avions besoin d'être bien conseillés, d'avoir des références. Notre réseau nous a été bien utile dans ce dossier», rapporte Mme Nadeau.


MarieChantal Chassé, dont l'entreprise se spécialise dans l'assistance technique auprès des acteurs de l'aéronautique, croit aussi à l'importance du réseautage. Et plus particulièrement aux réseaux qui la rapprochent des différents programmes d'aide.


«Je n'hésite pas à penser comme les grandes entreprises. J'utilise mes relations d'affaires pour frapper à la porte des gestionnaires de programmes gouvernementaux. Cela permet à JMJ Aéronautique de bénéficier de bons coups de main financiers qui réduisent les risques», indique l'ingénieure en matériaux, qui a fondé son entreprise en 1996. JMJ Aéronautique travaille notamment en collaboration avec des centres de transfert de technologie et de recherche du Québec, ce qui lui donne accès à des crédits d'impôt.


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