Tafisa réutilise tous ses déchets (ou presque)

Publié le 27/10/2012 à 00:00, mis à jour le 25/10/2012 à 15:33

Tafisa réutilise tous ses déchets (ou presque)

Publié le 27/10/2012 à 00:00, mis à jour le 25/10/2012 à 15:33

Tafisa Canada, de Lac-Mégantic, récupère, réutilise, revalorise ou recycle de 95 à 99 % de l'ensemble de ses matières résiduelles. L'entreprise, qui assemble des panneaux de bois à partir de résidus des scieries ou des chantiers de construction, a fait de l'écologie industrielle sa mission.


«Notre modèle d'entreprise est fondé sur la réutilisation de produits qui n'avaient pas de valeur reconnue auparavant. Cela représente également un avantage économique certains, car l'enfouissement coûte très cher, notamment en frais de transport», explique Louis Brassard, pdg de Tafisa Canada.


Chaque résidu est revalorisé ou éliminé à la source. Ainsi, les panneaux qui ne peuvent être vendus, car ils n'ont pas les bonnes dimensions, sont donnés à un fabricant d'emballage, fournisseur de Tafisa. Les huiles, les solvants et les filtres employés pour l'entretien de l'usine sont récupérés et servent à d'autres entreprises. Les poussières issues du sablage des panneaux de bois servent à produire de 30 à 40 % de l'énergie consommée par l'usine. «Il ne nous reste plus que quelques rebuts domestiques de notre cafétéria sur le site. Mais ces résidus sont en quantité marginale», estime Louis Brassard.


L'excellence opérationnelle, selon le pdg, passe par une meilleure production qui permet une réduction du nombre de panneaux non conformes. Un bien... pour un mal : la quantité de panneaux non conformes a été divisée par cinq en quatre ans. Si bien qu'aujourd'hui «on n'a presque pas assez de panneaux pour nous fournir tous les emballages dont nous avons besoin», souligne Louis Brassard en souriant. A.G.

À suivre dans cette section

Réagissez à cet article
 commentaires

À la une

Sabia dénonce l'obsession pour les rendements à court terme

Mis à jour à 16:51 | La Presse Canadienne

L'obsession des rendements à court terme contribue à la volatilité de l'économie mondiale, dénonce Michael Sabia.

Immobilier: l'accessibilité à la propriété à son mieux en quatre ans au Québec

Le segment des copropriétés a connu l'amélioration la plus marquée, en raison de l'abondance de l'offre.

L'immobilier stagne au Québec mais reprendra de la vigueur en 2015

La SCHL constate une stagnation de l'immobilier à Montréal, ce qui n'empêchera pas les prix de progresser d'ici 2016.