Bourse: Wall Street se redresse en fin de séance

Publié le 07/03/2018 à 10:22, mis à jour le 07/03/2018 à 17:00

Bourse: Wall Street se redresse en fin de séance

Publié le 07/03/2018 à 10:22, mis à jour le 07/03/2018 à 17:00

Par AFP

(Photo: Getty)

La Bourse de New York, ébranlée pendant la majeure partie de la séance par la démission du conseiller économique de la Maison Blanche, s'est redressée en fin de journée alors que s'apaisaient les craintes d'une guerre commerciale généralisée.


Le Dow Jones a terminé la journée sur un repli de 0,33%, à 24 801 points.


Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a progressé de 0,33% à  396 points.


L'indice élargi S&P 500 a cédé 0,05% à 2 726 points.


À Toronto, l'indice S&P/TSX a perdu 0,47% à 15 472 points.


Démission sur fond de controverse


L'annonce du départ de Gary Cohn après la décision très controversée du président américain de taxer les importations d'acier et d'aluminium a secoué la Bourse de New York.


Cet ancien banquier libéral, en plus d'avoir ravi le milieu des affaires en poussant fortement pour la réforme des impôts et la dérégulation du secteur financier, était considéré par Wall Street comme un rempart face aux velléités protectionnistes de Donald Trump.


Il «était la voix de la raison face à une guerre commerciale que Trump a l'air de désirer», a estimé Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services.


«Son départ signifie à court terme que les conseillers économiques qui entourent désormais le président sont beaucoup plus populistes et protectionnistes et beaucoup moins ouverts à l'économie de marché que ne l'était un ancien de Goldman Sachs», a-t-il justifié.


Toutefois, «une seule personne ne change pas la face du monde», a ajouté M. Volokhine.


Il reste de plus au sein de l'administration plusieurs figures généralement considérées comme des alliés de Wall Street, dont le secrétaire au Trésor, Steve Mnuchin, ou le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, a souligné JJ Kinahan de TDAmeritrade.


Surtout «cette administration a tendance à annoncer au débotté des mesures complètement insensées, à susciter des réactions outrées avant de se décider pour des actions plus pragmatiques», a-t-il remarqué. «Tant qu'on n'a pas plus de détail, il est un peu prématuré de paniquer.»


Les indices de Wall Street ont d'ailleurs repris de la vigueur quand la Maison Blanche a évoqué de possibles dérogations pour le Mexique et le Canada. 


Stratégie de négociation? 


«On se demande si tout cela ne relevait pas juste de l'affichage pour négocier de meilleurs traités commerciaux», a relevé Art Hogan de Wunderlich Securities.


Le marché «adopte une position neutre à modérément négative en attendant d'avoir plus d'informations», a-t-il avancé.


Le marché obligataire se détendait un peu: le taux d'emprunt à 10 ans des États-Unis reculait en fin d'après-midi à 2,881% contre 2,886% mardi soir, et celui à 30 ans à 3,147% contre 3,153% à la précédente clôture.


Les indicateurs du jour étaient contrastés, entre le bond des créations d'emplois dans le secteur privé en février (235 000 nouvelles embauches), le creusement en janvier du déficit commercial américain (à 56,6 milliards de dollars), la stagnation de la productivité dans le pays au quatrième trimestre ou le ralentissement de la hausse (+4,3%) des crédits à la consommation en janvier.


Une boisson alcoolisée pour Coca-Cola


Sur le front des valeurs, Coca-Cola a cédé 0,25% alors que le groupe s'apprête à lancer une boisson alcoolisée au Japon, une première dans les 125 ans d'histoire du géant américain des sodas. 


La chaîne de magasins bon marché Dollar Tree a chuté de 14,48% après la diffusion de résultats décevants, en particulier en termes de ventes.


Les résultats de la chaîne de magasins de vêtements Abercrombie & Fitch (+11,90%) ont en revanche satisfait les investisseurs, tout comme ceux de son concurrent Urban Outfitters (+0,24%).


ExxonMobil, qui prévoit de plus que doubler ses bénéfices à l'horizon 2025 à 31 milliards de dollars au cours actuel des prix du pétrole, a perdu 2,52%. Le groupe anticipe aussi des investissements importants dans de nouveaux projets d'exploration et n'a pas, contrairement à son concurrent Chevron (+0,17%), annoncé de programme de rachats d'actions. 


Snap, la maison mère de la messagerie instantanée Snapchat, s'est octroyé 0,06% alors que selon des médias américains, le groupe est en train de licencier environ 100 ingénieurs, soit 10% de ses effectifs.


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