Entrepreneurs, osez vous surpasser!

Publié le 18/09/2018 à 10:54

Entrepreneurs, osez vous surpasser!

Publié le 18/09/2018 à 10:54

(Photo: 123rf.com)

BLOGUE INVITÉ. C’est avec cette phrase que Philippe de Gaspé Beaubien II a répondu à la question d’un jeune entrepreneur qui lui demandait s’il avait un conseil à donner à quelqu’un qui vient de se lancer en affaire.


J’ai eu le privilège, la semaine dernière, d’assister à une soirée privée Adopte inc. que nous avions organisée pour les adoptés de la deuxième cohorte et nos partenaires.


Comme invité d'honneur, nous avons reçu M. de Gaspé Beaubien pour qu'il partage avec nous son expérience d’entrepreneur aguerri et surtout, de sa folle aventure à la tête d’Expo 67.


Comme la si bien montré le documentaire «Expo 67 Mission impossible», et son passage marquant à Tout le monde en parle, la tâche était loin d’être facile à accomplir.


Condamné à réussir, les obstacles étaient titanesques. Malgré des délais écourtés, des budgets coupés, le fait «canadien français» de l’époque et une grève surprise dans le transport en commun, il a littéralement réussi l’impossible.


Du haut de ses 90 ans, pendant plus d’une trentaine de minutes, il nous a raconté des anectodes, donné des conseils et, surtout, il nous a inspiré. Nous aurions pu entendre une mouche voler tant chacun de ses mots, ainsi que ceux de son épouse, étaient passionnants. 


Cette soirée m’a fait réaliser à quel point les échanges de ce type sont importants. Il faut continuer de bâtir des ponts entre les entrepreneurs émergents et les entrepreneurs à succès.


Une parole me reste en tête depuis cette soirée: Osez vous surpasser. Dite avec autant de conviction et de sagesse, cette phrase m’a donné des frissons.


Je vous l’ai souvent dit, se lancer en affaire est une aventure risquée et surtout rocambolesque. Combien de soirs ai-je déprimé dans mon petit 2 et demi, en croyant ne pas être à ma place? Combien de nuits n'ai-je pas dormi une seule minute, trop préoccupé par tous les problèmes que je vivais au quotidien à essayer de bâtir mon entreprise?


Le transfert du savoir est nécessaire


Je suis maintenant entrepreneur depuis une dizaine d’années et je peux vous dire que j’aurais voulu entendre cette phrase au tout début. En fait, j’aimerais que tous les entrepreneurs de la province entendent cette phrase. 


Osez vous surpasser, c’est plus que trois petits mots. C’est un appel à la conquête, à la confiance en soi et au succès.


Je voyais les yeux des jeunes entrepreneurs briller et leur torse se bomber. Quoi de mieux que d’entendre de la bouche d’un entrepreneur à succès que c’est possible malgré les défis? Quoi de mieux que d’entendre qu’il faut regarder le beigne et non le trou du beigne? Quoi de mieux que d’entendre parler de fierté entrepreneuriale?


En pleine transition générationnelle, le moment est propice à la multiplicatioon de ce type d’échange. Même si l'entrepreneuriat d'aujourd’hui est bien différent de ce qu'il était il y a 30 ou 50 ans, l’expérience ne s’acquiert qu’en la vivant.


Je vous laisse donc avec cette fameuse phrase en tête et vous encourage tous à partager vos bons et mauvais coups. Un peu comme le fait un vétéran avec une recrue dans un vestiaire ou un chef avec un sous-chef dans une cuisine, les entrepreneurs d’aujourd’hui ont tout à gagner à écouter et s’inspirer des entrepreneurs qui ont marqué notre histoire.

À propos de ce blogue

Je me suis lancé en affaire sans trop savoir ce que c’était. Je suis devenu un entrepreneur sans aucune idée de l’aventure dans laquelle je me lançais. Je suis maintenant le dirigeant d’une entreprise qui a le vent dans les voiles. Après avoir complété mon baccalauréat en science politique à l’Université de Montréal et surtout après avoir vécu une première expérience catastrophique en affaire (dans l’univers de la restauration), j’ai décidé de me lancer dans la production de vodka… sans trop savoir ce que je faisais ! À travers ce blogue, je vais vous amener dans les coulisses de l’entrepreneuriat, dans l’antichambre du succès. Une réalité partagée par des milliers de jeunes et moins jeunes entrepreneurs, une réalité qui gagnerait à être partagée !

Nicolas Duvernois