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Sans liberté, on obtient la corruption

Les investigateurs financiers . 16-03-2010

Tags : Corruption, Gouvernance, Gouvernement

BLOGUE.


Êtes-vous fatigués d'entendre parler de corruptions et de malversations dans les médias? Avez-vous l'impression que le gouvernement trempe un peu plus chaque jour dans des activités suspectes? Pensons à la FTQ-Construction, aux scandales des commandites ou encore à la collusion au niveau de l'octroi de contrats pour les infrastructures.


Et bien, mauvaises nouvelles! Ce phénomène prendra de l'ampleur. Et plus on tentera de corriger la situation en élargissant les pouvoirs de la fonction publique, plus le cancer qu'est la corruption deviendra généralisé.


Ce n'est plus un secret : les pays communistes et socialistes constituent les états dans lesquels la corruption est la plus présente. Il y a donc un lien important à faire ici :


SUPERVISION PAR L'ÉTAT = CORRUPTION.


La raison est simple. Plus l'état contrôle la vie des gens, plus la liberté de ces derniers est réduite. Or, il ne faut pas grand chose pour transformer une simple transaction d'affaires en acte de corruption. Tout ce qu'il faut, c'est une loi interdisant la transaction, ce qui crée un désiquilibre entre l'offre et la demande. Par exemple, lorsqu'une compagnie d'assurance verse une commission à un agent, il s'agit d'une transaction. Mais si la compagnie d'assurance appartient au gouvernement, et que les commissions sont illégales, tout versement d'argent pour inciter un agent à offrir un produit serait considéré comme un pot-de-vin.


Observez-bien le phénomène : la corruption se retrouve presque toujours dans la fonction publique, et non dans le domaine privé, où la surveillance est bien plus efficace. Le gouvernement détient le pouvoir de cacher l'information, car il fait lui-même les lois. Et chaque fois qu'un comité ou un organisme de contrôle quelconque est mis sur pied, on augmente le potentiel de corruption.


Plus le gouvernement contrôle notre société, plus la liberté des individus est réduite. Il faut donc très souvent faire appel à la corruption pour obtenir ce que l'on veut.


 

17 commentaires

nanana le 26-03-2010

Bonjour. @monsieur mortderire. Vous dites que "Pour moi, il est sain et normal que le capitalisme soit encadré par des règles Mes concitoyens ne sont pas des objets ayant pour stricte utilité de me remplir les poches". Eh bien, ce système nous vivons avec, depuis fort longtemps, c'est le capitalisme à son meilleur. Malgré que le Canada a des tendances socialistes, il n'en demeure pas moins que c'est l'argent qui a le dernier mot la plupart du temps. Cependant je n'abonde pas dans le sens de monsieur Alain Proviste qui crois que cela ne sert à rien de mettre plus de contrôle. Au contraire, mais surtout des peines qui font réfléchir les autres, des peines qui ne sont pas coupées au tiers ou au sixième. @monsieurs les investigateurs. Vous montez un scénario où la Régie du logement aurait trois fois plus de pouvoir (sans nous les nommer) pour obtenir une corruption mur à mur. La Régie du logement relève du Code Civil, mot à mot. Même si l'on donne trois fois plus de pouvoir à la Loi sur la Régie du logement, les parties à une cause s'adressera à la Cour Supérieure pour invalider le jugement ou encore plus loin (Cours d'Appel et Suprême) pour invalider les dispositions de la Loi sur la Régie en les rendant inconstitutionnelles, par exemple. La supervision est indispensable, mais pas une supervision provenant du même ministère (ou ville). Il faudrait avoir une entité qui s'occuperait de toutes les demandes de soumissions de la province, nous obtiendrions des experts des coûts et de l'approvisionnement ainsi qu'un groupe que personne ne peut atteindre et donc ne pourront être soudoyé. Merci et bonne journée

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