image

Pétrole : le bon côté des contrats à terme

Les investigateurs financiers . 17-05-2011 (modifié le 17-05-2011 à 10:32)

  • LinkedIn

EN BOURSE

SYMBOLE DERNIER VARIATION
XOM-N 81.93 -0.15$
chapeau

© Kchaabane | Dreamstime.com

BLOGUE.


Une déclaration récente du PDG d’Exxon Mobil, Rex Tillerson, a piqué notre attention.  Il juge que le prix du baril de pétrole devrait se situer autour de 60$ à 70$ s’il n’était gouverné que par les règles fondamentales de l’offre et de la demande.  Or, le baril se transige actuellement autour de 100$.  Dans ce contexte, plusieurs condamnent la spéculation sur les contrats à terme comme le pire vice des marchés financiers.  Cependant, il y a toujours deux côtés à une médaille.


Tout d’abord, il faut reconnaitre que l’avènement des contrats à terme est une innovation bénéfique pour l’économie.   Un contrat à terme est tout simplement un contrat entre un acheteur et un vendeur, pour s’échanger un bien contre un paiement déterminé lors d'une date future. 


Par exemple, un transporteur aérien a besoin de pétrole pour faire voler ses avions.  Cependant, il vend généralement ses places d'avance.  Il doit donc fixer ses prix et engranger ses revenus aujourd’hui, sans savoir quels seront ses coûts réels dans le futur, car ceux-ci dépendront du prix du pétrole au moment du vol. 


Dans un monde sans contrat à terme, le transporteur aérien aurait alors deux choix.  Premièrement, il pourrait acheter ses barils de pétrole à l’avance, et les entreposer jusqu’au moment du vol.  Il fixe ainsi ses coûts à l’avance, mais le prix du billet augmente car il doit faire assumer les coûts d’entreposage à ses clients.  Sa deuxième option serait de ne rien faire, mais ce faisant il assumerait un plus grand risque, car il ne peut garantir que ses activités seront profitables si le prix du pétrole augmente sans cesse.

1 commentaire

YBertrand le 18-05-2011

Bonjour. J'ai peut être mal compris votre texte mais vous semblez dire que les contrats à terme est un nouveau produit alors que c'est la pratique des compagnies aériennes depuis 40 ans (depuis la crise de l'OPEP en 71). En ce qui a trait au prix, il est extrêmement difficile de savoir exactement la vérité. Depuis les deux ou trois années il y a beaucoup de chiffres qui émanent de différentes sources, toutes incompatibles. La meilleure, selon moi, provient de l'Arabie Saoudite dont le "ministre du pétrole" indiquait dans le cadre de l'émission 60 minutes qu'il n'y avait pas de pénurie et que le coût du baril (extraction) ne représentait que 4$ du baril. En une autre occasion et je crois qu'il s'agit encore une fois de l'émission 60 minutes, le même individu implorait que le coût du baril (extraction) était de 42$ pour expliquer la monté vertigineuse du baril à 140$ en 2009. Si vous tentez de faire le calcul vous même à partir des états financiers d'une pétrolière préparez vous à une comptabilité olympique pour tenter de vous y retrouver dans une comptabilité que l'on peut qualifier que de très "créative". Cela ressemble en tous points aux chiffres sur les réserves mondiales. Merci et bonne journée.

Tous les commentaires >