Bitcoin: «acheter en mai et conserver sans discuter»

Publié le 02/05/2018 à 16:46

Bitcoin: «acheter en mai et conserver sans discuter»

Publié le 02/05/2018 à 16:46

Un chandail «Hodl» à arborer en ce mois de mai? (CaymanHillApparel, Etsy)

Parfois reçu comme un conseil d’ami, l’adage boursier «Sell in May and Go Away» reste probablement l’un des plus connus.


Il illustre populairement les anomalies saisonnières des marchés d'actions et plus précisément l’effet Halloween, le fait que la plupart des gains soient historiquement engrangés entre le 31 octobre et le 1er mai.


Et puisque le calendrier s’effeuille déjà, je voulais simplement voir si la formule de langage s’appliquait à la cryptomonnaie originelle, la première killer app de la chaîne de blocs: le bitcoin.


Le sondage-éclair lancé sur Twitter ce mardi pour une durée de 24 heures s’est ainsi soldé par des résultats dignes d’une élection soviétique: 76% des répondants ont préféré tabler sur l’achat du jeton numérique et sa conversation indiscutable («Buy in May & HODL any way»).


 


Avec un petit échantillon de 875 internautes, on n’a évidemment pas ici la prétention d’une démonstration scientifique. Mais la magie des coups de sondes sur les réseaux, avec leur lot de biais et une pincée de probabilités, offre une indication intéressante sur un sujet.


Au nombre des enthousiastes du bitcoin, il faut également ajouter les votants qui ont opté pour le commentaire libre afin de lancer à la cantonade «j’en ai déjà acheté et les garderai indéfiniment».


John Francis, un consultant indépendant en techno, a pour sa part confié qu’il n’abandonnerait pas ses BTC avant la «mort thermique de l’univers» (rien que ça).


Tandis qu’un fonds d’investissement australien prédisait un «deuxième boum» en mai, qui propulsera les cours du bitcoin à 40 000 $US d’ici novembre, avant de ponctuer son intervention d'un «Embarquez ou restez à la traîne» sans nuance.


Rappelons que le bitcoin a eu tendance à bien se comporter à cette période de l'année:




Dans le camp minoritaire des plus réticents,  les vendeurs coutumiers ne pèsent que 8%, mais rien n’indique qu’ils ne rentreront pas sur le cryptomarché plus tard dans l’année.


Enfin, les «nocoiners», les allergiques au bitcoin par conviction ou omission, n’en détenant donc pas en portefeuilles, atteignent 4%.


Avec le retour de beau temps sur les échanges, les partisans semblent sortir d’hibernation. Le bitcoin a en effet progressé de plus de 30% le mois dernier, signant sa meilleure performance mensuelle (la moins pire si on peut dire) de 2018.


Sa dégringolade à 10 000$ au premier février et son effondrement à 7000 en mars appartiendraient-ils durablement au passé?


La volatilité du bitcoin retombe en tout cas à des niveaux plus vus depuis l'automne dernier où elle avait entamé sa flambée.



L’écart entre le prix le élevé et le bas sur une journée  se dirige vers 100 alors qu’en décembre la variation avait atteint le record d'environ 5000 $, souligne Bloomberg. 


Cette fourchette de négociation, la plus étroite en six mois, laisse certains analystes se perdre en conjectures sur le devenir de la première capitalisation du marché des cryptomonnaies (155 milliards $) après son rallye d’avril.


Au moment de partager ces quelques réflexions, le bitcoin se troque contre 9130 $US, dans une marge de prix de ~200 $ depuis ce matin…


 

À propos de ce blogue

Une nouvelle ruée vers l’or, numérique cette fois? Une arnaque, un piège sans fonds? Le débat s'est intensifié fin 2017 alors que la valeur des «monnaies virtuelles» a rapidement passé le cap des 200 milliards de dollars. De la blockchain aux kitties, en passant par le bitcoin, qui ne voudrait pas exploiter ces filons technologiques? Mine de rien est un blogue qui cherche les pépites de l’info dans le monde de la crypto.

François Remy

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