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Le curieux monde des ressources naturelles

Bernard Mooney . les affaires.com . 19-05-2010

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Blogue. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas un fan des ressources naturelles ou des matières premières (les deux sont synonymes dans mon livre).


La principale raison c’est qu’en général les sociétés qui produisent des ressources n’ont pas les caractéristiques que je recherche. De plus, prédire le prix de métaux comme le cuivre ou l’aluminium est hors de portée, pour moi du moins.


Reste que le grand secteur des ressources est en vedette depuis quelques années. De plus en plus d’argent se dirige dans ce qui est devenu une nouvelle catégorie d’actif, aux côtés des actions, des obligations, etc.


Ce qui veut dire que les grandes institutions comme les caisses de retraite consacrent maintenant un certain pourcentage de leur actif aux ressources.


Ainsi, selon Barclays Capital, les actifs liés aux ressources ont crû de 36% en 2009 à 257 milliards de dollars US. De cet argent, 92 G$US ont été investis par le biais des fonds négociés en Bourse (FNB).


Ce qui est curieux tout de même quand on sait que la plupart des investisseurs expliqueront leur placement dans l’or ou autre ressource comme étant la volonté d’acheter un actif tangible (« hard asset », qu’ils disent en anglais) en opposition à un actif financier, qui dans l’après-crise aurait perdu une bonne partie de sa crédibilité.


Faudrait peut-être dire à ces gens que lorsqu’ils achètent de l’or par le biais d’un FNB, ils achètent, hum, un produit financier!


Et si la fin du monde financier arrive, comme certains le croient et le crient régulièrement, je me demande si leurs FNB/matières premièes leur seront d’un quelconque secours….


Les investisseurs, comme l’être humain en général, ne sont pas à une contradiction près!


Bernard Mooney


 

3 commentaires

nanana le 20-05-2010

Bonjour. J'ai possédé des titres dans les minières pendant 15 ans, période d'amalgamations des grandes et la disparition des petites, mais je limitais les achats à 15% de mon portefeuille en augmentant jusqu'à 30%. En réalité, j'ai fais autant d'argent avec les profits que génère les restructurations et économies d'échelle, que des résultats d'exploitation. De onze titres je me suis retrouvé avec seulement trois titres, 15 ans plus tard. La demande provenant de la Chine et de l'Inde n'est pas d'hier, elle s'est fait ressentir dès que Hong-Kong eut passé aux mains de la Chine (main land) en 1998. Aujourd'hui, les minières à grande capitalisation et exploitant des sites sur les cinq continents sont (too big to fail) mais n'ont pas besoin des gouvernements pour redresser leur bilan, cependant tout comme dans tout bon investissement il faut faire ses devoirs et les comparer. Lorsque j'indique les too big to fall, il s'agit de BHP-Belliton, Xstrata, Angro-American, Rio-Tinto et Vale. Ce type d'investissement est pour le long terme seulement. Merci et bonne journée

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