Mettez un REEE dans les bas de Noël!

Offert par Les affaires plus

Publié le 23/11/2014 à 09:00

Mettez un REEE dans les bas de Noël!

Offert par Les affaires plus

Publié le 23/11/2014 à 09:00

[Photo : Shutterstock]

Plutôt que d'offrir un jouet Made in China à votre neveu pour Noël, contribuer à son régime enregistré d'épargne études s'avère beaucoup plus payant.


La période des fêtes de fin d'année approche. Facilitez votre magasinage. Plutôt que de courir les aubaines, contribuez à un régime enregistré d'épargne études (REEE) pour les petits loups que vous aimez gâter! Sérieusement, j'ai eu beau chercher, je n'ai pas trouvé d'autre placement qui rapporte instantanément au moins 30%, comme le fait le REEE.


Ce rendement de 30% représente le cumul de la subvention fédérale (SCEE) d'au moins 20% et de la subvention du provincial (IQEE) d'au moins 10%. Et oui, j'ai bien dit d'«au moins», car selon la situation familiale et financière du parent responsable de l'enfant bénéficiaire du REEE, il se peut qu'il reçoive des subventions supplémentaires ou bonifiées.


Parents, grands-parents, oncles, tantes, parrain, marraine, amis de la famille, voisins... n'importe qui peut ouvrir un REEE au bénéfice d'un enfant. Les taux de subventions accordées dans le régime dépendent des contributions faites au régime et de la situation financière de la personne responsable de l'enfant bénéficiaire du REEE, ce qui fait que votre cadeau fait dans un REEE pourrait valoir beaucoup plus que vous ne l'imaginez.


Prenons l'exemple d'un REEE au bénéfice d'un enfant qui vit avec sa mère monoparentale, ouvert par sa marraine qui gagne 100 000 dollars par an. Si la mère, soit la personne responsable financièrement de l'enfant bénéficiaire du REEE, a déclaré en 2011 un revenu inférieur à 42 707 dollars (seuil de 2012), la contribution de 500 dollars faite par Marraine serait bonifiée de 100 dollars (SCEE-S), en plus de la subvention régulière. En considérant aussi les subventions québécoises, le cadeau de marraine gonflerait jusqu'à 800 dollars instantanément du seul fait que l'argent ait été versé dans un REEE. Un rendement de 60 % sans risque, avant même que l'argent ne soit investi ! Et si la mère reçoit le supplément de la prestation nationale pour enfants (SPNE), un programme d'aide fédéral pour les familles à faibles revenus, une autre somme de 500 dollars pourrait être versée au régime sous forme de Bon d'études canadien (BEC). Ce qui ferait gonfler à 160% le rendement sur la contribution de 500 dollars versée au REEE! Pas mal, comme cadeau...


Rappelons-nous que les sommes investies dans un REEE, y compris les différentes subventions, peuvent être utilisées pour payer des études à temps plein ou à temps partiel dans un programme d'apprentissage, un cégep, une école de métiers, un collège ou une université. Les contributions appartiennent au contribuable, et peuvent lui être remises sans impact fiscal ou être données à l'enfant... s'il a été sage et qu'il les mérite !


Un BEC comme cadeau!


Pas besoin de contribuer à un REEE pour obtenir le Bon d'études canadien (BEC). Le seul fait d'avoir un REEE ouvert au nom d'un enfant dont le parent reçoit le supplément de la prestation nationale pour enfants (SPNE) suffit pour que le BEC y soit versé. Le BEC est de 500 dollars à l'ouverture du REEE et de 100 dollars par an jusqu'à ce que l'enfant souffle 15 bougies. Mais souvenez-vous, pas de REEE, pas de BEC !


Un rendement de 160 %!



Solde au REEE à la suite de la contribution de 500 $ : 1 300$


SCEE (20 % de la contribution) : 100 $


SCEE-S (si admissible) : 100 $


IQEE (10 % de la contribution) : 50 $


IQEE-S (si admissible) : 50 $


BEC (si admissible) : 500 $


Contribution au REEE : 500 $


Texte publié dans le magazine A+ de novembre 2012

À propos de ce blogue

Annie Boivin, fiscaliste et planificatrice financière de formation, compte plus de 25 années d’expérience dans le domaine des services financiers. Elle est Directrice Principale Planification Fiscale et Successorale chez Gestion du patrimoine TD. Co-auteur du livre Tomber à la retraite, elle signe une chronique régulière dans le magazine Les Affaires Plus.

Annie Boivin