Quatre villes, un objectif !

Offert par Les Affaires


Édition du 23 Mai 2015

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Édition du 23 Mai 2015

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Quatre villes, un objectif !

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Quatre villes, un objectif !

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Quatre villes, un objectif !

1. Bernard Sévigny, maire, Sherbrooke, 2. Frédérique Marion, Événements Les Affaires, 3. Yves Seney, directeur du service des technologies de l’information, Ville de Sherbrooke, 4. Caroline Langlois, directrice, développement des affaires, Planifika, 5. Josée Fortin, directrice générale, Sherbrooke Innopole, 6. Philippe Mercure, adjoint à la direction générale, Ville de Drummondville, 7. Sylvie Lapointe-Proulx, attachée politique, Ville de Sherbrooke, 8. Alexandre Cusson, maire, Drummondville, 9. André Métras, directeur général, Magog Technopole, 10. Vicki May Hamm, mairesse, Magog, 11. Christian Boivin, vice-président exécutif, JLR Solutions foncières, 12. Jean Lepage, directeur général, CLD de Gatineau, 13. Marie-Claude Arguin, directrice générale adjointe, Lac-Mégantic, 14. Benoit Racine, maire suppléant, Témiscouata-sur-le-Lac, 15. Vincent Roy, conseiller municipal, Beauceville, 16. Eric Deschênes, vice-président, énergie, Schneider Electric Canada, 17. Jean-François Longchamps, directeur, développement des affaires, Ealux, 18. Serge Geoffrion, directeur général adjoint, Ville de Longueuil, 19. Martin Lajeunesse, conseiller municipal, Gatineau, 20. Claude Perinet, directeur général, Ville de Rimouski, 21. Pascal Bonin, maire, Granby, 22. Pierre Fortin, associé responsable du Groupe-conseil stratégie et performance, RCGT, 23. Doryne Bourque, vice-présidente, solutions municipales, Acceo Solutions, 24. Benoît Dorais, maire d’arrondissement, Ville de Montréal, 25. Géraldine Martin, éditrice adjointe et rédactrice en chef, Groupe Les Affaires, 26. Frédéric Dumais, Événements Les Affaires.

[Photo: Denis Allard]

Quatre villes, un objectif !
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Trois défis

1. Libérer des données tout en protégeant les renseignements personnels.

2. Développer des projets avec de nombreux partenaires sans perdre les droits de propriété intellectuelle.

3. Faire collaborer des gens qui ne se parlaient pas avant : des infographistes, des météorologues, des ingénieurs, des informaticiens, des urbanistes, des politiciens...

[Photo: Shutterstock]

Trois défis
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Projet Confluence

En 2002, Lyon s’est lancé un défi : doubler la superficie de son centre-ville en créant un nouveau quartier – baptisé Confluence – sur une ancienne friche industrielle de 150 hectares, qui occupe une presqu’île où se rejoignent deux fleuves : la Saône et le Rhône. L’objectif : imaginer une nouvelle façon de vivre avec des bâtiments durables. La phase 1 du projet est terminée. Un bâtiment à énergie positive a notamment été construit avec des partenaires japonais. La lumière du soleil y est utilisée comme source d’énergie naturelle et renouvelable, grâce à des panneaux photovoltaïques ins- tallés sur la toiture et la façade.

Les résidents participeront aussi à cette approche verte. Par exemple, dans un immeuble d’habitation, chaque résident pourra suivre en temps réel ses consommations d’électricité, d’eau et de gaz. Il pourra agir pour mieux les maîtriser. On prévoit également mettre en place une plateforme informatique qui permettra à la ville de collecter toutes les données du quartier sur l’énergie.

Confluence, un nouveau quartier « vert » aménagé sur une ancienne friche industrielle à Lyon.

Projet Confluence
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Un City OS

Barcelone met en œuvre un « City Operating System ». De quoi s’agit-il? Vos téléphones et vos ordinateurs fonctionnent avec des systèmes d’exploitation comme iOS, Android, Windows... Eh bien, City OS sera le système d’exploitation des villes intelligentes, selon Manel Sanromà, chef des technologies de la mairie de Barcelone (Barcelona City Council). Toutes les applications de la ville fonctionneront avec ce City OS. Il s’agira d’une plateforme que toutes les villes pourront utiliser. L’outil servira d’interface entre toutes les données qui seront récoltées et les applications. Les capteurs installés dans la ville mesurent 7 000 paramètres différents, dont la circulation, les bruits et les odeurs. Barcelone est la première ville à développer un tel outil avec des partenaires publics et privés, dit M. Sanromà.

Manel Sanromà, chef des technologies de la mairie de Barcelone (Barcelona City Council).

Un City OS
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La Terre en chiffres

Il y aura 9,3 milliards d’habitants sur Terre en 2050, et 70 % vivront en ville, comparativement à 50 % des 7,2 milliards d’humains aujourd’hui.

Source : Grand Lyon

[Photo: Shutterstock]

La Terre en chiffres
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1 000 start-up

Paris veut se doter en 2016 du plus grand incubateur du monde. Le projet, désigné comme « La future locomotive de l’entrepreneuriat numérique français », occupera un ancien terminal ferroviaire dans le 13e arrondissement. Créé en partenariat avec la Ville de Paris, ce projet cofinancé par la Caisse des dépôts et consignations et par l’homme d’affaires Xavier Niel, fondateur de la société de télécommunications Free, pourra accueillir 1 000 start-up.

[Photo: iStock]

1 000 start-up
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Un tube à essai

Ouvert l’automne dernier à Lyon, Tubà sert de lieu pour créer et tester de nouveaux services aux citoyens. Tubà offre aux entrepreneurs (des start-up aux grands groupes) d’utiliser des données publiques pour mettre au point un projet qui peut déboucher, par exemple, sur une application technologique. Les projets sont issus du croisement de ces données publiques, comme la répartition des arbres sur le territoire, des données sur la circulation, la disponibilité des vélos en libre-service... et des données provenant de groupes privés. Le bâtiment peut aussi accueillir le public pour tester les idées. Tubà est donc une sorte de « tube à essai », un laboratoire urbain collaboratif, pour développer et expérimenter de nouveaux services en ville. Le projet a été financé par le public et le privé. Exemple d’un projet : des données sur l’éclairage de la ville sont croisées avec le nombre d’agressions dans les transports. Objectif : voir si la régulation de l’éclairage permet de réduire les agressions.

Tubà se veut un laboratoire urbain collaboratif, explique Karine Dognin-Sauze, adjointe au maire de Lyon et vice-présidente de la Métropole de Lyon.

Un tube à essai
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French Tech Hub

Dans le cadre de son projet de labellisation de villes French Tech, la France veut aussi créer des « French Tech Hub » dans le monde. L’objectif : accompagner à l’international les entreprises françaises en leur fournissant local et outils. « Il y a beaucoup d’initiatives françaises. On souhaite les regrouper. Dans ce lieu, tous les acteurs publics vont travailler ensemble», a expliqué Nicolas Le Roux, du ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique. Les French Tech Hub seront donc des guichets pour servir les entreprises françaises en TI à l’étranger. Les villes seront sélectionnées dans le cadre d’un processus qui reste à être précisé. Il s’agira de territoires où la présence française est déjà bien établie ou de territoires qui ont un véritable potentiel.

Nicolas Le Roux, conseiller au ministère français de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique (au centre), présente le concept de French Tech aux 26 participants de la mission.

French Tech Hub
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Des tonnes de projets à Montpellier

Montpellier est la huitième ville de France. Avec 430 000 habitants, elle est passée du 22e au 8e rang des villes les plus peuplées de France en 30 ans. Environ 43 % de sa population a moins de 30 ans. La ville a de multiples projets qui vont d’une nouvelle liaison de TGV au déplacement d’une autoroute, en passant par le réaménagement de vastes zones commerciales. Trois milliards d’euros (4,1 G$ CA) seront investis d’ici 2017 dans les grands projets d’infrastructures. Dans ce contexte de transformation urbaine, la ville – qui est labellisée French Tech – a décidé d’accumuler des données pour voir quels services elle pouvait rendre à ces citoyens. Un exemple : la ville, située en bord de mer et sillonnée par trois fleuves, souffre régulièrement d’inondations. Elle a donc installé plusieurs capteurs afin de suivre en temps réel le niveau des eaux. Suivre en temps réel, c’est bien. Prévoir et anticiper, c’est encore mieux. Le projet est le suivant : accumuler un maximum de données et les croiser avec la météo pour créer des cartes prédictives. Ainsi, s’il tombe 100 mm de pluie, la ville saura exactement quelles seront les zones inondées. On pourra alors mieux gérer la circulation ou la fermeture des routes et des écoles au sein d’une seule plateforme informatique.

[Photo: Shutterstock]

Des tonnes de projets à Montpellier
Par Géraldine Martin

Le groupe était composé de 26 participants. Principalement des élus, des maires, des mairesses et des directeurs généraux des villes du Québec. Notre objectif : visiter en cinq jours - du 4 au 8 mai - Barcelone, Montpellier, Lyon et Paris dans le cadre d'une mission organisée par Les Affaires sur le thème des «villes intelligentes», grâce à l'appui d'Acceo Solutions, RCGT et Schneider Electric.


Premier constat frappant : chacun a sa définition de la ville dite intelligente. Certains nous ont toutefois rappelé que ce n'est pas la technologie qui rend une ville intelligente. «On oublie parfois qu'une ville intelligente repose avant tout sur l'intelligence de ses habitants», a souligné Nicolas Le Roux, conseiller au ministère de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, à Paris. Trop souvent, la notion de ville intelligente est associée à des questions de rapidité et de productivité. «On n'est pas forcément intelligent parce qu'on produit plus, rappelle M. Le Roux. Une ville, c'est avant tout les gens. Et le numérique est un levier.»


Un discours qui fait écho à Lyon, la deuxième plus grande métropole de France avec près de deux millions d'habitants. «Il était d'abord important d'avoir une vision politique avant de passer à la technique», a résumé Karine Dognin-Sauze, adjointe au maire de Lyon, Gérard Collomb, et vice-présidente de la Métropole de Lyon. «Nous nous sommes dit que la ville de demain n'aura pas un coeur et des périphéries. La ville sera multipolaire, avec des pôles de vie.»


Lyon a donc rénové des quartiers en fonction de ses domaines d'excellence, comme les sciences de la vie, le numérique et les technologies propres. L'urbanisme est à la base du projet de ville intelligente. Par la suite, plus de 40 projets technologiques ont été déployés, des projets qui touchent la mobilité, l'énergie... bref, le quotidien des citoyens. «Nous nous sommes donné comme objectif de rendre tangible la ville intelligente», explique Mme Dognin-Sauze.


Trouver son modèle


La stratégie de Lyon s'inscrit dans une stratégie numérique plus large. Une stratégie qui est née du constat que «la France a beaucoup d'atouts dans le numérique, mais qu'elle n'est pas capable de les mettre en valeur», a expliqué M. Le Roux. La France a par la suite cherché son propre modèle plutôt que d'essayer de reproduire celui de la Silicon Valley, par exemple. C'est dans ce contexte que s'est dessiné le projet de «French Tech», un label attribué à des villes françaises qui ont déployé une approche novatrice dans le domaine des technologies. Neuf villes portent aujourd'hui ce label, dont Lyon et Montpellier, visitées lors de la mission. Montpellier peut se targuer d'héberger un incubateur classé au quatrième rang des meilleurs incubateurs du monde, selon l'UBI Index.


Pour financer le projet French Tech, le gouvernement français a débloqué deux enveloppes : l'une, de 200 M€, sert à financer des accélérateurs privés, des actions, des lieux et des événements dans les villes ciblées. L'autre, de 15 M€, permet de faire rayonner la France numérique. Par exemple, la France a mis le paquet au Consumer Electronics Show de Las Vegas, en janvier : elle y comptait la délégation la plus importante après celles des États-Unis et de la Chine.


À Barcelone, en Espagne, tout est également parti d'une grande vision. «Nous voulons être autosuffisants en énergie», a dit Manel Sanromà, le chef des technologies de la mairie de Barcelone. Inutile de réinventer la roue. M. Sanromà croit à la collaboration entre les villes. Les villes ont des problèmes similaires. Les solutions sont donc similaires. Les projets des uns peuvent profiter aux autres. La collaboration est la clé, a-t-il insisté, en concluant sur la vision de Barcelone avec un acronyme qui a fait sourire. «Connaissez-vous Messi ? nous demanda-t-il. C'est le meilleur joueur de foot (soccer) au monde [il joue pour le FC Barcelone]. Eh bien, notre vision est guidée par MESSI : M pour Mobility ; E pour eGovernment ; S pour Smart cities ; S pour Sustainability ; et I pour Innovation. La dernière lettre - l'innovation - est cruciale, insiste-t-il, car if you don't have the "I", you get a MESS !»


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Gestion de l'innovation

Jeudi 20 septembre


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Objectif Nord

Mardi 25 septembre


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Gestion du changement

Mercredi 03 octobre


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Marché du cannabis

Mercredi 10 octobre


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Expérience client

Mercredi 14 novembre


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Communication interne

Mardi 27 novembre


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Gestion de la formation

Mercredi 05 décembre


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Contrats publics

Mardi 22 janvier


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ROI Marketing

Mardi 29 janvier


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Financement PME

Mercredi 30 janvier

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