Les bons et moins bons coups de Chris Arsenault

Publié le 25/09/2017 à 16:02

Les bons et moins bons coups de Chris Arsenault

Publié le 25/09/2017 à 16:02

Par Alain McKenna

Qu'est-ce qui définit le succès d'un investisseur ? Le rendement ? La création d'emplois ? L'expertise ? Un peu tout ça... avec, parfois, quelques échecs en cours de route. Par leurs bons (et moins bons) coups, voici comment l'associé directeur d'iNovia d'ici a su créer sa propre définition du succès en affaires.


 


Le bon coup
Luxury Retreats


Grâce au fonds iNovia, Chris Arsenault a aidé Luxury Retreats depuis ses débuts jusqu'à son acquisition par Airbnb l'hiver dernier pour une somme estimée par plusieurs comme avoisinant les 400 M$. «C'est tout un rendement !» dit-il. Ça a prouvé une chose: quand on pense à long terme, c'est payant, même à court terme ! «Comme entrepreneur, tu veux te donner toutes les possibilités pour pouvoir gérer la croissance à ta guise. Ça prend de bonnes relations avec les investisseurs, un contrôle adéquat des revenus et des dépenses, et une maîtrise parfaite de tes indicateurs de performance.» Citant également GSOFT, Breather et Lightspeed, trois autres sociétés québécoises à la croissance accélérée, il prédit de belles années aux entrepreneurs québécois. «Les entreprises, les ambitions et les plans d'affaires sont à un niveau supérieur par rapport à ce qu'on voyait il y a cinq ou six ans.»


Le moins bon coup
Beyond the Rack


Ce site de liquidation de fins de gamme pour des marques de luxe a connu un essor fulgurant dès ses premiers instants en 2008, mais sa chute à partir de 2012 a été tout aussi abrupte. M. Arsenault a investi dans Beyond the Rack en 2011, alors qu'elle était à son sommet. Le risque demeurait élevé, et l'entreprise l'assumait entièrement. L'entreposage de la marchandise et les prix de liquidation réduisaient ses marges bénéficiaires à presque rien. «On regardait trop la croissance des revenus. On a oublié celle des revenus nets», résume-t-il.


La clé du succès pour un investisseur


«Il faut investir sur le long terme, car, même à court terme, c'est plus payant pour les entrepreneurs. En effet, ils courent alors la chance de recevoir des offres meilleures et plus nombreuses.»


 


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