Jeu vidéo québécois : bientôt 20 ans et très turbulent


Édition du 18 Juin 2016

L'industrie québécoise du jeu vidéo entre dans sa 20e année. Si elle a de quoi se réjouir, elle n'est pas à l'abri des menaces pour autant. La société française Ubisoft, son plus important acteur, peine à générer des profits durables et est désormais au coeur de rumeurs de rachat non sollicité ; d'aucuns diraient hostile. Et la popularité internationale des jeux québécois reste difficile à établir. Qui assurera les 20 prochaines années de croissance du jeu conçu chez nous ?


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Un success-story à la sauce québécoise... Ça se passe en juillet 1997 : séduite par la promesse d'une subvention qui absorbera la moitié de ses salaires en sol québécois, Ubisoft débarque dans le Mile-End. À l'époque, ce quartier au pied du Mont-Royal s'essouffle. Les anciennes usines sont désertées, les ruelles sont sales et les commerces lugubres.


Vingt ans plus tard, le contraste est frappant. Piétons, cyclistes et automobilistes se partagent des artères toujours aussi mal pavées, mais incontestablement plus dynamiques, entre des cafés, des microbrasseries et des bureaux d'où émergent tant des jeunes sociétés technologiques que des studios de jeu indépendants. Les quelque 6 000 professionnels montréalais du jeu vidéo, et leur salaire annuel moyen de 72 000 $ (le double du salaire moyen québécois, toutes industries confondues), y sont pour beaucoup...


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