À la conquête de l'univers des signes

Publié le 11/07/2018 à 16:36

À la conquête de l'univers des signes

Publié le 11/07/2018 à 16:36

Par Martin Jolicoeur

Le tout a commencé par la volonté de parents d’enseigner à leur poupon à rapidement communiquer. Ce fut chose faite avant même que le jeune Samuel n’arrive à marcher! À dix mois, l’enfant utilisait déjà le langage des signes.


Du succès de cette expérience, et des centaines de milliers de dollars d’investissements plus tard, est née Seasign, une jeune entreprise qui ambitionne aujourd’hui de se tailler une place dans le marché foisonnant des applications mobiles et autres outils technologiques ou de divertissement destinés à faciliter l’apprentissage du langage chez les enfants.


À prime abord, rien ne destinait ce couple de Mascouche, formé d’Eugénie Miron et d’André de Montarville Taschereau, à se lancer dans une telle aventure. Mme Miron avait surtout œuvré dans le domaine de la restauration, tandis que son mari avait entamé une carrière comme représentant d’entreprises de produits de construction.


«Mais de voir notre garçon apprendre aussi rapidement nous a fait réaliser l’extraordinaire potentiel de développement que revêt le langage des signes dans notre société, explique Eugénie Miron, cofondatrice de Seasign. Si notre enfant est parvenu à le maîtriser avant même d’apprendre à marcher et parler, c’est bien la preuve que ce langage est à la portée de tous, au point peut-être éventuellement de devenir un langage universel qu'auraient en commun tous les peuples.»


C'est fort de cette conviction que le couple décida, presque sur un coup de tête, de s’investir complètement dans la création et le développement d’un personnage animé qui, à la manière par exemple d’un Caillou ou d’un Dora l’exploratrice, à une autre époque, accompagnerait l’enfant de manière ludique tout au long de son parcours d’apprentissage.



L’idée de départ a fait des petits. Et de fil en aiguille, l’avatar baptisé Samuel -du même prénom que leur fils- s’est vu enrichi d'une panoplie d’aventures (Samuel à la plage, Samuel à l’hôpital, Samuel à la garderie, etc.) imaginées pour permettre à l’enfant de s’amuser tout en continuant d’étendre son vocabulaire du langage signé.


Tout compte fait, c’est pas moins de 500 000$ de ses propres économies que le couple Miron-Taschereau a investi en un peu plus de trois ans dans le développement de cette jeune société. Avec l’aide d’une société spécialisée dans la création d’effets visuels pour l’industrie du cinéma, ces investissement ont permis au couple de développer une première application mobile, en trois langues (français, anglais, espagnol), qu’on retrouve depuis quelques semaines sur Google Play et Apple Store.


Et pendant que les téléchargements de cette première application iraient bon train, c’est sans difficulté aucune que les deux fondateurs imaginent maintenant l’univers de Samuel, pouvoir être décliné de toute sorte d’autres façons; sous forme de capsule vidéo, de jeux vidéo, en réalité virtuelle ou augmentée, en série animée télévisée, sous forme de jeux de société traditionnel… Bref, parents, commissions scolaires et centres de la petite enfance intéressés auraient l’embarras du choix.


Mais voilà, alors que l’univers de Samuel est aujourd’hui mûr pour l’étape cruciale d’une commercialisation à plus grande échelle, le couple réalise qu’il se trouve à court de liquidité. Les modalités d’un tel partenariat financier resteraient à définir, explique André Taschereau, mais une première ronde de financement externe d’environ 300 000$ pourrait permettre à Seasign de faire décoller ses ventes, voire à tout le moins de s’en approcher.


Avec un peu de chance, et du succès dans la chasse au financement, il n’est pas impossible d’imaginer que le petit Samuel accompagne des générations d’enfants de partout dans l’apprentissage du langage des signes. Certes, le projet est ambitieux. Mais après avoir déjà misé un demi-million dollars dans l’aventure, le couple d’entrepreneurs, lui, y croit.


André de Montarville Taschereau et Eugénie Miron, fiers parents du petit Samuel, par qui tout a débuté


image

Objectif Nord

Mardi 25 septembre


image

Gestion du changement

Mercredi 03 octobre


image

Marché du cannabis

Mercredi 10 octobre


image

Expérience client

Mercredi 14 novembre


image

Communication interne

Mardi 27 novembre


image

Gestion de la formation

Mercredi 05 décembre


image

Contrats publics

Mardi 22 janvier


image

Financement PME

Mercredi 30 janvier

Sur le même sujet

À surveiller: Bombardier, BlackBerry et Apple

20/09/2018 | François Pouliot

Que faire avec les titres de Bombardier, BlackBerry et Apple?

Apple échappe aux nouvelles taxes douanières, mais la menace demeure

18/09/2018 | AFP

La dernière salve de taxes imposées par Donald Trump à la Chine semble épargner largement les produits d'Apple.

À la une

Des obstacles à court terme pour les actions?

Mis à jour le 23/09/2018 | Dominique Beauchamp

BLOGUE. Octobre a déjà mauvaise réputation. La Fed et la saison des résultats pourraient offrir des surprises.

ALÉNA: notre meilleur allié est America inc.

22/09/2018 | François Normand

ANALYSE - Le Canada est aussi un marché stratégique pour les entreprises américaines.

Voir les choses sous un autre angle pour réussir en Bourse

21/09/2018 | Philippe Leblanc

BLOGUE INVITÉ. Cela ne veut pas dire qu’il faut adopter l’opinion contraire à celle du plus grand nombre.