Élection américaine: possible ingérence de Moscou via Google

Publié le 09/10/2017 à 14:24

Élection américaine: possible ingérence de Moscou via Google

Publié le 09/10/2017 à 14:24

Par AFP

Doodle à l'occasion de la fête nationale russe de 2016. (Google)

Comme Facebook et Twitter, Google a également trouvé sur son réseau des contenus financés par des intérêts russes, alors que les autorités américaines enquêtent sur une possible ingérence de Moscou dans l'élection américaine de 2016, indique le Washington Post lundi.


Le groupe américain «a découvert que des dizaines de milliers de dollars avaient été dépensés pour des contenus sponsorisés (+ads+) par des intérêts russes dans le but de faire de la désinformation (...) notamment sur (la plateforme vidéo) YouTube», ainsi que sur Google, Gmail et sa régie publicitaire DoubleClick, écrit le quotidien, citant des sources anonymes.


Interrogé par l'AFP, un porte-parole de Google s'est contenté d'indiquer que le groupe «avait une série de règles très strictes en matière de contenus sponsorisés, notamment des limites sur le ciblage de contenus politiques sponsorisés et l'interdiction de cibler des contenus selon la race et la religion».


«Nous approfondissons nos investigations sur des tentatives de détournement de nos systèmes et travaillons avec des chercheurs et d'autres entreprises et apporterons de notre aide aux enquêtes en cours», a poursuivi Google.


Moyennant finance, certains contenus sur les réseaux sociaux ou les moteurs de recherche peuvent être ciblés vers certains utilisateurs, selon leur profil, leur lieu géographique ou leurs historiques de recherche par exemple. Il peut s'agir de publicités classiques mais aussi de publications ou de pages sponsorisées.


Alors que Facebook et Twitter ont déjà indiqué avoir découvert des contenus financés par des intérêts russes, Google reste très discret sur le sujet, même si le groupe a lui aussi été invité par le Congrès à témoigner en audition publique le 1er novembre.


Facebook avait indiqué la semaine dernière travailler avec Twitter et Google sur ces sujets.


Le Congrès ainsi que la justice américaine enquêtent sur une possible ingérence russe dans la campagne électorale de l'an dernier, qui avait abouti à l'élection de Donald Trump, et cherchent notamment à savoir si les réseaux sociaux et moteurs de recherche ont pu servir de plateforme à de la manipulation politique.


Le Kremlin a nié à plusieurs reprises avoir tenté de s'immiscer dans ce processus électoral.


 


image

Croissance PME

Mercredi 25 octobre


image

Marketing B2B

Mardi 21 novembre


image

Acceptabilité sociale

Mercredi 29 novembre


image

Communication interne

Mardi 05 décembre


image

Gestion de la formation

Mercredi 06 décembre


image

Sommet sur l'énergie

Mardi 23 janvier


image

E-Commerce

Mardi 30 janvier


image

Sécurité alimentaire

Mardi 06 février


image

Usine 4.0 - 2018

Mercredi 14 mars


image

Rémunération globale

Mercredi 25 avril

Sur le même sujet

L'extrême droite au parlement allemand: faut-il s'en inquiéter?

Mis à jour le 25/09/2017 | François Normand

ANALYSE–Fermetures de frontières, politique anti-immigration... le parti tentera d'influencer Angela Merkel.

Le patron de Facebook inquiète Donald Trump

21/08/2017 | François Remy

Mark Zuckerberg apparaît sur une liste noire de l’actuel président américain.

À la une

Hydro-Québec voit l'Asie dans sa soupe

23/10/2017 | François Normand

Ces deux pays asiatiques deviennent des marchés de plus en plus importants pour Hydro-Québec. Voici pourquoi.

Tout vendre avant la correction?

Édition du 21 Octobre 2017 | Yannick Clérouin

CHRONIQUE. Il n'y a pas de refuge miracle, mais voici quelques façons de vous protéger.

Aldo renonce à une acquisition annoncée en grande pompe

23/10/2017 | Martin Jolicoeur

Annoncée en grande pompe en août dernier, l’acquisition de l’américaine Camuto Group a finalement avorté.