Plus optimistes que jamais, les PME québécoises embauchent

Publié le 22/02/2018 à 12:03

Plus optimistes que jamais, les PME québécoises embauchent

Publié le 22/02/2018 à 12:03

Par Yannick Clérouin

Jamais les PME québécoises n’ont été aussi optimistes au cours de la période d’après-récession de 2009.


L’indice du baromètre de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante(FCEI) pour le Québec a en effet gagné 2,6 points au cours du dernier mois pour atteindre 73,9 en février.


Cet indicateur mensuel surpasse ainsi son précédent sommet de 71,9, touché en février en 2011.


Les entrepreneurs québécois redeviennent donc les plus optimistes du pays, devançant nettement leurs homologues d’Ontario, où l’indice du baromètre se situe à 59. Pour l’ensemble du pays, l’indice du baromètre a reculé de 0,3, à 62,4.


«Il n'y a pas qu'une seule locomotive qui tire l'économie du Québec, mais une conjonction de facteurs favorables», explique Simon Gaudreault, directeur des affaires économiques pour le Québec de la FCEI. L'économiste souligne que la province profite de la diversification de son économie, contrairement à d'autres provinces qui sont plus dépendantes de l'évolution d'industries particulières, dont des matières premières.


Tant dans le secteur manufacturier, que dans le domaine minier ou celui des services, tel, le tourisme, il y a des développements favorables. En outre, les consommateurs continuent de dépenser: les ventes au détail ont augmenté de 6% en 2017 au Québec, selon les données dévoilées jeudi par Statistique Canada.


Tout comme dans plusieurs autres provinces, les entreprises québécoises doivent composer avec la hausse du salaire minimum. Celle-ci est toutefois inférieure à celle prévue en Ontario et en Alberta. La confiance des entrepreneurs de cette province s’est d’ailleurs effritée de 3,1 points en février, à 56,3.


Des emplois à combler


Les économistes de la FCEI soulignent que les plans d’embauche à court terme sont forts au Québec: 31% des chefs d’entreprise prévoient recruter du personnel, contre seulement 7% qui prévoient réduire leurs effectifs.


La pénurie de main-d’oeuvre qualifiée demeure par ailleurs la principale limite au chapitre de l’augmentation de la production ou des ventes, selon les dirigeants sondés(39% des réponses). Vient ensuite la pénurie de main-d’oeuvre non-qualifiée(26% des réponses).


«Le principal enjeu des PME porte sur la main-d'oeuvre», note M. Gaudreault. En plus de la pénurie de personnel, les entreprises doivent jongler avec la hausse plus élevée que prévu du salaire minimum et de lourdes taxes sur la masse salariale.


 

À suivre dans cette section


image

Communication interne

Mardi 27 novembre


image

Gestion de la formation

Mercredi 05 décembre


image

Contrats publics

Mardi 22 janvier


image

Santé psychologique

Mardi 22 janvier


image

Sommet Énergie

Mardi 29 janvier


image

ROI marketing

Mardi 29 janvier


image

Financement PME

Mercredi 30 janvier


image

Science des données

Mardi 12 février


image

Pénurie de talents

Mercredi 13 mars


image

Objectif Nord

Mardi 09 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 24 avril


image

Gestion agile

Mercredi 08 mai

À la une

Investir: «C’est le temps de garder plus de liquidités»

Conserver des liquidités n’est plus une garantie d’appauvrissement à Wall Street, croit David Kostin, de Goldman Sachs.

Pourquoi est-ce si difficile de donner?

BLOGUE INVITÉ. Quelques heures de bénévolat peuvent tout changer pour une personne, pour une cause.

CELI: le plafond passe à 6000$ en 2019

11:48 | Guillaume Poulin-Goyer

L’ARC vient de rendre publics les paramètres d’indexation du régime fiscal qui confirment la hausse du plafond du CELI.