Montréal, la 2e source de financement pour les start-ups

Offert par Les Affaires

Publié le 18/07/2017 à 16:30

Montréal, la 2e source de financement pour les start-ups

Offert par Les Affaires

Publié le 18/07/2017 à 16:30

Par Denis Lalonde

La région de Montréal est au deuxième rang au Canada en ce qui a trait aux pôles d'importance qui attirent le plus de capital de risque. Juste après la région de Toronto-Waterloo.


Selon le rapport MoneyTree, réalisé conjointement par PwC et CB Insights, Montréal a attiré des investissements totalisant 334 millions de dollars américains (M$ US) en 2016, une hausse de 8% sur un an.


Le document précise que Toronto et Waterloo ont obtenu respectivement 578 M$US et 253 M $ US en capital de risque l'an dernier.


Au total, 41 transactions ont été conclues à Montréal en 2016, en hausse de 11 % sur un an. Plus précisément, le document a répertorié 43 transactions au Québec, dont 11 en téléphonie mobile et télécoms (d'une valeur totale de 132 M $ US), 5 dans les soins de santé (116 M $ US), 10 dans Internet (25 M $ US), 4 dans les logiciels (8 M $ US) et 11 dans d'autres secteurs (56 M $ US).


Un autre rapport, le «Portrait de l'écosystème start-up montréalais» (PESM), publié en novembre dernier, brosse un portrait du monde du financement des sociétés en démarrage de 2011 à 2016. Selon le document, le fonds Real Ventures a été l'investisseur le plus actif durant la période, avec 40 transactions, suivi de la Banque de développement du Canada (20) et des accélérateurs FounderFuel (17) et District 3 Innovation Center (13).


Ces données sont toutefois contestées, notamment par District 3, qui dit ne pas investir dans les sociétés qu'il accompagne, tout comme le Canadian Technology Accelerator Digital NYC, cité dans le document comme ayant participé à 7 transactions entre 2011 et 2016.


«Nous souhaitons toutefois réaliser un premier investissement d'ici juin», précise Xavier-Henri Hervé, de District 3.


Le PESM a été produit à partir de données recueillies sur les plateformes CrunchBase et PitchBook, qui répertorient les investissements dans les start-ups. «Les bases de données ont défini ces investisseurs comme des acteurs clés dans les transactions», soutient Christian Bélair, président et cofondateur de la société montréalaise Credo, à l'origine de l'écriture du PESM. M. Bélair ajoute que le document a une définition très stricte du terme start-up. «Nous avons pris la même définition que celle qui est utilisée dans l'étude «Start-up Genome», produite par l'entreprise californienne Compass et reprise par le rapport «Regional Queensland Start-up Ecosystem» en Australie. Notre définition met de côté certains secteurs d'activité, comme les biotechs, les nanotechs et les fintechs, où les cycles de vie sont beaucoup plus longs que dans les technologies de l'information», dit-il


De plus, les start-ups de services-conseils, qui conçoivent uniquement des composantes (hardware), ont aussi été exclues du rapport. «À Montréal, il y a beaucoup plus de joueurs dans le monde des start-ups que ce que nous incluons dans notre définition», précise-t-il.


 


Extrait de notre dossier


 


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