Innovation : les entrepreneurs doivent cesser de procrastiner

Publié le 14/02/2011 à 15:31, mis à jour le 14/02/2011 à 15:42

Innovation : les entrepreneurs doivent cesser de procrastiner

Publié le 14/02/2011 à 15:31, mis à jour le 14/02/2011 à 15:42

Par Stéphane Rolland

Pas besoin d’inventer un produit révolutionnaire pour innover. Les entrepreneurs ne doivent pas attendre la trouvaille du siècle, mais trouver de meilleures façons d’offrir leurs produits et leurs services, a plaidé le pdg de la Banque de développement du Canada (BDC), Jean-René Halde dans le cadre d’un discours de motivation prononcé lundi devant le Cercle canadien de Montréal.


Ces attentes freinent l’innovation alors que l’économie du pays en a le plus besoin pour affronter le recul de la productivité et la concurrence des pays émergents, selon M. Halde.


«Les entreprises investissement moins qu’ailleurs, affirme-t-il. Il est évident que ce n’est pas facile de la faire. On trouve souvent qu’il y a trop de priorités, que la recherche et développement (RD) coûte trop cher ou prend trop de temps. Il faut tout même poser des gestes.»


Au cours de son allocution, M. Halde a donné divers exemples d’innovation pour inspirer son auditoire.


Au Québec, M. Halde a cité de Premier Tech qui œuvre dans le domaine de l’agriculture et de l’horticulture. Parmi les 2 000 employés de l’entreprise de Rivière-du-Loup, 200 travaillent uniquement à la RD. Aujourd’hui 38% des revenus de Premier Tech proviennent de produits qui n’existaient pas il y a cinq ans. «L’innovation n’arrive pas par accident, dit-il. Il faut que les ressources humaines y travaillent.»


Les bienfaits de l’innovation semblent évidents. Selon un sondage Angus-Reid, 74% des entrepreneurs considèrent que l’innovation est une priorité absolue. En fait, les entreprises attendent souvent d’être au pied du mur avant d’investir dans l’innovation. «Il n’y a pas de secteur qui traîne de la patte plus que d'autres, explique M. Halde. On investit davantage dans les secteurs où l’on sent la pression augmenter, notamment dans les secteurs forestier, manufacturier et de l’automobile.


 


 


 

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