Huit semaines pour changer le monde

Offert par Les Affaires


Édition du 26 Septembre 2015

Huit semaines pour changer le monde

Offert par Les Affaires


Édition du 26 Septembre 2015

Par Diane Bérard

Trois participants de la première cohorte québécoise de l’accélérateur d’entreprises sociales Impact 8 : Axel Serpollier, Louis Delaoustre et Rodolphe Barrère, de Potloc. [Photo : Sylvie Li]

La première cohorte québécoise de l'accélérateur d'entreprises sociales Impact 8 vient de commencer sa formation. Elle est composée de huit entrepreneurs qui ont huit semaines pour améliorer leur modèle d'entreprise et leur discours afin de convaincre les investisseurs le jour du Demo Day, le 24 novembre. Les Affaires suivra ces six hommes et ces deux femmes tout au long de leur programme.


«Comme entrepreneur social, vous croyez que le monde a besoin d'être changé. Quelle est votre innovation ? demande Stéphanie Baron, consultante en stratégie et formatrice d'Impact 8. Pourquoi devrions-nous acheter vos produits ou vos services ? Qu'est-ce que nous contribuons à éviter ou à améliorer en achetant ceux-ci ?»


Les huit entrepreneurs de la première cohorte québécoise d'Impact 8 ont huit semaines pour répondre à ces questions. Pour changer le monde, ils doivent développer leur fibre entrepreneuriale. C'est le mandat des 15 coachs et des 20 formateurs qui les accompagnent.


Le programme d'accélération Impact 8 a été créé à l'initiative du MaRS Centre for Impact Investing, à Toronto. Depuis 2013, trois cohortes l'ont suivi.


Jour 1


Nous sommes une trentaine dans la salle de L'Esplanade, partenaire québécois du programme Impact 8 : les entrepreneurs, mais aussi des coachs, des mentors et des partenaires. Certains partenaires accueilleront une ou deux sessions de formation dans leurs locaux : la Caisse de dépôt et placement du Québec, Anges Québec, la maison Notman et le cabinet Richter.


«Richter s'implique déjà dans ce secteur par l'intermédiaire de son "Programme en innovation et entrepreneuriat social " lancé l'année dernière», souligne Frédéric Brosseau, vice-président, marketing et développement des affaires, de Richter. Cette collaboration agit comme facteur de rétention et même d'attraction de main-d'oeuvre.


Certains participants sont venus avec un collègue. Marie Fortier, elle, est assise avec sa coach. La fondatrice du site de vidéos mescoursprénataux.com pourra compter sur le soutien de Martyne Huot, fondatrice du site d'information familledaujourdhui.com. Chaque entrepreneur se voit assigner deux ou trois coachs. «Certains ont demandé à être jumelés à certains entrepreneurs, par intérêt pour leur secteur», souligne Alain-Olivier Desbois, responsable du programme Impact 8 pour le Québec.


Martyne Huot juge qu'elle peut aider Marie Fortier à commercialiser son site de vidéos d'accompagnement à la naissance. Après la formation, elles s'envoleront vers la France pour explorer le marché francophone européen.


Guy Gervais, entrepreneur en série et investisseur, mettra son expertise du secteur des technologies propres au service de Marisol Labrecque. L'entrepreneure dirige Ecofixe, qui a mis au point un système de traitement des eaux usées pour les étangs aérés.


Les coachs remplissent plusieurs rôles, dont celui de «ramasser» les entrepreneurs après que les formateurs ont ébranlé leurs certitudes. Cela a été le cas dès la première session qui portait sur le canevas du modèle d'entreprise (business model canvas), une version plus dynamique du plan d'affaires. Au lieu de noircir des feuilles de papier, vous remplissez des cases dans un immense tableau : vos clients, vos concurrents, vos canaux de distribution, vos ressources, vos revenus, etc. Et vous tracez des liens entre les cases.


À suivre dans cette section


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