Déficit: taxer les riches n’est pas la solution

Publié le 06/12/2011 à 07:45

Déficit: taxer les riches n’est pas la solution

Publié le 06/12/2011 à 07:45

Par lesaffaires.com

Photo : Bloomberg

Augmenter les impôts des riches pour soulager les finances publiques ne représente pas une solution viable, plaide ce matin l’Institut économique de Montréal dans une note économique préparée par son pdg.

Selon Michel Kelly-Gagnon, le fardeau qui serait alors imposé aux contribuables ayant un revenu annuel de plus de 100 000 $ serait trop lourd.

Plus tôt cette année, des milliardaires tels que Warren Buffett aux États-Unis et Liliane Bettencourt en France ont suggéré d’augmenter le fardeau fiscal des riches pour soulager les finances publiques.

Le problème, selon M. Kelly-Gagnon, est que moins de 4 % des contribuables gagnent plus de 100 000 $ par année, et qu’ils ne peuvent à eux seuls éliminer le déficit du Québec prévu pour 2011-2012, soit 3,8 milliards $.

« Pour demander un effort supplémentaire de 3,8 milliards de dollars aux contribuables québécois qui déclarent des revenus de 100 000 $ et plus, il faudrait hausser le taux maximal d’imposition provincial de 24 à 43 % », a-t-il commenté. Une fois ajouté l’impôt fédéral, le taux d’imposition se retrouverait entre 64,7 et 67,2 %, ajoute-t-il.

« Le même exercice avec seulement les contribuables gagnant 250 000 $ et plus ferait grimper le taux d’imposition combiné de ces derniers au-delà de 100 % » affirme M. Kelly-Gagnon.

« Peu de gens continueraient de travailler ou d’investir au-delà d’un certain seuil s’ils devaient payer en impôts la totalité du revenu additionnel qu’ils gagnent. »

Même avec une hausse de 10 % des impôts actuels pour les revenus de plus de 100 000 $, Québec récolterait 475 millions $ de plus, soit 12,5 % du déficit actuel, précise M. Kelly-Gagnon.

L’IEDM préconise plutôt la réduction des dépenses pour arriver à rééquilibrer les finances publiques. « Simplement en retrouvant le seuil de dépenses publiques de 2009-2010, il y a à peine deux ans, le gouvernement du Québec dépenserait 6 milliards de dollars de moins et se retrouverait à gérer un surplus budgétaire de plus de 2,2 milliards de dollars », écrit le pdg de l’IEDM.

En France, une surtaxe temporaire de 3 % a été imposée pour les revenus de plus de 250 000 euros, et de 4 % pour les revenus de 500 000 euros et plus.

Le Royaume-Uni, le Portugal et l’Italie ont tous augmenté leur taux d’imposition pour les plus fortunés.

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