Le frère de Riadh Ben Aïssa poursuit SNC-Lavalin

Publié le 08/11/2012 à 13:09, mis à jour le 08/11/2012 à 13:09

Le frère de Riadh Ben Aïssa poursuit SNC-Lavalin

Publié le 08/11/2012 à 13:09, mis à jour le 08/11/2012 à 13:09

Par La Presse Canadienne

Le frère d'un ex-dirigeant de SNC-Lavalin (TSX:SNC) soupçonné d'être au coeur d'un scandale de 56 millions $ US vient d'intenter une poursuite de 5 millions $ contre la firme d'ingénierie montréalaise.


Dans une requête déposée plus tôt cette semaine devant la Cour supérieure du Québec, le Dr Rafik Benaissa soutient que SNC a fait de Riadh Ben Aïssa, qui a été vice-président au sein de l'entreprise jusqu'en février, un "bouc émissaire" dans cette affaire.


M. Ben Aïssa a été arrêté par les autorités en avril et est toujours incarcéré en Suisse. Il est soupçonné de corruption, d'escroquerie et de blanchiment d'argent.


Une enquête interne a démontré que SNC-Lavalin a effectué des versements irréguliers totalisant 56 millions $ US à des intermédiaires pour des motifs mystérieux. La Gendarmerie royale du Canada a ouvert une enquête et a effectué des perquisitions au siège de l'entreprise en avril


La poursuite du Dr Benaissa allègue que Riadh Ben Aïssa a été victime de discrimination en raison de ses origines arabes. Selon la requête, Riadh Ben Aïssa n'a fait que suivre les directives de ses patrons.


Rafik Benaissa, qui est chirurgien orthopédique aux États-Unis, prétend que ce qui arrive à son frère lui cause du tort sur les plans personnel et professionnel.


Rappelons que Pierre Duhaime, qui était président et chef de la direction de SNC-Lavalin au moment des faits, a été relevé de ses fonctions en avril mais a eu droit à un "arrangement de départ" de 4,9 millions $.


En septembre, le Dr Benaissa a déposé une poursuite en diffamation contre les quotidiens La Presse et The Globe and Mail, leur reprochant leur couverture du scandale.


Deux recours collectifs ont également été déposés par des investisseurs contre SNC-Lavalin dans cette affaire.


En fin de matinée jeudi, l'action de SNC-Lavalin reculait de 1,2 pour cent pour s'échanger à 41,30 $, à la Bourse de Toronto.

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