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Rejet du plan Paulson : pourquoi?
. les affaires.com . 30-09-2008
La gogauche est devenue la droite ultraconservatrice avec ses amis libertariens.
À leurs yeux, l'intervention de l'État dans l'économie est diabolique et rien ne remplace le cours naturel des choses. S'il faut qu'une société s'écroule, qu'elle s'écroule. On verra après.
C'est, entre autres, ce que défend un économiste de Harvard, Jeffery Miron -libertarien-, dont vous pouvez retrouver les propos acides sur CNN.com : pour lui, « Mieux vaut des faillites que des sauvetages ».
C'est en bonne partie ce qui a conduit un troupeau de Républicains à voter contre le plan Paulson, hier, ce qui a précipité les bourses mondiales dans la tourmente ; encore qu'en Asie, la chute a été moins brutale, et on voit même des remontées en Europe. Il faut dire que les pronostics sont meilleurs, pour aujourd'hui, en Amérique du Nord.
Les autres opposants au plan l'ont fait simplement parce qu'ils s'en vont en élection et qu'ils ont peur de vexer leurs commettants. Des idéologues et des peureux sont en train de jouer à la roulette russe avec l'économie du continent.
Est-ce à dire que ce plan était parfait ? Sûrement pas. Même pas satisfaisant. Mais une situation d'urgence demande une réponse urgente. Et vous savez quoi ? De toute façon, le gouvernement américain va les pomper, ces centaines de milliards de dollars dans les firmes en difficulté. C'est ce que va continuer à faire la Fed. Mais sans les balises qui auraient autrement encadré ses interventions : l'État ne pourra exiger de contreparties, pas de protection pour les propriétaires de maisons, pas de limites à la rémunération, pas de propriété partielle des firmes rescapées, etc. Ce sera du cas par cas.
Voilà pourquoi le laisser-faire est hautement risqué. La peste soit des Maria Goretti de l'économie, qui préfèrent dire non et risquer de tout perdre pour ne pas entacher leur vertu.
À leurs yeux, l'intervention de l'État dans l'économie est diabolique et rien ne remplace le cours naturel des choses. S'il faut qu'une société s'écroule, qu'elle s'écroule. On verra après.
C'est, entre autres, ce que défend un économiste de Harvard, Jeffery Miron -libertarien-, dont vous pouvez retrouver les propos acides sur CNN.com : pour lui, « Mieux vaut des faillites que des sauvetages ».
C'est en bonne partie ce qui a conduit un troupeau de Républicains à voter contre le plan Paulson, hier, ce qui a précipité les bourses mondiales dans la tourmente ; encore qu'en Asie, la chute a été moins brutale, et on voit même des remontées en Europe. Il faut dire que les pronostics sont meilleurs, pour aujourd'hui, en Amérique du Nord.
Les autres opposants au plan l'ont fait simplement parce qu'ils s'en vont en élection et qu'ils ont peur de vexer leurs commettants. Des idéologues et des peureux sont en train de jouer à la roulette russe avec l'économie du continent.
Est-ce à dire que ce plan était parfait ? Sûrement pas. Même pas satisfaisant. Mais une situation d'urgence demande une réponse urgente. Et vous savez quoi ? De toute façon, le gouvernement américain va les pomper, ces centaines de milliards de dollars dans les firmes en difficulté. C'est ce que va continuer à faire la Fed. Mais sans les balises qui auraient autrement encadré ses interventions : l'État ne pourra exiger de contreparties, pas de protection pour les propriétaires de maisons, pas de limites à la rémunération, pas de propriété partielle des firmes rescapées, etc. Ce sera du cas par cas.
Voilà pourquoi le laisser-faire est hautement risqué. La peste soit des Maria Goretti de l'économie, qui préfèrent dire non et risquer de tout perdre pour ne pas entacher leur vertu.
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