L'immobilier québécois ne dérougira pas en 2018

Publié le 07/12/2017 à 17:11

L'immobilier québécois ne dérougira pas en 2018

Publié le 07/12/2017 à 17:11

Par Martin Jolicoeur

Les prix ont grimpé de 7% dans la région de Montréal en 2017.

Malgré le resserrement des règles hypothécaires, le marché de l’habitation ne dérougit pas au Québec. Au contraire, après les augmentations surprises de 2017, les économistes prévoient que le niveau d’activité et les prix de l’immobilier continueront de grimper en 2018.


Selon la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ), qui tenait sa conférence annuelle jeudi, le marché de la revente de maisons, de plex, et de condominiums devrait même, pour la première fois de l’histoire, fracasser le seuil des 85 000 transactions immobilières résidentielles l’an prochain.


Non seulement le niveau d’activité devrait croître de 3%,  pour atteindre les 85 400 transactions, mais le prix de vente médian des résidences (tous types confondus) devrait progresser d’autant (3%) pour atteindre quelque 251 000$ l’an prochain.


«Malgré le relèvement anticipé des taux d’intérêt et un autre resserrement des règles hypothécaires, (…) la demande d’habitations sera forte, a expliqué ce matin, l’économiste Paul Cardinal, directeur du service Analyse du marché de la FCIQ.


À pareille date en 2016, ce dernier mettait en garde le marché sur les risques de ralentissement de l’activité immobilière.«Les choses se seront finalement passées autrement, a dû admettre l’économiste. Je m’étais trompé considérablement».


En 2017, en se basant sur les données des onze premiers mois de l’année, on estime que le prix médians des maisons aura finalement crû de 4% pour atteindre 243 000$. Et les ventes devraient, pour leur part, avoisiner les 82 600 transactions, une hausse surprise de 6% par rapport à 2016.


Cette tendance à la hausse s’annonce plus forte encore dans la grande région métropolitaine de Montréal qui, contre toute attente, aura connu une hausse de 8% du nombre de transaction en 2017 (comparativement à 5% en 2016), et de 7% du prix de vente médian des résidences unifamiliales.


La hausse se poursuit


En 2018, l’activité immobilière résidentielle devrait augmenter d’encore 5%, pour atteindre le 45 100 transactions dans la seule région de Montréal.


Le prix médian des résidences unifamiliales devrait grimper pour sa part de 5% pour s’établir à 332 000$, tandis que le prix médian des copropriétés devrait atteindre les 255 000$, en hausse de 3% sur 2017 (247 000$).


Ce marché à l’avantage des vendeurs, à Montréal et dans la plupart des régions de la province, prend sa source dans la création d’emplois, la migration et la confiance des consommateurs, soutient Paul Cardinal, de la FCIQ.


En outre,  le marché du travail québécois est sur une lancée exceptionnelle. Quelque 150 000 emplois se sont ajoutés à l’économie de la province au cours des 24 derniers mois, abaissant le taux de chômage à un son plus bas niveau en plus de 25 ans.


Le solde migratoire du Québec ainsi que le solde des résidents non permanents sont aussi en hausse. Comme la vaste majorité des immigrants choisissent de s’établir dans la région de Montréal, les besoins en matière d’habitation devraient se maintenir.


Finalement, selon les dernières données du Conference Board du Canada, la confiance des consommateurs québécois est à un sommet de 15 ans. Ce sont là, estime le représentant de la FCIQ, autant de facteurs qui stimuleront la demande et les prix l’an prochain. 


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