Tarifs douaniers: Freeland met gentiment en garde Washington

Publié le 08/02/2017 à 17:10

Tarifs douaniers: Freeland met gentiment en garde Washington

Publié le 08/02/2017 à 17:10

Alors qu'elle concluait mercredi sa première visite à Washington en tant que ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland a précisé aux politiciens américains que le Canada s'opposerait vigoureusement à de nouveaux tarifs douaniers.


«Nous ne savons pas quelle sera la position des États-Unis sur la question des droits de douane» mais, a dit Freland, «j'ai profité de l'occasion pour être très claire (et dire) que le Canada pense que ce serait une mauvaise idée».


La bonne nouvelle est que cette option est encore très hypothétique.


«J'espère que cela a été utile pour mon homologue américain d'entendre directement de ma part nos vues sur ce sujet», a déclaré la ministre canadienne lors d'une conférence à l'issue de sa rencontre avec Rex Tillerson.


Mais son principal constat est en fait plutôt positif: tous les intervenants avec qui elle s'est entretenue perçoivent le Canada comme un partenaire commercial modèle, avec une balance commerciale équilibrée, et des normes du travail similaires.


La ministre Freeland a dit avoir souligné l'importance de la relation commerciale entre les deux pays et affirmé que cela s'apparentait finalement à pousser sur une porte déjà ouverte, car tout le monde était d'accord avec elle. La ministre n'a pas voulu discuter en détail des négociations sur l'Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA). Elle a souligné que le Sénat américain n'avait pas confirmé encore dans leurs fonctions les membres clés qui seront impliqués dans le dossier.


Chrystia Freeland a précisé avoir commencé à consulter le secteur des affaires au Canada, s'étant entretenue au cours des derniers jours avec des représentants des industries automobile et forestière.


Le président Donald Trump a régulièrement menacé d'imposer des droits de douane si les Etats-Unis jugent que des produits étrangers font une concurrence aux entreprises américaines. Pour cela, le président américain pourrait s'appuyer sur le Trade Act de 1974 pour imposer des droits de douane contre un pays si ses pratiques sont déraisonnables, ou de suspendre un accord commercial si celui-ci fait peser un fardeau économique sur les Etats-Unis.


De fait, Donald Trump a demandé au Mexique et au Canada de renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (Aléna) en vigueur depuis 1994 entre les trois pays du sous-continent. Mme Freeland, ancienne ministre du Commerce international, a gardé le dossier commercial avec les Etats-Unis dans ses attributions aux Affaires étrangères.


Les États-Unis sont le premier partenaire commercial du Canada avec environ trois quarts des exportations canadiennes. En 2016, le Canada a dégagé un excédent commercial de 32,7 milliards de dollars canadiens (23 mds d'euros), selon Statistique Canada.


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