La Caisse de dépôt investit gros dans Frank and Oak

Publié le 13/02/2018 à 07:01

La Caisse de dépôt investit gros dans Frank and Oak

Publié le 13/02/2018 à 07:01

Par Martin Jolicoeur

L'avenir de Frank and Oak repose sur deux choses. Le développement de sa plateforme technologique et de sa clientèle féminine. (Photo: Frank and Oak)

Profitant d’une nouvelle ronde de financement,  la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) s’offre une participation dans le capital de la société québécoise, Frank And Oak.


Précurseur dans la vente de vêtements par Internet au pays, le détaillant montréalais  profite ainsi de l’injection de 20M$, destinée notamment au développement de sa plateforme numérique. Il s’agit de sa troisième ronde de financement d’importance depuis sa fondation, il y a seulement six ans.


Cette dernière ronde a été menée par la Caisse de dépôt et placement du Québec. Discrète quant à la valeur de son investissement, sa contribution est évaluée, selon nos sources, à quelque 7,5M$. À cette somme, s’ajoute l’apport d’autres investisseurs institutionnels et privés, dont les plus importants sont Goodwater Capital et Investissement Québec, pour environ 2,5M$ chacun.


La part de la Caisse de dépôt dans le capital de Frank and Oak, comme celle d'ailleurs des autres partenaires financiers de l'entreprise, demeure à ce jour confidentielle.


Intelligence artificielle


Pas peu fier, Ethan Song, cofondateur et chef de la direction de Frank And Oak, a expliqué à LesAffaires.com que ces investissements permettront à l’entreprise «d'accélérer l’évolution de son expérience digitale (sic) et d’appuyer sa croissance en ligne en Amérique du Nord ainsi qu’ailleurs dans le monde».


Outre les États-Unis, que le détaillant cherche à conquérir tout en maximisant sa présence sur tout le territoire canadien, Frank and Oak prépare également des offensives «en Europe et en Australie», a confié M. Song.


Les deux cofondateurs de Frank & Oak, Ethan Song (à l'avant-plan) et Hicham Ratnani. (Photo: LesAffaires.com)


Par ailleurs, l’entreprise espère profiter de cette dernière injection de 20M$ pour faire un meilleur usage des dernières avancées en intelligence artificielle et ainsi améliorer l’expérience des utilisateurs.


«Nous croyons qu’à l’avenir, l’expérience de la clientèle en ligne en sera moins une de recherche (d’items ou d’articles) comme c’est souvent le cas actuellement, que de gestion des recommandations qui lui seront faites», résume le cofondateur.


Depuis sa fondation, la jeune Frank and Oak est parvenue à conclure trois rondes principales de financement. Une première, de 5M$US, a été conclue en 2012. Une deuxième, en 2014, de 15M$US. Et une troisième, annoncée aujourd’hui, de 20M$CA.


La croissance par le féminin 


En plus de sa plateforme numérique, la montréalaise exploite un total de 16 boutiques conventionnelles -sur rue et centre commerciaux- à travers le pays. Parallèlement à l’élargissement de son réseau de boutiques, l’entreprise a aussi développé au cours des dernières années une nouvelle offre entièrement dédiée à sa clientèle féminine. C'est de cette nouvelle initiative que vient actuellement le gros de sa croissance.


Alors que Frank and Oak ne s’adressait jusque là encore qu’aux hommes, le quart du trafic de sa plateforme web provenait de clientes. S'appuyant sur ce constat surprenant, l’entreprise a décidé en 2016 de développer une offre de vêtements et accessoires pour femmes. Aujourd'hui, non seulement le détaillant offre-t-il des produits pour femmes, mais il a aussi ouvert des boutiques leur étant spécifiquement dédiées.


Si les ventes d’articles pour homme demeurent aujourd’hui supérieures à celles des articles pour femmes, Ethan Song ne cache pas que le trafic de sa plateforme numérique transactionnelle est aujourd’hui constitué à 50% de clientèle féminine.


De la Senza à Frank and Oak


Le recrutement récent de Joanne Nemeroff au conseil d’administration de la jeune entreprise n’est pas étranger aux ambitions d'expansion du détaillant du côté de la mode féminine et sur les marchés internationaux.


Pour mémoire, c’est cette même Mme Nemerof qui dirigeait la chaîne québécoise La Senza avant que l’américaine Limited Brand (Victoria’s Secret) s’en porte acquéreur il y a plusieurs années. Au cours de sa carrière, cette doyenne de l’industrie du détail a aussi occupé des postes d’importance pour nombre de détaillants canadiens de premier plan, dont Aldo, Holt Renfrew Ogilvy et Reitmans.


Frank and Oak souligne aussi le recrutement d’un nouveau chef de la direction financière. Il s’agit d’Éric Simon, auparavant vice-président, finances et administration chez Fibrenoire. «Son esprit analytique et sa vision stratégique permettront à Frank And Oak d’optimiser ses opérations ainsi que d'accroître sa productivité et de poursuivre son expansion», soutient le communiqué de l’entreprise.


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